‹ France-Canada (volume 3)Chapitre 14 sur 39 · PARIS. IMP. LEVÉ, RUE CASSETTE · texte numérisé non relu

PARIS. IMP. LEVÉ, RUE CASSETTE

Figures et Paysages canadiens

Sir Lomer Gouin

Les difficiles questions débattues dans la dernière, législature, le brillant sur., -s remporté par son parti aux élections provinciales, ont augmenté encore l'autorité dont jouissait déjà dans la pr oince de Québec, sir Lnmer Gouin, premier ministre. Son éloquenre serrée et vigoureuse, mise nu set i ii e d'une volonté ferme et lueide, u fait de lui un a debater n redoutable nu parlement et un chef fidèlement suivi. Il n'a pas .5 i ans, il est le /ils de M. ./. M. Gouin, docteur médecin à Grondines Portneuf qui laissa une grande réputation d'intelligence et de. bonté. C'est non comté natal, Portneuf, que sir Lomer Gouin représente aupartentent, pays fameux dans l'histoire du Canada français, pays des Garneau, des I des Oelisle, des Fessier, des Langelier.

Sir Lomer Gouin fut minus au barreau en i 5 * / . puis devint docteur en droit et Conseil du Roi. Il entra dans la oie politique comme échevin de Montréal-Est en I v'v .- puis il fut ministre, enfin procureur général et Premier ministre. <lr la province en i'.>o:>, j, os le. qu'il garda depuis avec honneur.

Sir Lomer Gouin a porte ses efforts sur bien des questions, comme il est naturel, mais mil problème ne l'a peut-être /</»* préoc cupi que celui de l'instruction publique. C'est lui qui fonda l'Ecole des hautes éludes commerciales de Montréal, 1rs Ecole» techniques de Montréal ri de Québec, lui encore qui n défendu si habilement nmtre le chef de l'opposition, M. Tellier, et contre UU. Langlois et Finnie, son programme sur l'instruction primaire. La ciuse était délicate Ses adversaires voulaient rendre l'instruction obligatoire et lui qui défendait la liberté des parents semblait aller rontre son propre désir d'une diffusion plus grande de l'instruction. Il eut gain de cause et l'opposition elle même applaudit mi noble langage qu'il tint nu Parlement. Son administration n mis^i assuré la prospérité financière <l<< la Prorince et n fait faire de grands progrès dans l'outillage économique du pays.

Ouvrages déposés aux Bureaux du Cornue,

(il sera rendu compte, dans France Amérique de tout ouvrage dont deux exemplaires auront ■!> déposés 'm > Bureaux du Comité .

Kkni;: Pikon.— France et Allemagne 1870 191 : Perriu, I vol in 16, Paris l-i:i.

.M RenéPinon, membre du Conseil de Direction de France-Amérique, a présenté 'mi- ce litre les rapports eutre les deux pays et nos amis d'Amérique pourront y trouver le résumé le plus clair.

le plus vivant et le plus c t .1 tte question capitale daus l'histoire «In m. m. le pendant les

in dernières années.

Gabriel-Louis Jaray. — L'Albanie inconnue. — l vol in-12, illustré de 60 gravures et l carie: Hachette, Paris, 1913.

.1 -P. de Souza-Dantas ' ' ' — Librairie Pion, 1913. In-12, 21 pag

L'auteur de celle brochure est le premier secrétaire de la Légation 'les Etats-Unis du lîrésil en France, chargé du Consulat général à Paris. S.ms ce titre esl publiée une lettre au .lire, leur

.,„ v» York I ni il expose, toucliaut le problème de la paix universelle les idées suivantes

Il voudrait éliminer graduellement les facteurs qui conduisent ou qui incitent à la guerre, et il recherche qu i. est la force capitaliste 4111 agit dans le sens de la guerre et quel est le moyen de supprimer son inlluence. il estime que c'esl principalement l'industrie îles armements et des engins de guerre; ei la reforme qu'il propose esi la nationalisation des industries guerrières, le monopole d'Etat 'les entreprises de construction des armements el des engins de guerre, étant entenuu, dit-il, que les reformes devraient se faire par la voie d'un traité international entre les ,, ,m 7 grands pays où prospère cette industrie. L'expropriation, dit-il, devrait se l'aire après paiement des capitaux que ces établissements représentent actuellement. Telles sont les idées que M. de Souza-Dantas offre aux méditations de la conscience américaine dans cette lettre au New- York Times.

Paul Ghappellier. — L' Espéranto et le système bilingue, ln-18, Grasset, 1912.

En présence du rôle si important que jouenl les questions île linguistique dans les relations internationales, M. Paul Chappelier, avec tant d'autres érudits. mais d'une manière très originale a cherche nu remède aux difficultés qu'occasionne la diversité des langues.

