‹ Français et wallon; parallèle linguistiqueChapitre 11 sur 18 · PRÉPOSITIONS · texte numérisé non relu

PRÉPOSITIONS

Voici encore un dérivé pronominal.

Le pronom marque à la fois lètre individuel et la place qu'il occupe. La préposition, qu'on nomme préfixe qunnd elle s'attache au verbe,

n'est qu'un demi -pronom, car elle n'indique jamais que des positions dans l'espace, et, par suite, des directions de mouvement.

Le pronom déterminatif A est celui qui a donné le plus de formes prépositionnelles. Le neutre même de ce pronom, At ou Ad, joue le rôle de préfixe et de préposition dans la plupart des langues indo-européennes, car il désigne le point vers lequel tend le mouvement de l'action, ou bien encore son point d'arrivée. Le ad latin devient à en français et en wallon. Dans les verbes composés le d de Ad, s'assimile à la consonne initiale du verbe auquel on le préfixe; c'est une question d'ewphonie, il faudrait dire de sî/mphonie. De là ap, at, ac pour ad dans ap-poser, ap-porter, at-tendre. at-tirer, ac-quérir, accéder.

Les dérivés prépositifs de A se classent en deux séries opposées.

Les premiers, dérivés de A par le démonstratif des objets rapprochés TA, ou par son substitut PA, s'appliquent à des points extérieurement visibles et démontrables. Ils indiquent le dehors, le devant, et, par suite, la présence, l'affirmation.

Les seconds, dérivés de A parle démonstratif des objets éloignés NA, ou par son substitut MA, s'appliquent, au contraire, à des point ca-

elles, à ce qui est dedans, derrière, absent, et par suite à la négation.

Donc : DEHORS et devant opposés à dedans et

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