V-Sr.C ET 5EVASTOPOL
1 -^- 1 .. - * LT j* ; uT. tout un long jour sans 7 1.-1 t;t^* -tclrê d'emporter avec lui des : ^ '--- -r ly*- s. ir venu, il saisit le moment 1 »tr^ A:^ .^- :lAr.zeâîent les postes; il rampe i- ~ 't*::- :: ' -rrs la tranchée^ enlève vivement ^ riilL'Tt. tt, îr chargeant sur son dos, se | :.»tc ^ :^ «'Ir. Fii $ac à terre qui court, un z. .n . . ; vreii la fuite, c'était plus qu'il n'en f:/-li«: T»-~-.r rt-cer une sentinelle britannî- . ';:t . K:«:lià ciaii déjà arrivé à moitié du che- T. .- ; :ia:. i la fusillade éclata. Cinq balles î :»'«.reLî dans le cadavre, Kochka n'eut pas ULe «rjraiîjriure, et Tamind Pamphilof lui li-J ^fma la croix de Saint-George.
Un auti^ jo^^, il aperçoit entre les deux lignes un cheval échappé, un magnifique cheval auglais que personne n'osait aller prendre. Kochka se charge de l'aventure. Il simule une désertion ; du rempart, on tire à poudre sur lui ; les Anglais au contraire lui font des signaux d'amitié. En effet, il court, il court vers leurs tranchées ; mais brusquement il fait un crochet, attrape le cheval par la crinière, l'enfourche prestement, et,, penché sur la croupe.
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revient au galop vers les siens, aiguillonné par la fusillade. On m'a dit que Kochka vivait encore; je ne sais trop si le reste de sa carrière a répondu à d'aussi brillants débuts. Il serait intéressant de savoir quel souvenir les habitants de cette ville si maltraitée ont gardé des envahisseurs et en particulier des Français. La haine a-t-elle survécu à la guerre ? N'est-elle pas ravivée sans cesse par le spectacle de tant de désastres? Dans une petite brochure sur Sévastopol , qui n'est d'ailleurs qu'une assez médiocre compilation, on trouve une série de provocations au fanatisme religieux. On y maudit les Français et les Anglais, qui se sont faits contre la sainte Russie les champions du méprisable, de l'odieux turban.
C'est par leur crime que les chrétiens d'Orient gémissent encore sous le joug des Turcs, qui les accablent d'avanies. Tout musulman , comme on sait, a le droit d'obliger un chrétien à lui céder le haut du pavé, à descendre de voiture pour le saluer. Il a le droit de lui prendre sa femme et sa fille, et ne le traite jamais que de giaour y c'est-à-dire de chien.
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rL:c5 aT»: 2:ï des oclizadoos aux Français; sans cetre gTierre. noas aurions peut-être eaeore le serra^. Et «quelle aîwjmînation que le ser- Tâ^re ! Oa rendait les sens eomme des bêles, on d-: nnait TÎcgt paysans ponr un chien de chasse! 3
Parmi les rares consHucdons noureUes de cette rille, on remarque dans la me Catherine un gracieux édifice à Fitalienne. C^esl la
maison du célèbre général. Totleben, qui en a fait le musée militaire de Sévastopol (*•). Même en son absence, la maison est constamment ouverte aux visiteurs. Dans la cour sont exposés des mortiers, des canons de fonte, de.^ projectiles de toute sorte, depuis les boites à mitraille Jusqu'aux fusées à la congrève. Les salles sont ornées des portraits, photographies ou lithographies, de tous ceux qui ont contribué à la défense. On n'a oublié ni les sœurs de charité, ni les grandes dames ou actrices illustres qui se sont assises au chevet des blessés, ni les chirurgiens en renom, comme Pirogof. Kochka y figure au milieu d'un groupe de ses camarades. Les empereurs Nicolas et Alexandre II, les grands- ducs qui sont venus encourager les troupes à la veille d'Inkerman, ont les honneurs de la peinture à Fhuile. Ici des modèles de vaisseaux russes ou alliés ;
(') J'ai déjà dit que le grand-duc, fils aîné de Tempereur, 8*est proposé de fonder au Kremlin de Mt)scou un musée de Séyastopol. Depuis, cette idée a pris du développement, et cette collection ne sera qu^une section d*un grand musée historique et archéologique qui sera placé sous le patronage de Théritier du trône.
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là, SOUS un globe, hi casi|iiette blanche de Xakbimof déchirée par la balle qui le taa.
^ur lt$ tablcà soot étalés des plans ^ des cartes, des albams de rues. Uun de ces derniers, d'origine française^ est intitulé fef Ruines de Sérasiopot, et porte à la première page^ sans doute comme portrait d'auteur^ celui de Napoléon III. Les murailles sont tapissées de gravures françaises^ anglaises, russes, allemandes, représentant des scènes de la guerre d'Orient. On y trouve à la fois des caricatures occidentales contre Tannée russe et les gravures destinées à échauffer le patriotisme moscovite : voici, dans une isba de paysans, la Bénédiction du conscrit par ses vieux parenis, le portrait du vétéran septuagénaire de 1812 qui, aux jeunes gens de 1855, donna l'exemple de s'enrôler dans les milices, etc.; puis des batailles, charges de cavalerie, assauts, enlèvements de redoutes. A voir tant de fusils braqués, tant de sabres levés, une telle animosité sur le visage des combattants, on est tout surpris de ne plus comprendre ces colères, et Ton sent combien ces temps sont loin de nous, corn-
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bien le monde a changé depuis 1854. Enfin une bibliothèque assez complète renferme les auteurs de toute nation qui ont écrit sur la guerre d'Orient, depuis Kinglake jusqu'au maréchal Niel, depuis les grandes études militaires de Totlebén jusqu'aux souvenirs de tranchées et de bivouac dus à nos guerriers littérateurs d'Occident.