SU
Profits
actions P' ord.
Ce réseau considérable, aussi vaste que nos réseaux des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée et de Paris à Orléans r> u -ur la côte
de l'Atlantique à Vancouver sur le Pacifique et dessert Québec, Montréal, Winnip tous les grands centres du Canada. La Compagnie exploite, en dehors de ses voies ferrées, d'importantes lignes de navigation postale reliant sur l'Atlantique Liverpool
(il Le dollar vaut S fr. 18.
(2) La livra sterling vaut 25 fr. 10.
et Halifax ; sur le Pacifique, Vancouver à la Chine, au Japon et à l'Australie. C'est aussi une grande compagnie foncière : elle a déjà vendu pour 67 millions de dollars de terrains, alors que la superficie des terres encore en sa possession est de 12 millions d'acres l'acre représente 40 ares 1/2). Cette grande activité se résume dans les deux derniers bilans suivants :
Bilans du Canadian Pacific au 30 juin (en millions dr dollars). ACTIF 1912 1911 PASSIF
Chemins de fer, matériel 383
Actions ordinaires
Versements sur actions nouvelles
Actions préférence 4 n,
Obligations débentures 4 "
Obligations first mortage 5 % . .
Obligations Algoma Branch. . . .
Passif exigible
Divers
Vente de terrains
Profits et pertes
Flotte 21
Portefeuille (prix d'achat) 80
Comptes spéciaux 6
Paiements différés 42
Avances sur lignes en construction 17 9
Avances et placements 12 10
Matériel et approvisionnements. 13 11
Actif réalisable 10 8
Fonds d'Etat 10 10
Caisse et Banque 34 34
Tous les chiffres que nous indiquons montrent bien le développement rapide du Canada dans ces dernières années au point de vue économique et financier. Et si nous consultions les rapports des conseils d'administration du Canadian Northern Railway. et du Grand Trunk, nous proclamerions que partout règne la prospérité. Le Canadian Northern est toutefois de fondation plus récente et d'importance moins considérable que le Canadian Pacific; conçu en 1896, il a aujourd'hui 3.400 milles, ses recettes sont de 16 millions de dollars, son capital total de 165 millions de dollars; le Grand Trunk exploite 3.506 milles partant de l'Est de Portland pour aboutir vers le Pacifique, ses recettes brutes sont de 7 millions de livres sterling, sa capitalisation totale de 70 millions de livres sterling.
Ce sont trois grandes entreprises de chemins de fer qui forment à elles seules plus des trois quarts de tout le réseau ferré canadien, dont la longueur est de 25.000 milles. Bien que le Dominion possède des moyens de transport déjà très importants si l'on tienteomptedu chiffre de sa populationetde celui de son commerce, ces grands réseaux ainsi que d'autres compagnies plus modestes sont en voie d'extension constante.
Les Français se sont intéressés financièrement dans de faibles proportions, il est vrai, à la constitution de ces immenses artères; ils avaient surtout commandité des crédits fonciers, lorsqu'il y a deux ou trois ans un certain groupe a fait une expérience de finance d'un caractère moins général, en faisant confiance à une Société canadienne placée sous le patronage de personnalités. Cette affaire est loin d'avoir l'ampleur, heureusement, d'une de ces grandes corporations dont nous venons d'entretenir nos lecteurs, mais à l'heure présente, lorsqu'il est utile suivant les intentions du Comité France -Amérique et suivant les discours de MM. Philippe Roy et Lomer Gouin, de développer et de resserrer les relations d'amitié et les relations économiques entre le Canada et la France, tout événement mauvais est regrettable. La Banque internationale du Canada et la Québec Railway Light Heat and Power Co y ont malheureusement surpris des capitalistes français qui étaient venus leur apporter 30 millions de francs de leurs épargnes.
Ce sont les personnalités des administrateurs de ces sociétés, la charte conférée à la Banque internationale, la concession de chemins de fer accordée à la Québec Railway qui ont donné quelque crédit aux émissions faites à Paris de 1910 à 191 1 par ces sociétés.
La Québec Railway H. P. Co. avait absorbé, il y a quelques années, plusieurs sociétés canadiennes de Québec produisant du gaz, de l'éleclricit. ou donnant quelque force à des entreprises de transport. Ainsi fut constituée une société ayant un capital actions de 30 millions de francs et un capital- obligations de soin air égale, Ces obligations, ayant une première hypothèque, devaient êti - ien garanties, semble. t-il. Les actions ayant un caractère plus aléatoire lurent introduites sur le marché en banque à Paris, en juillet 1910, à 260 francs. Grâce à la publication des recettes croissantes de cette Société, les cours des titres s'élevèrent et en février 1911 le public accueillait une émission d'obligations dont le produit devait servir à prolonger sur les bords dulac Saint-Jean laligue de chemin de fer du Québec Railway; en décembre de la même année eut lieu une deuxième émission d'obligations pour le chemin de fer Québec-Easlern. Ainsi -22 millionsélaiunt prêtés à celte compagnie. Après que le placement des titres fut fait, il est apparu que la marche de la compagnie était moins satisfaisante et on a dû reconnaître qu'elle souffrait, en premier lieu, d'une surcapitalisation excessive.
Le dividende trimestriel sur les actions fut supprimé eu avril 1912, le but de réclame des premières répartitions étant atteint. >'t les ressources de la compagnie ne permettant plus de les continuer. Les administrateurs français de la compagnie, émus par cette situation, laissêsdansl'ignoranee de ce qui se passait à Québec, prirent l'initiative d'envoyer un ingénieur faire une enquête sur place. Ce rapport fut publié en août 1912; les administrateurs français démissionnèrent, car ils approuvaient les conclusions de ce rapport qui condamnait les procédés de la Société en question.
