XXIV PRÉFACE
était un arbre desséché sous lequel Turenne avait été tué; d'une des branches pendait à une chaîne de fer le boulet fatal qui avait frappé le glorieux capitaine. C'est sous cet arbre que se tenait Tillustre Ermolof, saluant à haute voix les pelotons qui défilaient. Puis les régiments s'arrêtèrent: un grand silence s'établit. Ermolof fit un signe, et la seconde division fit entendre trois^fois un hourrahy saluant ainsi sur la terre ennemie le grand capitaine.
ce Après la parade, les officiers se réunirent dans une maison qui s'élevait non loin du monument. On présenta un registre à Ermolof, et celui-ci y écrivit que, tel jour, le général Ermolof, avec tous les officiers de la deuxième division, avait rendu à la cendre du capitaine français les honneurs militaires qui lui étaient dus (*). »
Ce même respect du passé de la France se retrouva chez les Russes de 1815. Quand Bliicher voulut faire sauter le pont d'Iéna,
(*) Roudakof, Istoria Pavlovskago jpolka.