‹ FragonardChapitre 8 sur 23 · I. E. cl J. de Concourt, VArt du XVIIb siècle, p. 3Go · texte numérisé non relu

I. E. cl J. de Concourt, VArt du XVIIb siècle, p. 3Go

LE CHIFFRE D AMOl'R.

(îravurc Je \. do Launay, d'aprcs le tableau de Fragonard.

ouvrages furent payés 1,200 livres, versées entre les rnains de Drouais. A une nouvelle commande sont relatifs deux autres versements, chacun de 1,200 livres, dont la trace a pareillement subsiste. Fragonard fit aussi, à destination de Louveciennes, des panneaux qui, pour une raison demeurée mystérieuse, ne furent pas mis en place, et qui se trouvent aujourd'hui dans sa ville natale, à Grasse.

Ces peintures allégoriques d'assez grandes dimensions sont au nombre de cinq ' ; la dernière ne faisait point partie delà série primitive. Plus sommaires d'exécution que les œuvres moins amples du maître, elles constituent à quelques égards son ouvrage le plus important. M. Marcellin Desboutin les a gravées.

Mentionnons encore, en laissant de côté les attributions suspectes, les dessus de porte : Amours endormis et Amours joueurs, propriété de Sir Richard Wallace.

En ce qui concerne les compositions du château de Saint-Vincent, la question est assez obscure. Fort élégantes, mais appartenant à un ordre d'idées que n'a jamais abordé notre peintre, elles représentent les Religions : la Religion chrétienney la Religion asiatique, la Religion Afrique, la Religion d'Amérique.

Une telle conception, qu'elle émane ou non de Fragonard, porte bien le sceau de l'époque, et nous remémore la coupe et la structure de certains poèmes mis en musique par les Campra et les Rameau.

I. Voir la description de M. Lagrange : Galette des Beaux-Arts, du i""" août 1867. Cf. le remarquable commentaire exe'gétique de M. le baron Roger Portalis, Honoré Fragonard, sa vie et son œuvre, p. 98 et suivantes.

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