‹ Fragments sur les campagnes d'Italie et de HongrieChapitre 15 sur 38 · Je fus encore d'avant-postes à P · texte numérisé non relu

Je fus encore d'avant-postes à P

Fendant Tavant-^midi , m'étant malheureusement

mis à lire quelques-unes des mélodies de Moor, que je portais avec moi, j'en devins triste à l'extrême. Un bon dîner, qu'une cuisinière du village vint me préparer sur la puszta, fut la philosophie consolatrice à laquelle j'eus recours. Après le café ( car la bonne femme m'en fit, et du bon), je m'étendis de meilleure humeur sur la paille, et oubliant le passé parce qu'il est passé, et l'avenir parce qu'il est incertain ( est bien fou le soldat en guerre qui s'y fie) , je jouis de mon mieux du présent, en fumant une pipe turque.

12. — Nous étions tous impatients h l'extrême de commencer enfin les opérations ; car, jusqu'ici, noua avions toujours occupé la même ligne sans avancer d'un pas.

Nouvelle du choléra à Presbourg.

13. — M. D... et moi, nous fîmes du grog, et passâmes une soirée très-agréable.

14. — Avant-postes à A. — Vers midi nous eo-f tendîmes tout à coup une vive canonnade ; les Hoo* grois attaquaient le village voisin de W* , --*- à deux

lieues à notre gauche. J'y fus envoyé reconnaître, et je fus témoin de la perte et de la reprise de Tendroit. Le but des Hongrois avait été, sans doute, de reconnaître notre force ; ils atteignirent leur but en vieux soldats.

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