II
m FRAGOLBTTA.
rions aolrefois ensemble sous les orangers de Sorrente. Baissez donc des yeux qui expriment encore des espérances et Tivresse d'un bonheur inconnu ici.
— Se pourrait- il qu^on se revtt sans se retrouver sur cette terre?
— Où ne sont plus les mêmes pensées, dii-^e, le môme être n'existe plut. PcNtr mm, je ne suis plus qu'à peine un souvenir de ce que vous avez cm connaître, un portrait demi^effacé de la pupille de Lillo. Mais ne rappelons pas des temps d'innocence : ignorer composa toute ma vie; connaître est déjà un enfer, et pour m'affranchîr de celui-là, je commence à dépouiller Tàme humaine. Tespére que je n'en aurai bientôt ni les regrets , ni les peines , ni Tapparenée , ni le souffle.
-rr- Et votre existence est toujours la mienne , dit d'Hauteville; vous disposez encore de deux âmes À la fois.
-^ Allons doBCi r- dit en souriant la jeune solitaire, dont il erut remarquer la pâleur à travers son voile. -T- Essayez de vous souvenir en quel lieu nous sommes. Le né^nt est plus facile à comprendre et à expliquer que cette vie. Voulez -vous regretter la mobile affection d'un être bizarre? Yiendrîez-vous dans ce pays des fables, ajouta-t-elle , chercher, comme Orphée, une ombre? Peut-être marcheraitelle avec quelque préférence sur vos pas ; mais un seul regard la ferait aussi évanouir.
— Cessez; ne vous effbreez plus de me tromper : vous n'avez point prononcé de vœux encore, je le sais.
— A leurs autds peut-être, devant leur Dieu, que