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LŒUVRE DU COMITÉ D'OTTAWA

magnifique toile peinte de sa main, et honorer de sa présence, en compagnie de LL. AA. RR. le due et la duchesse de Connaugbt, l'inauguration de l'Exposition au Château-Laurier.

Là encore, on accepta des concours désintéressés qui s'offrirent : l'encadrement des tableaux fut fait à titre gracieux par les maisons Edward et Desrivières, et la dorure par la maison Duford, si bien que les frais s'élevèrent à la somme minime de $ 40,80 et que le bénéfice net de la vente atteignit un total de § 1.444.

M. E.-G. Deville, arpenteur-général du Canada, obtint des autorités françaises le droit de faire reproduire des cartes de l'Etat-Major, montrant en détail les régions de la France où se livrent les combats. Ces cartes, distribuées en primes aux souscripteurs, en augmentèrent fortement le nombre.

Le Commandant et les membres de la Garde Champlain, ainsi que les membres de l'Association catholique de la Jeunesse canadienne, se chargèrent de la quête à domicile.

Les Dames de la Paroisse Sainte-Anne et les membres de l'Institut Canadien français d'Ottawa organisèrent une conférence et une soirée dramatique, qui ajoutèrent notablement aux recettes du Comité.

Les autorités civiles d'Ottawa ont tenu, elles aussi, à témoigner de leurs sentiments à l'égard des victimes de la guerre en France, en votant au Comité de secours une somme de S 5.000.

Enfin, les frais de papeterie et d'impression ayant été généreusement couverts par des amis du Comité, il en est résulté que les dépenses ont été presque nulles et n'ont aucunement entamé les sommes remises au Comité, qui se sont éle^•6es, pour une période d'environ six mois, se terminant en juillet 1915, à $ 9.031, somme qui a été remise par le Comité France-Amérique au Secours national, à Paris.

Ce bref exposé montre à quel point l'appel de la France, qui avait été transmis au Canada par M. Gabriel Hanotaux, président du Comité France-Amérique, acte entendu par la population de la capitale du Canada.

Nous sommes, du reste, particulièrement heureux de prouver toute notre admiration à la France, qui a soutenu si vaillamment le choc de l'invasion allemande. Les Canadiens français, surtout, ont des raisons personnelles de répondre à cet appel et de faire profession du souvenir qu'ils gardent au cœur. Ils ont la satisfaction de voir, dans tout son épanouissement, le caractère véritable, désintéressé et héroïque, de la nation française.

L'œuvre du Comité de Québec.

On trouvera ci-aprcs l'expose dos résultats obtenus, pendant les deux premières années de guerre, par le Comité France-Amérique de Québec, qui a pour président M. Ferdinand Roy, sccrétaire le D' A. Vallée, et trésorier M. l'.-B. Dumoulin, et par sa section féminine /'Aide ii la France, ainsi composée : présidente, Mme A. B. Deldije ; vice-présidente, Mme Il.-C. Vallée; secrétaire, Mlle Lcfaivre ; trésorière, Mme A. Pelland ; membres : Mmes E. Leclerc, H. H. de f>aint- Victor, 1'. .folicœur, J.-M. Bolduc, 0. Leclerc, A. Lessard, .J. A. Langlois, J. irosselin et A. l'otvin.

En octobre 191-4, l'appel de M. Gabriel Hanotaux en faveur des victimes de la guerre nous était transmis par M. le sénateur Dandurand, président du Comité France- Amérique, à Montréal. Une assemblée des citoyens de Québec, immédiatement convoquée à l'Hôtel de Ville, y constituait le Comité de Québec, sous la présidence d'honneur de Sir François Laugelier, Lieutenant-Gouverneur de la Province, de Sir L.-A. Jette, ancien Lieutenant Gouverneur, de Sir Lomer Gouin, Premier Ministre, et de M. N. Drouin, maire de Québec.

Le Comité était chargé de l'organisation des secours à obtenir de Québec et dos municipalités d'alentour. Il commença sans délai la propagande dans nos journaux de la ville : Le Soleil, V événement et l'Action Sociale. Le concours si précieux du clergé nous fut assuré par 1 adhésion empressée de S. E. le Cardinal Bégin, qui, en même temps que nous adressions notre première circulaire aux maires de nos municipalités, envoyait à tous ses curés, pour leur demander l'appui à notre œuvre, une lettre qui s'inspirait de notre double tradition : l'idéal catholique et français.

D'autre part, Mgr A.-E. Gosselin, Recteur, et les Prêtres du Séminaire mettaient à notre disposition les locaux nécessaires, à la Faculté de médecine pour nos bureaux, au pavillon central de l'Université Laval pour nos magasins, qui furent bientôt encombrés par des caisses de dons en nature expédiés de partout.

Pour surveiller le triage, la réfection et l'expédition de ces vêtements, nous priâmes Mme Delâge, femme du président de la Chambre des députés, d'organiser un Comité de Dames. Cette section féminine fit de son côté un travail de propagande très eflicace, rendit populaire la rubrique Aide à la France, et recueillit des fonds importants pour l'ouvroir qu'elle organisa au Palais de Justice.

Nous arrivions tard. Des Comités de même ordre : Fonds Patriotique Canadien, Croix-Rouge, Secours aux Belges, Secours aux femmes de soldats, etc., sollicitaieHt depuis longtemps déjà des dons en nature et faisaient la quête, en s'adressant à tous indistinctement. Nous, nous ne faisions appel qu'aux seuls Canadiens français, et, privés des sommes considérables souscrites ailleurs par les riches financiers anglais, il nous fallait travailler à rechercher, à grouper le plus grand nombre possible de collaborateurs et à maintenir en haleine les bonnes volontés. Il nous a fallu suppléer par le nombre à la modicité forcée des sommes souscrites, et, pour cela, aller relancer à domicile ceux que la presse n'atteignait point, et convaincre ceux que figeait dans l'indifférence le préjugé d'une France riche, capable de pourvoir à tous ses besoins.

Nous fûmes fortement aidés, dans ce travail, par la publicité que fit à notre œuvre la conférence donnée à notre profit par M. Brieux, de l'Académie française, à son

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