‹ Fragoletta, Nouv. édChapitre 194 sur 226 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

vogue-, il loiirnait ses espérances lanlôl du côlé de la France, tanlôl du côlé de la Sardaigne, et selon les dernières illusions qu'il était parvenu à se faire, il était républicain ou royaliste. Mais i! était toujours barbier et de plus grefiier do juge, faute d'un sujet qui sût lire aussi couraminent que lui.

— Je les sais, les nouvelles, dit-il. On a parlé du général Bonaparte, n'est-ce pas, pour entrer au directoire? il n'a pasTàge-, la constitution le lui défend, et il n'entrera nulle part.

— Mais, répliqua modestement quelqu'un, si cependant il était entré dans les conseils bon gré mal gré et qu'on l'eût reconnu pour chef?

— Laissez donc! Et les représentans , s'il vous plaît, ne sont-ils pas là ? Je les connais, moi • je les ai vus. Pas un n'eût bougé dans sa toge ! Ils se seraient fait tuer tous et sans exception, comme les anciens Romains sur leurs fauteuils.

— A la bonne heure, dit Bernard! le courrier partira quand il voudra^ moi je reste ici, vous m'amusez, vous autres.

— Vous faites-vous accompagner par les gendarmes aujourd'hui, monsieur le courrier? demanda Marion ; il faudrait alors avertir ces messieurs etl es faire rafraîchir.

— Ils ne seront pas ici pour aujourd'hui , dit une petite fille nommée Margueretle, qui se crut ensuite obligée de rougir.

— Ne me parlez pas de vos soldats de Sardaigne, dit le courrier. Ils ne sont pas de vos montagnes, ceux-là, et on peut dire sa façon depenser.Ils portent

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