‹ FragolettaChapitre 48 sur 152 · CHAPITRE Vin. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin. m

—Ne Ta pas là-bas, puisque tu Ces fait couper la queue à tes risques et périls -^ tu sais bien que les tètes noires

— Regarde avant de parler. Farine complète, et le catogan tient à la veste. Quand je te dis quUl n'y a plus de risques! Qui est-ce qui a disputé le passage deMarigliano? Quiest*cequi se battait encore hier à la tour de TAnnonciade? Les patriotes d'AIta*Mura et de Monleléoné. Galabrois contre Calabrois, .les doubles diables ! Mais, du reste, tout ce qui n^est pas à cette heure derrière les ponts-levis et les pierres de taille ne dira plus Ouf! que pour aller en purgatoire.

— Tu as peut-être raison, et d'ailleurs ceux*ci sont les plus forts. Yive notre sainte religion ! Attends que J'aille prendre mon chapeau.

— Et la cocarde?

— Elle y est. Je veux voir en même temps la procession de saint Antoine 9 puisque c'est à présent le patron de la ville et qu'il a été nommé généralissime des troupes.

— Saint Janvier est donc cassé aux gages tout à fait?

— Et n'a-t41 pas càponné avec les Français ! C'est comme ce méchant Yésuve, qui jette son bouquet de flammes pour leur entrée : encore un fameux jacobin, celui-là !

Et le lazzarone montra son derrière au volcan.

—r J'aurais mieux aimé saint Thomas pour patron de la ville. Marche donc un peu !

—Il n'avait qu'à faire découvrir la conspiration des lacets le jour de sa fète«^

^ Ah ! ê^ mû^ qu'on a trotitééd «hefi le Ibbtidier de ta me des Anguilles, o'ètaitdonece JouHàla Saint- Antoine? Tu m'en diras tant ! Mais ces cordes étalent peut-être des eordes tout naturellement. . . « .

-^ Oui > pour museler et abattre le peuple ^ e'ett prouYé.

•^ Tiens , tiens , qu*est-ee que o^est que ee grand Vdu là^bas? On dirait qu'il est sur le Marché- Neuf.

-^ Je ne sais pas , mais ça sent furieusement fort.

*— Si c'étaient des chrétiens qu'on brûle?

-— Ma foi 1 j'ai déjà vu pendre bien souvent, mais je n'ai pas encore vu brûler. Marche donb un peu plus vile!

— Regarde, regarde, une femme nue qu*îls promènent ; deux femmes nues ! trois femmes nues î

«— La seconde n'est pas mal ; elle est plus blanche que la tienne , celle-là ; mais Je la connais , par saint Antoine ! c'est la duchesse de Popoli I

— La malheureuse !

-* Voilà ce que c'est que de quêter pour la république !

— Oh! Dieu sort loué! Toilà un théatin qui lui a lire un coup de fusil dans le dos , elle ne souffrira

, plus : la brave homme !

— Es-tu poule mouillée donc, toi!

Cinq ou six coups de canon à mitraille nettoyèrent en ce moment ce large quai qu^on appelle la rue Neuve, et Mammoné, qui présidait non loin de là une espèce de cour martiale entre Sciarpaet Angiolino, escortés de leurs aides de camp, vint y établir plus Ubromeot

GiiM»iTiai vitt* m

«on triboDat^Il va p^ler apr^ Itrouleneol de tous ses tambours. Écoutez-le.

— Qui es-tu, toi, bon vieux?

— L'archevêque de Naple»«

— C'est loi qui nous excommuniais? Escofiez-le«

— Grâce pour un vieillard !

— Demande cela à Dieu ^ moi, je ne peux pas,

r— Ce Dieu, qui vous jugera, mon fils, recommande Toubli des injures, il veut qu'on pardonne ^ sci ennemis.

— Oui-dà! et pardonne-t-il aux siens, Ion Dieu î^ Va voir Satan.

