‹ FragolettaChapitre 41 sur 152 · CHAPITRE VI. I4t · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. I4t

LéoDa pût être en ces lieux? Étrange poutoir qui montre partout une seule image! Étonnez*vous d'entendre une voix humaine dans le concert des oiseaux du soir y de respirer un souffle au milieu de Fhaleine des fleurs ! Le matelDt perdu croit bien revoir encore ce qu'il aime à travers les récifs du naufrage , et le

réprouvé qui sait! au-dessus de Tablme de feu

qui toomote

Quand Mastrillo reporta ses yeux sur l'objet qui Pavait firappé sous la lueur de cette torche et dans le moment même du danger de tous, il ne retrouva rien qui confirmât ses soupçons. Une seule femme, abritée derrière un pilier de la basilique, parvint à échapper à sa recherche ^ et dés qu'il se crut seul devant les généraux :

— Oui, je demande qu'on épargne le sang. Je comprends tout comme un autre là satisfaction de sabrer tant que dure TafTaire; mais tuer après, sans colère, ne convient qu'aux bouchers.

Et il regarda en prononçant ces mots Mammoné, qui ne baissa nullement les yeux.

— Votre altesse a raison, dit don Juan ; d'ailleurs ces hommes qu'on tue appartiennent peut-être à quelqu^un.

— Et puis, ajouta Garofolo, qui peut rien refuser au désir de son altesse ? Elle vient de nous sauver la vie à tous.

— Je demandais la même trêve au même moment, dit le cardinal. Délivrons cette pauvre ville de la présence des troupes : elle a assez payé Terreur de ses transports républicains. Qu'il soit envoyé un par-

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lementaire à Naples afin de faire oo&nattre à ces autres fous combien leur cause est désespérée » et ensuite marchons afin de seconder les négociations, car pour signer de pareils actes, la meilleure plume que je connaisse est une balona^tte.

— Le parlementaire est tout trouvé, dit Mastrillo ; au lieu d'exposer à faire pendre un des nôtres , envoyons à Naples un Français. Il s'en trouve trois ou quatre parmi les prisonniers , et je vous recommanderai un brave s'il veut consentir à porter vos paroles. Sergent, allez chercher à mon logement rofficier français.

Le sergent qui obéit à cet ordre revint au bout de quelques minutes; mais quand Mammoné vit entrer un officier qui avait un bras en écharpe et portait des épaulettes de major :

— Doucement , doucement , dit-*il , celui-là est mon prisonnier.

— Il ne l'est plus, je l'ai délivré.

— Mêle-toi de tes affaires , effronté, et songe plutôt à me répondre tout à l'heure qu'à tirer deux moutures d'un mauvais sac.

— Quel est cet homme P demanda en souriant Mastrillo.

— Un pèlerin qui n'est pas aujourd'hui seigle et demain froment, répondit-il lui-même. Si l'un de nous est honoré des bonnes grâces du roi, qu'il le fasse voir. En disant cela Mammoné chercha dans sa poche quelque chose qu'il ne trouva pas sans difficulté. Il en fit d'abord sortir une espèce de tasse attachée au bout d'une chaîne d'argent» et comme il

vit 411e eel «Hei inspiraii de la cuHaiilà »m ups et de l'horreur ^Qx autres ;

— Ceci est la moitié d'un crâne de jacobin ^ dît^il| c'est là Gû J'ai eoutmne de me rafratehir. Mais voilà raflaire.

Et il déploya enfin une lettre enveloppée de deux ou trois papiers gris. Maslrillo en parcourut des yeux les premiers et les derniers caractères et la laissa tomber avec dégoût après avoir reconnu que les derniers mots formaient bien authentiquement : c( Ferdinand de Sicile , » et les premiers : a Mon général et mon ami ! »

— Je ne reconnais point cette écriture : le titre est falsifié.

— Il est vrai comme le duc de Calabre n'est pas ici.

— Je ne m'abaisserai point à répondre aux soupçons d'un rustre, dit Mastrilio, qui cherchait les yeux du cardinal et s'apercevait avec dépit que depuis un quart d'heure il le laissait dans l'embarras. Mais comme ces doutes pourraient passer en d'autres esprits, exercer ailleurs une funeste influence, et que je ne puis pourtant pas être juge dans ma propre cause, voici notre cousin le cardinal Fabrice Ruffo. En sa qualité de prince et de soutien de l'Eglise romaine^ il va déclarer solennellement si je ne suis pas celui pour lequel il me tient.

Le généralissime fît un mouvement singulier et comme s'il voulait s'en défendre.

— Allez chercher le livre des saints Évangiles ^ qu'il soit déposé ici, sur l'autel même , et devienne le ga** rant du serment qui va être fait en ma faveur.

ii4 FtiàédtEîfA.

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dit, on a tu des ressemblances il se peut que Ion

altesse

— • Allez , répéta encore le prince , et apportez de^ yant son éminence le livre de foi et de vérité.

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