‹ Français et russes: Moscou et Sévastopol, 1812-1854Chapitre 9 sur 51 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

première vis-à-vis de la seconde, tout cela inquiétait le ministre d'Elisabeth. Et pourtant Frédéric II n'avait conquis encore qu'une seule province allemande, il ne convoitait guère que Je Hanovre ou la pauvre Courlande, il n'avait levé sur la Saxe que des millions, il n'avait augmenté son armée que de 80,000 hommes. Voilà ce que le grand-chancelier de Russie regardait comme dangereux pour l'Empire et ce qu'il ne croyait plus pouvoir tolérer.

L'alliance des puissances européennes contre la Prusse n'eut pas alors un plein succès : Frédéric II, après sept années de guerre, resta en possession de la Silésie, mais ses forces étaient réellement diminuées et réduites. L'essor de son ambition était arrêté ; il avait dû passer de l'offensive h» la défensive. Elisabeth laissait à son successeur la Prusse moins dangereuse qu'elle ne l'avait trouvée.

Catherine II, qui n'aimait pas la France, fut bien obligée cependant, à la fin, de se rapprocher d'elle pour contenir les ambitions de Joseph II qui menaçait la Bavière et assurer

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