‹ Fragoletta, Nouv. édChapitre 172 sur 226 · IH FRAGOLETTA · texte numérisé non relu

IH FRAGOLETTA

dans celle soirée obsédé Eugénie de sa conversalion mysiérieuse, s'approcha du direcleur.

— Un vrai sauvage de l'Aveyron , lui dit-il î mais elle a les bras rouges et la parole bien brève : ce n'est pas le Pérou.

— Animal ! elle est ravissante.

— Une fois, deux fois, dix fois, que résolvez-vous.^ recommença Chapsal.

— Il ne vous répondra seulement pas, dit madame T

— Pardonnez-moi, dit le Marseillais en bâillant. Voici l'état de la question , messieurs : il faudrait choisir entre les terroristes, les émigrés, les Anglais et le parti des baïonnettes, n'est-ce pas? Eh bien, la Yendée, qui mérite seule d'être comptée parmi les ressources des princes , a déjà baissé la tète sous le sabre de Hoche.

— Mais les émigrés, dit M. de Neuville, les émigrés, qui se rassemblent de toutes parts, en Angleterre, en Russie... et que le ministère de Pitt est tout prêt à seconder.

— Les émigrés sont populaires en France comme les Prussiens. Ils ont combattu ensemble et ils ne font plus qu'une môme nation assez collectivement détestée. Pour faire comprendre dans notre pays que vos gentilshommes doivent commander et que le chef de l'État ayant élé en péril, ce sont ceux de ses serviteurs qui se sont sauvés le plus loin qui ont montré le plus de courage et de fidélité, il faudrait appuyer le raisonnement par douze cent mille lances de Cosaques, tout au moins ! M. Pitt, qui vous favorise , dites- vous , me

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