Et Capecé Zurlo fut poussé sur trois balpnnettes plantées en terre; il y resta jusqu'à ce que son sang fût épuisé.

Le fort de Yiviéna, qui s'était rendu depuis deux heures, sautait alors avec d'horribles détonations. Les élèves de l'école de médeciDO, qui l'avaient défendu , voyant leurs conditions violées , venaient de mourir pêle-mêle avec leurs vainqueurs.

On redoubla de massacres dans les rues, Sous le porche des églises, sur l'escalier des maisons entr'ouvertes , partout des cadavres ! On précipitait du haut des toits les victimes , comme pour venger à l'instant même une si héroïque résistance.

Un homme descendit brusquement de cheval au milieu des vainqueurs et s'en sépara ; il entra dans le palais Moliterno en se couvrant la facç de ses deux mains , comme s'il craignait de voir par quels actes on commençait à restaurer la royauté et la foi, Mas** (rillo, qui le suivait, crut reconnaître le eardioal. §

Oétottrnoni comme eux nos reganto ters un autre côté du tableau.

— - Messieurs , vous êtes informes de tout ce qui se passe : celle forteresse que nous défendons a encore des approyisionnemens pour dix jours; mais les femmes , les enfans , les vieillards à qui nous avons donné asile rendent notre position périlleuse.

— Une sortie!

— Qu'attendons-nous ?

— Aux armes !

— Faites ouvrir les portes.

— Marchons !

— Jeunes gens , Jeunes gens , le courage et Ta pru* dence peuvent aller de compagnie. Soyons plus pressés de triompher que de mourir. '

L'officier, déjà avancé en âge, qui parlait ainsi était Menthoné, ministre de la guerre pendant les courts instans de la république et aujourd'hui commandant en chef du château de TOEuf. A une calme et profonde valeur il ne joignait qu'un défaut, celui de n'estimer pas assez les ressources de ses adversaires et de s'endormir dans la sécurité. H poursuivit :

— Formez le cercle des officiers , je vais vous lire une lettre du comte Hector Caraffa, reçue ce malin même. Je crois son avis profitable, bien qu'en vérité il soit donné avec une légèreté hors de saison :

« Mon cher camarade, s'il est vrai, comme dit un proverbe de nos lazzaroni , que quand Dieu s'ennuie

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des iriabira du eiel, il ouvre uue feoètre du paradis pour regarder sa belle ville de Naples , essayons de lui donner ce soir un spectacle nouveau, celui d^un combat nocturne par ejcemple. Yous pouvez juger que les batteries de Ruffo, établies, l'une à Pausilippe contre votre excellence, Taulre dans la rue de Tolède contre Saint-Ferdinand , et la troisième à Vlmmacolaia contre le commandant indigne du Château-Neuf, votre très*humble et très-obéissant serviteur, nous placent, vous , Schipani et moi , dans une position assez impertinente. Si les garnisons de ces trois forts se' réunissaient pour faire taire les instrumens du cardinal et éclaircir un peu ses ouailles ? Qu'en pensezvous ? J'espère, avec quelque conûance, que ce sera votre avis, parce que Je viens de soumettre ma pensée à Schipani , qui est déjà prêt à seconder ce mouvement. Si vous l'approuvez , mon cher maître, une fusée tirée au moment de V^ngelus voudra dire qu'à onze heures cinquante minutes vous comptez ^ trouver vos amis à la pointe de Kiaïa, comme vos amis comptent sur vous. Tâchons que cette messe de minuit soit digne d'un cardinal. »

Un vif mouvement de joie se manifesta dans toute l'assemblée -, mais Menlhoné, reprenant sa grave con-r tenance, lit plusieurs questions aux principaux assistans:

—Que pensez- vous du projet , Spanô?

>— Je pense, excellence, que Caracciolo, réveillé par la fusillade, ne peut manquer d'appuyer nos eiïorts en approchant ses chaloupes canonnières, et s'il prend l'ennemi en flanc , il décidera la victoire.

