FRANÇAIS KT
vanche de ses bienfaits que de vivre heureux dans la paix, lïn garantissant l'existence paisible des citoyens, il leur enlève le souci du lendemain. La peur » imaginaire » de l'ennemi ou des ennemis disparue, les peuples procéderont à une diminution successive de leurs armements. La guerre cessera d'être le cauchemar de la diplomatie, des gouvernants et des nations. Habitués à se considérer comme des individualités morales dans l'unité humanitaire, les « gouvernants » abandonneront leurs procédés de banditisme international. Les ma'urs changeront. Les peuples, convaincus de la valeur de h cet ordre nouveau » s'y attacheront à mesure qu'ils en jouiront. Celui-ci veillera sur leur vie, leur prospérité, leur tranquillité, leurs fortunes. Peu à peu ce gardien fidèle de leur bonheur, deviendra un facteur inévitable. Protégé par rattachement et la vénération des peuples, il deviendra inattaquable et inattaqué.
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C'est â la France, secondée par l'Angleterre, qu'appartiendra l'honneur de faire triompher en
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Europe ce nouveau mode de salut. Comme l'a dit Duruy, la France parait avoir reçu la mission île réviser, d'époque en époque, les grandes lois qui régissent l'humanité. Combien de fois ne l'a-t-elle pas ainsi bouleversée en la sauvant de l'injustice et de la routine et en lui infusant un sang nouveau et des forces nouvelles? Après avoir repris conscience d'elle-même, la France, sans y penser, redevient le porte-parole de l'humanité nouvelle. Le monde moderne, sous la forme, de grande démocratie pacifique, a hâte de rejeter au loin les vestiges de l'époque féodale. Va vent de paix souffle à travers l'Europe et c'est dans la paix que communient ses meilleurs esprits. Les mots sont en l'air, il s'agit de les saisir au vol, d'en faire un drapeau qui désormais guidera l'humanité. Et de partout on se tourne instinctivement ve France ! N'avons-nous pas vu tout récemment le spectable réconfortant de la Suède, de la Nor du Danemark et delà Hollande, nous demandant un traité d'arbitrage permanent'.'
L'Angleterre, autre grande démocratie, parai également travaillée par les mêmes préoccupi tions qui se font jour en France. Vers la lin de 1900, les représentants de '2'.¥1 Trades-U nions,
qui comptent environ deux millions d'adhérents, aont venus apporter à la France un témoignage éclatant de cet état d'âme nouveau dans le peuple anglais. Réunis à la Bourse du Travail à Paris, ils y ont fait voter un ordre du jour flétrissant toutes les excitations entre les deux nations et demandant de régler et l'avenir toutes les difficultés pouvant surgir entre elles, par l'arbitrage.
Quelques mois plus tard, de nombreux représentants des syndicats ouvriers et des Bourses du Travail de France sont allés à Londres, pour y assurer les Anglais que leurs sentiments sont à l'unisson et qu'eux aussi ont la guerre en profonde exécration et ne pensent qu'à la paix et à l'accord international des peuples.
Les mêmes sentiments animent des deux eMés du détroit la bourgeoisie et les classes gouvernantes. La propagande menée par M. Th. Barclay, en France et en Angleterre, en faveur d'un arbitrage anglo-français, a démontré non seulement l'unanimité des sentiments pacifiques, mais aussi que la pensée anglo-française est depuis longtemps m Arc pour accueillir l'avènement d'un statut juridique '. VA pour cause! N'avuns-nous
1. Rn]ipcluns ù cellu occasion que te lui le ijrarnl UiUli-n t|ui