‹ Français et russes: Moscou et Sévastopol, 1812-1854Chapitre 22 sur 51 · PRÉFACE. XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXIX

prêts à baiser la main qui les nourrissait^ contenus d'ailleurs par leurs chefs dans une exacte discipline. Ce portrait s'applique surtout aux soldats des régiments; les cosaques^ moins bien surveillés grâce à leur service d'éclaireurs, se permettaient plus d'excès et couraient plus de risques.

Dans les récits qu'on trouvera plus loin sur l'invasion napoléonienne de 1812, on verra que les populations russes surent distinguer aussi, parmi les envahisseurs, les troupes françaises proprement dites des troupes étrangères qui marchaient sous les mêmes drapeaux.

Les récits sur le siège de Sévastopol prouveront ensuite que, malgré l'acharnement de la lutte, les officiers russes rendaient justice à leurs adversaires. Il n'y avait pas de haine dans leur hostilité, et Tanimosité des combattants n'a pas survécu à la guerre qui les mit aux prises.

Les années sanglantes de 1812 et de 1854 sont déjà loin de nous ; fussent-elles plus rapprochées, on pourrait toucher à ces souvenirs sans réveiller des sentiments trop pénibles;

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