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CHAPITRE XXIII Inaction de la garde

La nuit du 3i août au !•' septembre. — Le bivouac du général Bourbaki. — Brouillard à l'aube. -- La canonnade reprend à six heures du matin. — Arrivée de Bazaine sur le champ de bataille. — Inaction de Tarmée française. — La réserve de cavîilerie monte à cheval. — Le brouillard se dissipe. — La brigade Brincourt des voltigeurs de la garde, prend position dans ses tranchées. — Positions occupées par le l»*" voltigeurs et Tartillerie montée de la garde. — Travaux exécutés par les sapeurs du génie et les voltigeurs de la garde. — Ordre à la réserve de cavalerie de se tenir prête à charger. — Travaux exécutés par les grenadiers de la garde. — Pertes du 3« grenadiers. — Le général Bourbaki donne au général Desvaux ses instructions pour charger. — But de cette charge. -- Instruction du général Desvaux aux colonnes de cavalerie. — Rôle réservé au régiment des chasseurs à cheval de la garde. — Le fort Saint-Julien commence à tirer. — Faux mouvements de la brigade de grenadiers Le Poitevin de la Croix. — Ordre d'enlever le bétail des villages en cas de retraite. — La réserve de cavalerie vient prendre position. — Confiance générale. — L'homme aux mauvaises nouvelles. — Ordre à la réserve de cavalerie de se replier. — Folie d'exécuter cette charge. — Bazaine donne à l'armée un ordre général de retraite. — L'infanterie 4e la garde est désignée pour protéger cette

retraite. — Dispositions prises par la division Deligny des voltigeurs d3 la garde. — Indifférence de Bazaine. — Retraite du S» corps. — La brigade Garnier et le bataillon de chasseurs de la garde se portent en avant pour soutenir cette retraite. —Retraite par échelons déployés. — Coups de feu tirés par les voltigeurs du !•» régiment, des maisons de Mey. — Troupes non engagées. -— « Ce soir nous coucherons à Sainte-Barbe I » — Inaction des batteries de 12 de la réserve générale d'artillerie. — Les découragés. — Une harangue du capitaine Labroquère. — Bazaine rentre déjeuner à Metz, — Retour au Ban-Saint-Martin de Tétat-major général de l'armée. — Retraite en bon ordre du 4« corps* — La cavalerie de la garde reçoit l'ordre de se retirer. — Mouvement de conversion des carabiniers de la garde. — Désespoir de la garde. — Consternation de Bourbaki. — « Xe sphùix nom a tous collés i »

La nuit du 31 août au 1" septembre a été très froide. Pendant presque toute sa durée, la fusillade s'est fait entendre aux avantpostes. Le général Bourbaki a passé cette nuit-là, comme tous les officiers de son état-major, enveloppé dans son manteau, les pieds à un feu de bivouac, mais souffrant, malgré cela, un peu du froid. Tous attendent avec impatience la venue du jour et des ordres du maréchal Bazaine qu'on ne sait où trouver. On ne peut être trompé dans la première attente, mais on Test dans la seconde.

Dès Taube, malgré un brouillard très intense, qui ne permet de rien distinguer, la lutte recommence par une forte mousqueterie. L'ennemi a reçu, dès hier soir, des renforts considérables : il en est arrivé toute la nuit; il en arrive encore ce matin.

Six heures du matin, La canonnade reprend de plus belle et s'étend des bords de la Moselle au fort de Queuleu, principalement à droite.

Six heures quarante. Le maréchal Bazaine passe devant la garde impériale, se dirigeant, avec une extrême lenteur, vers le terrain de la lutte.

A ce moment, le brouillard commence à se dégager. On voit les troupes françaises rester en position et attendre une attaque qui n'a pas lieu ou des ordres pour se jeter sur les Prussiens. Les deux armées se regardent ; c'est à peine si, au centre excepté, elles échangent quelques coups de canon.

Le fort de Queuleu envoie plusieurs obus sur des troupes firaîches, qui passent à proximité, se dirigeant vers Rétonfey et Sainte-Barbe.

A cinq heures du matin les divisions de cavalerie de la garde et du général de Forton sont montées à cheval» après, avoir fait le café et rompu un morceau de biscuit. Les escadrons se por-

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