‹ Français & Allemands (volume 2)Chapitre 3 sur 59 · POSITIONS FRANÇAISES AVANT LA BATAILLE · texte numérisé non relu

POSITIONS FRANÇAISES AVANT LA BATAILLE

Dirision de Forton. — B. Division de Valabràgue. — 0. Brigade Mangin (2* dfvîsion, 2* oorpa).— D. Brigade Faavart-Bastoul Çf division, 2" corps). - E. Brigade Valaaé {!'• diviaion, 8» corps). — F. Brigade Jolivet (l»« division, 2« corps). — G. Brigade m xte Lapasset. — H. Parc des voitures. — I. Grand'gardea. — J. Division Levassor-Sorval (0* corps). — K. Division Lafont de ViUiers(6* coips). — L. Division Tîxier.

à notre gauche dans la direction qui va de Tronville aux bois qui s'étendent vers le sud-est.

Devant ce redoutable déploiement de forces, le capitaine Capdeville, du 12* dragons, après avoir rallié ses hommes dispersés en tirailleurs, évacue la ferme de Flavigny et se replie au galop sur son régiment.

Soudain, tout au bout de l'horizon, un nuage bleuâtre s'élève en

S élargissant. Presque au même instant, un coup de canon résonne, puis deux, puis cent, et cela ne cesse plus jusqu'à neuf heures du soir.

Il est neuf et demie du matin.

Beaucoup d'hommes sont à ce moment aux distribuions de vivres ou occupés à conduire les chevaux à Vionville pour les faire boire. Il ne se trouve dans ce village qu'un petit nombre d'auges, Teau est rare et on ramène péniblement dans ces récipients au moyen de naauvaises pompes. La confusion et Tencombrenient sont donc extraordinaires dans Vionville, lorsque les chevaux des deux divisions de Valabrègue et de Forton avec ceux de leurs batteries à cheval sont amenés en désordre à Tabreuvoir.

Aussitôt après le premier coup de canon, une grêle d'obus s'abat sur les bivouacs de ces divisions, principalement sur celui de la brigade de dragons du prince Murât.

Officiers et soldats étaient occupés à prendre le repas du matin.

A ces détonations inattendues, la confusion et le désordre deviennent inexprimables.

Le premier obus ennemi est tombé au milieu de voitures de transport de l'artillerie de réserve du 2* corps, voitures du train auxiliaire, fiui disparaissent toutes comme par enchantement, prenant la route do Uézonville dans la direction de Metz.

A ce moment, les bagages de la division de Forton, concentrés le 15 au ban Saint-Martin et retenus en arrière, viennent seulement d'arriver à Vionville, encombrant en partie la grande rue du village et la route de Rézonville.

Bientôt le sifflement sinistre des obus enveloppe tout Vionville. Le fracas des portes et des fenêtres qui se ferment de tous côtés, les lamentations des hommes, les cris et les pleurs des femmes et des enfants, se mêlent au tonnerre des batteries et au bruit strident dos projectiles.

Quelques obus tombent dans les bagages de la division de Forton, J)risent des voitures et occasionnent parmi les conducteurs, la plupart civils, une véritable panique. Ces hommes, fous de terreur, coupent les traits de leurs chevaux et s'enfuient, laissant tout à l'abandon. Au même instant, les voituriers auxiliaires des autres divisions, également efifrayés de toute cette canonnade, lâchent la bride de leurs attelages et regagnent en toute hâte les abords du village de Gravelotte.

En un clin d'œil, la grand'route et les terrains environnants sont envahis par une multitude de fuyards, de chevaux, de voitures, cava-

Dragons du l** régiment an arant de Vionville.

Hers, convoyeurs, gendarmes, etc. Cette cohue entraîne dans sa course folle un certain nombre de dragons de la division de Forton, quelques chevaux d'artillerie, et galope en désordre jusqu'à la maison de poste de Rézonville et même à Gravelotte.

La bataille est commencée et cette fois encore nous sommes surpris, malgré la reconnaissance poussée la veille par la division de Forton vers Mars-la-Tour et malgré les avis réitérés de nombreux officiers.

Bref, nous sommes surpris, et comme toujours, au moment où nos soldats vont manger la soupe.

Déjà, hélas I la plaine s'est couverte de cavaliers qui battent en

♦♦* GaRMIBK PbBRBS, iDITBURi. 4

retraite. Surpris, sans ordre, dans leurs bivouacs par une grêle d'obus, les chevaux à la corde, dont quelques-uns même sont non sellés, euxmêmes non habillés, non armés, non formés, dragons et cuirassiers ont cédé à un instant de trouble.

Beaucoup s'enfuient à la débandade, poursuivis par leurs officiers, dont on entend distinctement les jurons et les menaces. Des chevaux, les uns sans selle, les autres sans cavaliers, accourent ventre à terre.

