‹ Francastor operetteChapitre 3 sur 11 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Le beau tambour-major! c'est ainsi qu’on me nomme.

Six pieds sans mon bonnet... Je suis assurément,

Je suis le plus grand homme De tout le régiment.

Grade noble, imposant;

Comme, en me regardant,

On connaît aisément Que je suis né vraiment Pour le commandement!

Il faut me voir quand je lève ma canne Pour commander un roulement !

Rapataplan ,

Rapataplan.

(Il marche en se dandinant.)

Partons, compagnons, cheminons, marchons.

Avalons, guidons, clairon^, bataillons!

Auprès du sesque qui nous damne.

Je connais aussi l’art charmant De commander le sentiment ;

Et quand je passe, bien souvent Je vois femme jolie Qui soupire et s’écrie :

Ah! ah!

Le beau tambour-major! c’est ainsi qu’on me nomme.

Six pieds sans mon bonnet ; je suis, assurément,

Je suis le plus grand homme De tout le régiment.

(Vers la fin , Saturnin entre par la gauche , et reste au fond regardant b'rancastor.)

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