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174 FRAGOLBTTA.

On aiteiid aussi la flotte françatoe, le moment est

favorable.

~ Est-ce voire avis, M. le mojor d'Hatiteville?

— Ne danandez pas, général, TaTis d'un homme désespéré, dit le jeune Français. Pendant mon ab* sence , mon régiment est parti sans moi. Je suis seul ici, sans certitude de mourir même honorablement ^ mais si vous vous battez ce soir, ne m'oubliez pas!

— Votre compatriote Méjean,qui commande Saint- Elme, se réunirait-il à nous si nous le faisions prévenir?

— Je n'en crois rien. Ce n'est pas parce que le cher de brigade M éjean a refusé de me recevoir à Saint-ÈIme et qu'il m'oblige à me réfugier sous d'autres drapeaux que les miens , mais je n'estime pas cet homme : il se rendra, s'il le peut, sans combattre. Quant «^ la flotte de Latouehe-Tréville , elle est rentrée à Toulon depuis trois semaines \ les Anglais ne tarderont pas & le savoir. Mais il vous reste néanmoins de bien belles chances!

Ces derniers mots, échappés à d'Hauteville comme malgré lui, ranimèrent, exaltèrent de nouveau l'enthousiasme napolitain. On se prépara à faire une vigoureuse sortie, et le jour parut s'écouler lentement au gré de tous ces jeunes officiers.

— Général, n'est-il pas Theure ? disaient la plupart d'entre eux depuis la chute du jour.

Menthoné, pour toute réponse, regardaitfroidement sa montre, et enfin à onze heures quaranle-cinq minutes il fit baisser le pont-levis. On descendit en silence.

Une masse noire et immobile fut bientôt aperçue à trente pas du quai de Kiaïa. Deux hommes se déta«

ch^otdeg deux iroupes ei les wm de MiDllK»A

et de Caraffa 8'écbangérent entre les vedeUeif

—Comprenez-vous, monsieur le comte, comment Schipani est ainsi en retard? dit le ministre.

— Tant pis pour lui, répondit Garaflà , attaquons l Mais un nouveau corps déboucha au mdme instant

par le coin du largo deF Castello et parut indàei« dans sa marche.

•^ Ce sont nos amis , reprit Garaib.

— Attendons, dit Menthoné.

Presque aussitôt une décharge partie de cette troupe fait reculer les premiers rangs de Garaffa.

— Nous scmunes découverts? tant mieux , 's'éerin tout haut le jeune comte, tant mieux I En avant, mes amisi c'est ici notre dernier jour de fortune} c'est ici qu'il faut vaincre ou périr !

L'engagement dura vingt minutes : déjà il avail coûté la vie à plus d'un brave , et entre autres 4 Spanù, qui fut heureux peut-être de trouver là une mort glorieuse, lorsque « abordant enfin à la baloo^ nette, les soldats de Sebipani reconnurent leurs ca«f marades. Au lieu d'assaillir les troupes de Ruffo, les répuUicains s'étaient battus entre eux. Ce contretemps, tout désastreux qu'il était, servit plutôt à enflammer qu'à refroidir l'élan du soldat. On se précipita de concert sur les bandes royales.

Ruffo, déjà revenu de sa première surprise, dé« ploya l'adresse et le sang-froid d'un habile homme. Mais ses batteries du Pausilippe furent successive-* ment enclouées. Le terrain se couvrit de morts ^ il fut disputé, pris , repris, abreuvé de sang jusqu'au

I7S PftAGOLETTA.^

lever do joar. Alors chaque armée regagna prudetn* ment ses quartiers avec quelque bftte , afin de cacher le mal qu'elle avait souffert.

La garnison de Saint-Ferdinand était écrasée; celle du Ghâteau-Neuf avait épuisé sa poudre, et Men- Ihoné calcula avec effroi les conséquences d'un combat si terrible et si inutile , car l'avantage paraissait incertain.