Ni sonnerie, ni commandement écoutés. Le cœur se serre... Vaincus?... Non... pas encore...

Toutefois, la situation est presque désespérée.

Les obus prussiens semblent s'acharner avec une véritable rage sur le malheureux campement du !•' dragons. Des hommes sont tués sous leurs tentes; des chevaux frappés à la corde. La voiture de M"* Parchaut, cantinière, et quatre voitures de réquisition, sur sept, sont brisées par les projectiles. L'une d'elle porte la caisse et la comptabilité du régiment. Tout cela reste au pouvoir des Prussiens, ou est incendié par les obus.

Le 9" dragons, établi en arrière du !•' régiment de cette arme, est bien moins maltraité et quitte le camp pour se replier à l'est du village de Vionville. Ce mouvement de retraite achève de mettre le désordre dans ce dernier régiment.

Le brave colonel de Forceville reste à la droite du régiment où se trouve le 1" escadron. Dans ce moment terrible, où ses hommes sans armes, à pied, surpris par la violence du feu ennemi, menacent de se désorganiser, ce digne officier parvient à ramener autour de lui une bonne partie de ses dragons, les maintient et les rallie jusqu'à la rencontre du 9* dragons. Il est vaillamment secondé dans cette tâche par les capitaines Dutilh, Saguet, le sous-lieutenant Béguin, l'adjudant Bruch (depuis officier), le brigadier Rampillon, promu maréchal des logis quelques jours après, les dragons Desbordes et Pionchon.

Partout les officiers payent brillamment de l'exemple afin de rallier et de maintenir leurs hommes.

Le général de Forton, qui, au moment où cette confusion a éclaté, se trouvait à cheval, accompagné de son état-major et des deux colonels de dragons, arrête un escadron prêt à se débander.

Un jeune général, suivi de son aide de camp, le capitaine Leplus, et de quelques officiers, se plante l'épée haute au milieu de la route devant une troupe de dragons en désordre, qui se replient précipitamment. C'est Murât.

« Eh bien, mes enfants! dit-il aux fuyards, vous ne reconnaissez donc plus votre général? Face à Tennemi î »

On lui obéit aussitôt.

Peu à peu tout s'arrête, se tasse, se reforme. Demi- tour!... et voilà que tout cela mardie fièrement à Tennemi, disparaissant dans la poussière et la fumée. De ces mômes dragons, que l'imprévoyance criminelle de Bazaine a un moment transformés en fuyards, on verra ce soir combien manqueront dans leurs rangs, lorsqu'à la nuit tombante ils traverseront 1% camp, noirs de poudre et rougis du sang des cavaliers de von Bredowr.

Dans cet instant de panique et de désordre, plusieurs régiments de cavalerie prussienne {uhlans et dragons) ont débouché non loin de nos bivouacs, mais par bonheur une batterie à cheval a rapidement ouvert son feu de leur côté et les a empochés de se porter en avant.

Le 1'' dragons, successivement rallié par les hommes dispersés au moment de Tattaque, se retire à côté du 9* dragons, et la brigade prend position en arrière : à Test de Vionville, en avant des bois de Vîllers. Le colonel de Force ville a alors sous ses ordres les deux tiers du régiment ; le reste des dragons rallie leur corps avant le milieu de la journée et peut prendre part à la charge que la division de Forton fournit plus tard, vers les bois, à droite de Rézonville, coatre la cavalerie prussienne de von Bredow.

Le 9* dragons, codivisionnaire du régiment précédent, a eu bien moins à souffrir. Son 3* escadron était à Tabreuvoir lorsque les premiers obus allemands sont venus tomber dans son camp.

Les hommes ont rapidement sellé leurs chevaux sous le feu de rartillerîe ennemie, et après un moment de désordre le régiment s'est reformé et porté en arrière sur le plateau au nord de Vionville, abandonnant sur l'emplacement de son bivouac ses bagages, arrivés depuis une demi-heure à peine.

Loin d'être découragée par cette surprise, la brigade de dragons ne demande qu'à venger Téchaufifourée dont elle est cause.

« Soyez tranquilles, dit le prince Murât à ses hommes en les reformant au nord de Vionville, ils (les Prussiens) nous revaudront ça dans la journée. »

Le vaillant officier ne savait pas si bien dire.

— Aussitôt que les premiers obus prussiens se sont abattus sur les bivouacs des régiments du général de Forton, les servants et conducteurs des deux batteries à cheval du 20* d'artillerie (7* et 8*) attachées à cette division se sont précipités vers leurs chevaux au cri : « Aux

armes ! » poussé par le commandant Clerc. Les officiers se hâtent de faire atteler.

Deux pièces de la ?• batterie prêtes immédiatement partent au galop avec le commandant Clerc, le capitaine en premier Coillot et le lieutenant Ondedecie.

