‹ Fragments sur les campagnes d'Italie et de HongrieChapitre 22 sur 38 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

The mess tent is fsH, âod tbe glasses are set And the gallant Coont tbomond is président jet Tbe vétéran arose, iike an nplifted lance Cryiof -Ck>oirade's a beilUi tothemraareliof France ! With bumpers and chrees, they baTe done as be baile For king Louis is loTed by tbe Irlsb brigade.

(Thê BêUte eoe ùf the brigade.)

Es irar bei einein Zapfer Im Weiehbild RoUerdam's, Da becberten £ie tapfer In Federbut und Wams. Sie ritten nacb YUssingen Und wollten zieben vor Tag Mit trinken nnd mit Singen Hait man aich leichtlich waeh.—

FaSILIGRATH.

Drink, drink, deeply drink, NoTer' fetl, and never think. —

•Intànt.

12. — Mocsa. — Vers le soir, au moment où, escadron par escadron, on allait à Tabreuvoir, et que la musique des cuirassiers jouait marches et polkas, étendus devant nos tentes, nous fumions nos pipes en pensant paisiblement au combat de la veille , quand nous entendîmes une détonation que chacun prit pour

nn coup de canon. — Qu'est-ce? qu'est-ce? — Une trompette, puis une autre, sonne l'alarme. Nous étions en train de seller, et cela fort à la h&te, quand la trompette sonna cette fois le dessellé. La cause étonnante, mais vraie, de l'alarme, c'est que les cuirassiers avaient enfoncé un tonneau de vin d^une façon si comique, que (Dieu sait combien de mille hommes nous étions) ! nous crûmes tous avoir entendu un coup de canon, et pourtant c'était un bruit qui nous était à tous plus ou moins familier.

13. — De. piquet dans une ferme près de Mocsa. — Nous apprîmes que le major W..., avec les trois escadrons que nous avions, le 9, envoyés en avant de nous, étaient entrés à Bude et à Pesth sans coup férir; que l'avant-garde russe était à Hatvon. — Deux déserteurs hongrois arrivèrent au camp, et dirent qu'il y avait dans Comorn neuf régiments de hussards.

14. — Toute l'armée s'avança en front vers Comorn, pour forcer les Hongrois, qu'on croyait sortis de la ville, de nous montrer la force de la garnison qui restait.

Pas un coup de fusil de toute la journée. Nous nous observions de part et d'autre. — Nous nous convainquîmes d'ailleurs que Georgey était parti avec son corps d'armée.

15. — Pour aller sur les traces de Georgey, nous partîmes pour Aranios , sur l'autre bord du Danube.

A peine arrivés au pont de bateaux, nous reçûmes l'ordre de retourner sur nos pas. Nous étions sur le point de partir, quand un bateau à vapeur arriva de Presbourg. — Nous nous jetâmes dessus, et le trouvant bien approvisionné, nous dînâmes : un dîner non moins bon qu'inattendu.

Quand nous revînmes à notre camp, nous le trouvâmes en cendres. Nous n'y avions pas de tentes de toile ; mais ici, comme partout où cela était possible, nous nous faisions de petites baraques, soit avec du feuillage, ou du jonc, soit avec du maïs, qui en Hongrie est, comme je l'ai dit, presque aussi haut qu'un homme à cheval.

Dieu sait quels Vandales avaient ravagé notre petite colonie et mis le feu à nos habitations! — Justement, je me promenais sur les débris de ma tente.

— Pauvre tente! Petite conmie elle était, quand deux ou trois camarades ensemble nous y fumions nos pipes en buvant notre café noir, et étendus sur nos couvertures, comme des Indiens rouges, nous redisions nos batailles, elle me paraissait vraiment riante et confortable, et plus d'une fois elle avait égayé la vaste étendue de la puszta sur laquelle nous campions.

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