Auffo de son côté fut frappé de tant d'audace et accablé de ses perles immenses. Il assembla rapidement un conseil de guerre; les alliés furent appelés , et làil déclara avec franchise queNaples ne lui semblait plus tenable. On agita cet avis, qui finit par être unanimement adopté, et on organisa la retraite. Les Russes s'engagèrent à reprendre position à Pescara, les Albanais à Salerne, et le cardinal désigna Nola pour son quartier général. En deux heures tout fut résolu, tout fut disposé. Le souvenir d'un tel combat dans les ténèbres ou plutôt d'un tel massacre, qui rappelait la fureur des peuplades sauvages, l'acte du désespoir qui avait fait sauter le fort de Yiviéna, tout ne présageait plus au vainqueur que des revers.

— Si nous essayions à capituler ? disaieùt pendant ce temps et à voix basse quelques soldats des forts républicains.

— £h ! mes braves amis, ils ne le voudraient pas si vous le demandiez, répondaient leurs chefs.

Ruffo cependant, qui jugeait que rien n'est à négliger à la guerre et qu'une négociation peut venir quelquefois au secours de la force, ne voulut pas dissoudre le conseil, sans faire prendre au général

QHAPITRfi VIIL tn

rittse, à rémir albanais et tu eommodore britannique reugagement de confirmer la démarche quUl allait hasarder. Tous joignirent volontiers leurs noms au sien, et pendant que la voiture du cardinal s'attelait déjà pour lui dans la rue de Tolède, qu'une centaine de Galabrois fidèles montaient déjà à cheval pour lui servir d'escorte, il envoya un parlementaire au château de rOEuf.

Mastrillo, les yeux bandés, remit celte dépêche à Mrathoné. C'était au moment où, entourés de femmes, de vieillards et d'enfans dont l'avenir les consternait , lui et ses braves amis ne savaient à quels projets s'arrêter.

Quelle subite récompense de tant de courage et-de sang versé ! La lettre contenait ces paroles :

<( Nous sommes prêts à écouter sur-le-champ les propositions que les assiégés auraient à nous faire. )>

— Que personne n'entre dans cette salle de bains excepté lady Hamilton. Yous entendez, duchesse?

**- Madame sera obéie.

— Et pourquoi soupirez-vous ?

— Hélas! madame, celte belle Anglaise a donc toujours seule votre confiance? Nous n'osons pas même, nous autres, vous demander des nouvelles de Naples.

— Elles sont fort mauvaises. Mais je compte toujours sur vos services. Si vous avez des parcns rebelles et entaches des exécrables principes français, ce n'est peut-être pas votre faute. Allez.

CmÀim ettaya "d'adcMieîr le regard d» sea jmx iNTuns, retira de la baignoire on braa dont elle était toujours fièreet le tendit vers. la duchesse, qui se bftta de le baiser et de sortir.

Le mystérieux réduit où s'enferme Caroline est inaccessible à presque tous les yeux au fond de la royale demeure de Palerme. C'est un salon de forme ronde, revêtu de marbre blanc. Le jour est versé d'en haiit à travers des glaces .dépolies qui, sur la facile pression d'un ressort, s'ouvriraient pour laisser voir le ciel si bleu de la Sicile, pénétrer un rayon du soleil ou descendre la fraîcheur du soir. Yiogt peaax de tigres bigarrés recouvrent toute la mosaïque du pavé précieux à la place où la baigneuse est un moment forcée de poser ses pieds nus. La corniche dorée, soutenue par douze pilastres, imite la forme comme la légèreté des corbeilles, et des fleurs naturelles posées dans leurs vases, autour de ce couronnement circulaire, laissent tomber et jouer leurs festons inégaux. Mais Caroline est loin d'être charmée du voluptueux aspect de ce lieu et enivrée do l'esprit des roses ou des tubéreuses de Catane. Elle reprend avec un geste de colère quelques lettres, déjà ouvertes , déposées près d'elle sur un appui de porphyre, et parcourt de nouveau un papier revêtu de plusieurs signatures. L'attention ou la patience lui manque *, le papier tombe, il flotte sur l'eau, il en est déjà imprégné.