L'espérauto, qui. parmi toutes les solutions du même problème, obtient actuellement le plus mi sueci n'échappe pas à de très graves critiques. Son principe même pourrait compromettre la durée de son existence : constitue d'une manière logique mais artificielle eu grande partie, il risque d'être bientôt déformé par les tendances naturelles de ceux qui l'emploieront; autrement .lit-il manque de lixite. D'autre part.il est complexe à cause de la multiplicité des pays auxquels sont laits des emprunts. Sans doute l'apport de certaines races est extrêmement restreint, mais il surcharge cependant le vocabulaire. En tous cas m m sucées, s'il prenait de grandes proportions,

sérail préjudiciable a l'intégrité, déjà trop compr ise des langues naturelles qui existent

aujourd'hui.

M. Paul Ghappellier, a voulu tourner la difficulté en simplifiant les données. Il ne cherche plus une langue susceptible d'être comprise par tout le inonde, mais un système linguistique donnant satisfaction aux milieux dans lesquels se développent le plus lés relations internationales. Ce système, qu'il appelle bilingua, consisterait simplement dans I enseignement simultané de I anglais et du français dans tous les pays où se parle actuellement lune de ces deux langues. On mettrait ainsi a la disposition, non du monde entier, mais de 600 millions d'hommes un moyeu de communication naturel, lixe et dépourvu de complexité excessive; ou respecterait en même temps l'intégrité des deux langues.

M. Chappellier ne réclame pour son système aucun appui des pouvoirs publics et'compte sur la propagation spontanée par les intéressés, sans exclure toutefois les ententes plus ou moins officielles dépouri lies de sanction.

Quoi que l'on puisse penser par ailleurs de cette combinaison, il faut lui reconnaître le mérite considérable de la simplicité; il convient de dire aussi qu'elle est présentée en un livre d'une lecture facile, dépourvu de pédantisme, et dont le format modeste a quelque chose de rassurant.

Carlos H. Cisneros. — Prot mrin <l< Lima, Lima 1911, in-8°, 293 pages. M. Carlos B. Cisneros, le secrétaire bien connu de la Société de géographie de Lima, a publie sous ce titre un ouvrage sur le département de Lima, qui est une des œu\ res les plus complètes sur ce pays. Des cartes, des gravures nombreuses, des diagrammes, renseignent sur la vie sous tous ses aspects de cette province jusqu'en 1911. C'est une des nombreuses publications de cet auteur, qui prépare en ce inomenl plusieurs ouvrage-- sur le Pérou.

Le Times. — Manuel smj (es chemins de fer américains. — Paris. In-8°, 1912. — Le Times après avoir publié en anglais un très important supplément sur les chemins de fer .les Etats-Unis en a l'ail une traduction française et publie un ouvrage considérable sous le titre : Manuel sur 1rs chemins de fer américains. La matière eu est si ample que nous ne pouvons aujourd'hui qu'indiquer celte publication sur laquelle France- Amérique aura prochainement l'occasion de revenir.

Il ni: x Vignai p. — Vmeric- Vespuce. L'attribution </<■ son nom au Nouveau -Monde. I11-80 de no pages.

Lwv de Lauriston. — Elut politique de V Inde en \~~,~. Préface de M. Martineau, ancien gouver mur .le l'Inde française. Honoré I lhampion, .'i. quai Malaquais. In IS" de 190 pages.

Report of the eighteenth Annual Lake Vohonl Conférence on International Arbitration. ln-8" de

Ji-' pages.

Guillermo Subergaseaux, professeur d'économie politique à l'Université de Chili. — El Papel Imprenta Cerventes Delicias ili'>7. Santiago' dVChili. In-8° de t00 pages.

Emile Salone, — Essais </■ colonisation au Canada. — Guilmoto, éditeur, 6, rue de Mézières.

Pai 1. \\ mm /. Argentine telle qu'elle est. - Guilmoto. é liteur, 6, rue de Mézières. — ln-N", .le oui) pages. 1.' 1 illustrations et trois cartes.

Adrien Buknier. ABC des opérations ri la Boursi de New-York. — Fontemoing, éditeur, 4, rue le Golï. lu 18 .1. 150 pages.

Les Œuvres ci mplètes d'Octave Crémone, publiées sous le patronage de l'Institut Canadien de Québec. Librairie Beauchemin, 79, rue SaintJacques, Montréal. In- 8° de 230 pages.

De la Perchi Boyer. - Introduction à In Rythmologie ornementale, chez Pasquin, i:i. avenue île \\ igram. Brochui ■ avec de nombreuses planches hors texte.

/.a Exposicion de lu inadémiade Beiin-, irtes* In Plata » y ri sistema Musical Menchaca. — Buenos Aires. Brochure île ;i p iges,

F. Lennbl. - Calais, son port, son industrie. —Imprimerie Berthaud frères, Paris. In-4» de lombreuses photographies, carie- et plans.

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