Le commandant a enjoint aux autres pièces de le rejoindre dès qu'elles seront attelées.

Cette poignée d'artilleurs se précipite à fond de train pour tâcher de soutenir la défense. A peine arrivées sur la crête, à la droite des dragons, les deux pièces de 4 sont accueillies par une salve formidable de Tartillerie ennemie, qui, débouchant rapidement de Tronville, s*est mise en batterie à huit cents mètres environ de nos bivouacs.

Le premier obus allemand éventre le cheval du trompette Bossu, à côté du capitaine Coillot.

La section de la 7* batterie se met en position derrière un épaulement naturel formé par la route de Mars-la-Tour et répond avec succès au feu des Prussiens. Malheureusement elle n'est pas rejointe par le gros des deux batteries, qui, malgré les efforts des capitaines Cliardin et Boucher, sont entraînées dans la retraite trop précipitée d'un certain nombre de dragons de la division.

Trois autres pièces, toutefois, réussissent à se mettre en batterie, grâce à l'énergie des lieutenants Murguet (7* batterie), Vuillin, Liénard, et du sous-lieutenant Hummel (8* batterie), qui les servent eux-mêmes comme pointeurs ou comme premiers servants avec les marécliaux des logis Artigues et Maugain, le chef artificier Thilloj'' et le premier servant Moulinet, qui conservent eux-mêmes au milieu de cette déroute un magnifique sang-froid.

Les attelages commencent à faire défaut : servants et conducteurs tombent tués ou blessés, quand le général de Forton ordonne le feu en retraite. Trois de ces pièces s'éloignent entraînées à la prolonge, mais les deux autres, que manœuvre énergiquement le brave lieutenant Liénard, restent en batterie. Tous leurs chevaux ont été abattus par les projectiles ennemis : encore quelques instants, et elles vont tomber entre les mains des Allemands.

« Aux canons, mes enfants, aux canons! » s'écrie à cette vue lo colonel de Forceville, du 1" dragons. A cet appel désespéré, la portion du régiment groupée autour du colonel fait noblement son devoir.

Le lieutenant Lichtenstein, le sous-lieutenant de Nouël, entraînent par leur exemple le brigadier-fourrier Montés, le trompette Favrot, les brigadiers Laliaye, Chenu et le maréchal des logis Mourey. Tous ces

braves gens mettent aussitôt pied à terre, puis, aidés par les canonniers épargnés par la mitraille de l'ennemi, ils saisissent à bras les pièces, les tirent du feu, les roulent au pied de la colline où Ton trouve des chevaux auxquels on les attelle et elles sont sauvées.

Les cinq pièces ainsi dégagées se mettent en retraite sur le côté nord de la route, vers Rézonville, à la droite du 6* corps, sous la protection des dragons et des cuirassiers, et sont rejointes par leurs réserves.

Le capitaine Boucher, qui commande ces réserves, a réussi, malgré les obus qui pleuvaient dans le camp et tuaient les chevaux à la corde, à atteler rapidement ses voitures et à les mettre à l'abri.

— La brigade de cuirassiers du général duc de Grammont-Lesparre, qui était placée plus en arrière que la brigade de dragons du général prince Murât, n'a pas eu à souffrir de cette pluie de mitraille, hors de portée de laquelle elle se trouvait.

Le colonel Nitot, du ?• cuirassiers, et le lieutenant-colonel Pobéguin, du 10» de l'arme, ont rassemblé leurs hommes en quelques minutes.

Ceux-ci montent à cheval à la hâte, mais cependant en bon ordre, sans avoir le temps de conduire leurs chevaux à l'abreuvoir, et vont se former en bataille en avant de leur front de bandière, ce qui permet à quelques pièces de la division d'avancer, de prendre leur poste de coml)at et de soutenir dignement le premier choc des Allemands.

Au même instant la 12« brigade de cavalerie allemande (7* cuirassiers, 16' uhlans et 13» dragons) débouche au trot entre deux bois situés près de la route et se dispose à charger. Mais, devant la fière attitude de nos cuirassiers, elle s'arrête et renonce à touta offensive.

La brigade de Grammont soutient alors la retraite de nos deux régiments de dragons, mais, la cavalerie ennemie ayant menacé sa droite, elle reçoit du général de Forton Tordre de se replier derrière le bois qui longe à l'est de la Voie romaine. Puis, passant devant Villersaux-Bois, elle débouche sur le plateau de Rézonville, où elle vient se former à la droite du 9» dragons.

Cette retraite s'est effectuée au pas et en colonne par peloton : après être restés trois quarts d'heure au moins sous le feu de trente pièees environ, nos braves cavaliers se retirent et permettent ainsi à l'infanterie du 2« corps d'armée placée en arrière de prendre les armes et de se former.