— On peut entrer, n'est-ce pas ?

— Qui?

— Une sincère amie -^ a sincère friend — dit çn

«ttflitti fo Voix éouee et pénétrait Oam personne qui soulevait ea même temps la portière de velouts Um cadiaai la porte d'entrée,

— ,0h! oui. Venez ^ ma bonne Emma; fai iàaa becoiii de tous et de vos chères consolations.

— Félicilations , tout dire yotre majesté. Que ssanque-t^il â vos triomj^s ! Voilà donc les Français au deié de Rome, et Naples ouvre ses portes, et ce vieux galantinde ordinal qui est maître de toutes les forteresses. Et yotre p^^e, qui vous attend, qui TOUS désire, qpii est affamé de vous voir, qui va s'^^ivrerde votre retoar. Oh! lesbell^ fêtes qu'ils vont iMMis donner ! Dites un peu , souveraine des cœifl*s, commanderons-nous ici nos parures , ou «i BOUS enverrons des ordres là-bas? Là-bas on fait bien mieux les robes de bal^ et ils ont de Paris te journal des modes. Mais vous ne savez pas, madame? J'avais remarqué, il y a six semaines, qu'il manquait à ramirâl des instructions particulières de son gouvernement sur le cas d'une entrée de vive force*: nous avons expédié un aviso^ et j'en ai profité poaT faire venir de Londres une caisse de souliers eharmans. Il y en a de bleus à petits talons, il y en a de .cette couleur d'insectes qu'on appelle hâtes à bon Dieu : tout cela est capricieux , coquet , cliatoyant, nouveau. Vous verrez, vous choisirez.

— Enfant! l'amour et la parure t'occupent seuls ^ ils te vont si bien ! Mais si tu savais que de choses graves j'ai aussi à le confier... Tiens, chérie, sais-tu? tu devrais mettre le verrou et te baigner un peu avec moi.

180 FBAGOLËITA.

-«• Oh ! non pas ! Tenez, j'ai de |)eUt8 boutons sur rêpaule, cl il en pourrait sortir davantage.

— Au contraire. Ton docteur sicilien n*est qu^un ène : il aurait dû l'ordonner le bain.

— Il n'y avait pourtant, madame, que ce pauvre Cèrillo qui nous soignât à merveille.

— Oui, c'est vrai. Il s'est fait conseiller d'État de la république, et «'il tombe en notre pouvoir, Je lui prescrirai h mon tour un régime

— Permettez au moins que j'appelle vos femmes ^ j'ai à défaire tant de nœuds, de lacets, de cordons...

— De cordages, dit la reine, qu^un amiral seul pourrait s'y reconnaître. Approche ; je serai ta femme de chambre pour aujourd'hui... Mon Dieu, les Jolies épaules l Et où avez-vous pris, lady, une peau si veioutée» si douce?

-. Vous ferez donc pendre Cèrillo , Caroline ? Voyez- vous maintenant les boutons ?

— - Et il l'aura bien mérité. Il y en a, ma foî, deui, et sous le pli que le corset fait faire à la chair. C'est fort inquiétant.

Qu'il faut que vous soyez bonne, madame, pour permettre que je partage ainsi ;

— Tais-toi ! tu m'éblouis à voir. Lis et roses , formes créées pour être le désespoir des arts et le bonheur de l'amour. Je ne te soupçonnais pas la moitié aussi belle que tu l'es. Ah l mon pauvre lord Nelson, si vous aviez quelque chose à refuser à tant de trésors, vous ne seriez certainement pas mon héros.

Lady Hamiiton rougit et sourit.

— Mais qu'est-ce que c'est, dit-elle , que ces dé«

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