CHAPITRE Mil
de rébellion et de sacrilège. Un comte Hector Caraffa, et rinsolent qui s'est fait ministre de la guerre, et un vieux et grossier loup de mer appelé Caracciolo.
— Caraffa! Comment, ils ont pardonné à Caraffa? ce fat qui, avec ses habits à la française
— A refusé de danser avec loi au dernier quadrille de la cour, lui-môme. Et Caracciolo, t'en souvient-il.^ Le vois-tu, avec sa pruderie dédaigneuse, quand il vint prendre sa fille parla main et la conduire à une autre place du cercle, loin de celle où tu élais venue l'asseoir et lui parler?
— J'écrirai ce soir à Nelson. Je ne comprends pas en effet comment on a cru pouvoir se passer du consentement des chefs. Je ne suis certainement pas vindicative mais
— C'est toi, ma bicn-aimée, qui replaceras la couronne sur ma lêtel Que ne puis-je t'en donner une part dès qu'elle sera digne d'êlre offerte I Oh! que lu serais un plus aimable compagnon que don Fernand ! Tiens, je voudrais voir régner deux femmes : combien j'aimerais mieux te sentir qu'un autre à mes côtés! jaimerais à poser le sceptre sur les beaux genoux que voilà. Baise -moi. Tes caresses sont douces comme une espérance. Heureux l'amant que j'envie moi-même I Pose un peu ta tête sur mon épaule^ dormons, veux-tu?
Après quelques inslans on enlendit un bruit léger vers une fenêtre fermée, mais qui pouvait s'ouvrir sur les jardins, et qui était alors défendue contre l'éclat du jour par un double rideau de mousseline et de soie. Emma, qui ne dormait pas et qui tressaillait,