Le général de Valabrègue, commandant la cavalerie de ce corps

d'armée (4« et 5« chasseurs à cheval; ?• et 12« dragons), a opéré un mouvement analogue.

Sans perdre de temps, au bruit de Tartillerie allemande, chacun a couru à ses armes, à son cheval, mais aucune monture n'est sellée et beaucoup sont à l'abreuvoir.

Ce n'est qu'après quelques instants que Ton parvient à se reconnaître et à se reformer un peu en arrière des bivouacs, abandonnant tout ce qu'on n'a pu emporter.

Les !•', 2* et 4* escadrons du 5* chasseurs à cheval se sont ralliés rapidement sous le commandement de leur colonel, M. de Sérévill'e, qui commande la brigade légère, et se portent un peu en arrière des bivouacs, où ils se mettent avec le 4« chasseurs à cheval sous' la protection de l'infanterie et de l'artillerie qui arrivent en position. Le 6' escadron, qui s'est rallié plus à droite, ne rejoint qu'un peu plus tard le gros du régiment.

La grande bataille qui porte le double nom de Rézonville et de Mars-la-Tour est bien engagée, surtout à gauclie de notre cavalerie, entre Vionville et Rézonville.

En quelques minutes, les régiments des 2* et 6* corps se sont ébranlés.

L'artillerie, les caissons, sillonnent la plaine, se portant au galop sur la ligne de bataille, et bientôt là-bas, tout au fond, au pied de ces bois sombres qui terminent l'horizon, .s'élèvent de petits flocons de fumée blanchâtre...

La fusillade crépite, puis, dominant le bruit de la mousqueterie, celui des commandements et le roulement assourdissant des voitures d'artillerie, la grande voix lugubre du canon tonnant à intervalles réguliers. C'est comme le chef d'un formidable orchestre cherchant à régler la mesure d'une symphonie sinistre qui le déborderait.

La division de Forton, qui s'est ainsi ralliée près de Villers-aux- Bois, reçoit alors Tordre de s'avancer jusqu'à un reste de voie romaine qui longe la lisière des bois de Villers et de se tenir prête à charger dès que l'occasion se présentera. Elle prend position dans le vallon, au nord de la croupe de terrain que traverse la Voie romaine, face à cette voie, le dos tourné au bois de Villers.

Là, elle est rejointe par la division de Valabrègue, qui se place à sa gauche, mais en potence par rapport à elle, face à Verdun, entre la grand'route et la Voie romaine.

Les deux batteries du 20* d'artillerie du commandant Clerc se placent alors sur la droite de la division de Forton, et tirent sur les

masses prussiennes alors établies sur le terrain que cette division venait d'abandonner.

Le 10» cuirassiers a protégé rétablissement de ces deux batteries en faisant demi-tour par pelotons au pas et s'est porté à deux cents mètres en arrière, puis il exécute un mouvement de flanc et va rejoindre sa division, qui a pris position sur le plateau dominant en partie les deux villages de Vionville et de Rézonville.

Bientôt rartillerie ennemie, découvrant la division de Forton, dirige avec furie son feu sur l'emplacement qu'elle occupe. Nos deux batteries lui tiennent tète avec la plus grande énergie et s'efforcent de la contre-battre.

Les coups de canon se succèdent rapidement, les obus fouettent l'air en sifflant et tombent dans les rangs ; quelques cris, le bruit sourd du projectile qui éclate, beaucoup de poussière et de fumée, un vide aussitôt comblé et c'est tout. Les régiments enarrière s'avancent lentement, chacun est muet et regarde son voisin, cherchant à lire sur le visage de celui-ci l'expression qu'il soupçonne devoir se refléter sur le sien. On vit des heures dans une de ces minutes-là.

Sur ce plateau couvert par les obus, les régiments des généraux de Valabrègue et de Forton sont obligés de se déplacer constamment pour se soustraire à ce feu meurtrier. .

Tantôt les dragons, tantôt les cuirassiers sont éprouvés par les projectiles. Un de ceux-ci, qui éclate dans les rangs du 2* escadron du 1" dragons, blesse un cavalier et deux officiers : le sous-lieutenant de Givré légèrement et le lieutenant Laborde ; ce dernier, dangereusement atteint, est transporté à l'ambulance. C'est dès lors un officier de perdu jusqu'à la paix

Un sous-officier du 10* cuirassiers est aussi très grièvement atteint, ainsi que quelques hommes et un assez grand nombre de chevaux de ce régiment.

Quand nos deux divisions de cavalerie se sont repliées en arrière de Vionville, leur mouvement de retraite n'a été suivi par aucun cavalier allemand et l'infanterie ennemie ne prend possession de Vionville que lorsque ce village est déjà depuis un certain temps complètement évacué par nos troupes et Tarrière-garde que commande le chef d'escadrons Joléaud du ?• dragons.

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