‹ FragolettaChapitre 111 sur 152 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

jours la tôle des femmes. Mais, comment, nom d'une pipe, vous n'avez rien vu passer?

— Rien, dit le maître du logis, si ce n'esl un Irésjeunc homme arrivé avîinl-hier malin, à cinq heures, sur un cheval couvert d'écume. Il a deuiandé ici à acheter un cabriolet; il a vendu pour rien sa monture, une magnifîque bôle qui n'a que le défaut de boiter un peu pour le quart d'heure, et il est parti en poste comme le vent.

— Oh ! celui-là n'est pas le commandant de monsieur, dit la jeune femme en riant, et je le prends sous ma protection. C'est un amoureux, ou je ne m'y connais pas.

— ^ Tu l'y connais, dit le mari.

— Il a acheté ici une petite boîte de vétemens de femme, les a soigneusement mis dans sa voiture, et, d'ici à quinze jours, si vous entendez parler d'un enlèvement dans quelque château voisin, vous pouvez dire que c'est i\ Nemours qu'aura été fournie la robe de noce. Était-il pressé, ardent et inquiet, ce gentil petit voyageur!

— C'est bieu^ dit le mari. Va voir un peu dans notre chambre haute si tu n'aperçois pas venir le courrier de la maHe.

— ËU! laisse-moi donc savoir û tout est fini avec Barras et les pourris du directoire.

— Me donnerez-vous pour ça, dit Bernard, le meilleur bidet de l'écurie?

— Foi d'Épicharis, dit la fringante souveraine de la poste aux chevaux. Publicola, va-t'en chercher Pitt et Cobourg; monsieur choisira.

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