La situation de ces obligataires français importe, pour le bon renom du crédit du Canada; or, les lignes de chemins de fer sont inachevées par suite des insuffisances de fonds et des difficultés rencontrées, la Con peul toucher à cause de cet
arrêt de construction les subventions gouvernementales, et les hypothèques concédées sur le réseau ferré et sur des titres en portefeuille qui eux-mêmes sent garantis par les biens de la Société paraissent devoir être peu utiles. Ces obligations nouvelles ont été dépréciées, bien que leurs coupons soient toujours payés, non plus à Paris, comme il était expressément convenu, mais à Québec, ce qui oblige les porteurs à subir des frais assez onéreux. A la demande de plusieurs obligataires, inquiets également des procédés qui avaient été utilisés vis-à-vis d< - action lin - français de la Banque ini 'rnationale fondée par les mêmes personnalités. l'Association nationale des Porteurs français de valeurs étrangères a convoqué les obligataii 7 décembre 1912. Cette association, par la voix d>- son directeur, a expliqué les motifs de son intervention. Un rapport retraçant la constitution de la Québec Railway, les émissions de la Québec Saguenay. de la Québec Easlern, a été lu aux obligataires et l'association affirme qu'elle ne manquera pat 'l'attirer V attention du gouvernement du Canada sur {importance des int :i.i engagés dans l'affaire
enprévision du cas où les obligataires seraient amenés à
(1) Lesforteurs français d'obligations Québec Railway. réunis eu i aie par les soins de
l'Association nationale des porteurs français de valeurs étrangères le 7 décembre 1912, décident la consti-
La ligne Saguenay Railway n'est pas considérée comme de construction facile, et le coût des installations dépassera beaucoup les prévisions de 32.000 dollars par mille : les entrepreneurs chargés de la construction de cette ligne n'ont pas été payés régulièrement et ils ont obtenu un jugement par défaut pour 381.000 dollars contre la Québec et Saguenay Railway Co. Et, afin d'activer les démarches et essayer d'assurer le gage des obligations émises à Paris, le Comité de défense a décidé d'envoyer un délégué au Canada pour examiner surplace la situation. M. Benoist, expert, docteur en droit, a été chargé de cette mission par le Comité de défense de l'Association nationale. Le délégué vient de partir pour Québec et il faut souhaiter qu'un résultat positif soit obtenu.
Il importe, en effet, au Canada et particulièrement à la province de Québec d'encourager le concours du marché français, alors que le marché anglais devient insuffisant par suite de l'ampleur du développement économique du Dominion. Il y a donc ici plus que des intérêts privés lésés, par les mauvais calculs des administrateurs du Québec Saguenay et du Q lébec Eastern; il y a, pour le bon renom du crédit du Canada en France, une enquête loyale à faire et à terminer au plus vite. La plupart des entreprises du Canada publient des comptes et des statistiques nettes et utiles; il serait nécessaire dans le cas présent d'avoir aussi des comptes exacts et la confiance serait rendue pour féconder de nouveau des entreprises indispensables pour le développement de cet immense pays.
François Lefort.
Les Exportations du Canada en France.
La Chambre de Commerce Française de Montréal a montré dans son Bulletin la nécessité pour la France d'acheter au Canada plus largement qu'elle ne le faisait les produits nécessaires à sa consommation et qu'elle tire de l'étranger. Dans un article publié dans France-Canada, Al. A. Revol, ancien président de la Chambre de Commerce Française soutenait la même thèse. Il est clair en effet que pour assurer à notre commerce laclientéle du Canada, il faut que nous-mêmes nous nous adressions à ce pays pour nos achats. Or, les chiffres récemment publiés par le H eekly Report of Trade pour les 1 2 mois finissant au 31 décembre 1912 montrent que les exportations du Canada en France demeurent stationnaires tandis que nos importations augmentent d'une façon sensible. Les Allemands et les Belges marquent un progrès dans les deux branches.
Aux importations au Canada nous relevons les chiffres suivants en dollars).
Franc 11.761.291 14.877.850
Allemagne -.. 11.18 13.701
lution d'un Comité de défense. Le Comité est composé de deux membres du Conseil général de l'Association nationale : MM. L. Arnaud, inspecteur général des Ponts et Chaissées en retraite; H. Garde, vice-président de la Compagnie des avocats agréés au Tribunal du Commerce, et de porteurs d'obligations.
Aux exportations :
France 9.2*7.789 2- 372.729
Allemagne S. 393 'i.401 .12i
Les exportations en Allemagne augmentent de façon à peu près régulière. Au cou. traire nous sommes au-dessous du chiffre de nos sénats 2.728.627 en 1910).
L'agent consulaire de France à Toronto, M Ch. Rochereau de la Sablière, nous a communiqué le chiffre des marchandises achetées par la Fiance dans la Province d'Ontario pendant les douze mois allant de février 1912 à février 1913. On verra parla qu'une assez grande variété de produits canadiens trouveraient acheteurs en France.
Ce sont d'abord des produits naturels :
llara. En frs
Avoine 36.235,99 187.1
Bois 6.927,14
Graine d'herbe bleue Canadienne.... 1.173 6.066
Graine de trèfle 16.21 84. (M
Volailles mortes I ,14 20.674,10
Produits fabriqués :
Canoés 2.7M 14.341
Caoutchouc (transmissions en caoutchouc). 5.23 27.119,90