PRÉFACE. XV
de diriger réducation du grand-duc héritier ; qu elle invita Diderot à lui rendre visite et eut avec lui de longs entretiens au Palais d'Hiver ; qu'elle se déclara ce l'amie » de M°* Gepffrin ; qu'elle appela le sculpteur Falconet pour lui faire exécuter la statue de Pierre le Grand ; qu'elle fut une lectrice assidue de Corneille, de Racine, de Montesquieu; qu'elle appelait VEsprit des lois le ce bréviaire des souverains » ; qu'elle traduisit le Bélisaire de Marmontel, souscrivit à V Encyclopédie proscrite à Paris? Catherine II avait pour alliés nos littérateurs, nos penseurs, nos économistes, nos artistes, tous ceux dont le génie était l'esprit du siècle; en sorte que, pendant le temps même où elle se trouva en conflit avec la France officielle, elle garda la bien- % veillance et les sympathies de la France philosophique.
Paul I*% qui avait combattu la Révolution, se rapprocha du Premier Consul, s'entendit avec lui pour protéger les petits États maritimes contre la tyrannie britannique, se disposa à joindre ses flottes et ses armées à