EN L'HONNEUR DES MINISTRES CANADIENS
Comités de Secours aux blessés de France se sont institués à Montréal, Toronto, Québec, Ottawa, Sainte-Catherine, Winnipeg, etc., etc. Une section féminine a organisé, dès le début de la guerre, sous la présidence de Mme Thibaudeau, le « Comité d'Aide à la France ». A Ottawa, le Comité de Secours à la France s'est fondé sous la présidence de M. Brodeur, juge à la Cour suprême. Une exposition a eu lieu en présence de S. A. K. la princesse Patricia et LL. AA. RR. le duc et la duchesse de Connaught.
A Toronto, le Comité de Secours est dirigé par sir Glenholme Falconbridge et par M. John Lyle. Dans l'Ontario, à Hamilton, à Sainte-Catherine, M. Lovering, Mme II. E. Mac Sloy s'emploient aux mêmes réalisations. A Winnipeg, un Comité vient de se fonder avec Mme Wood, comme présidente, et Mme Williams, comme secrétaire.
Excusez, Mesdames et Messieurs, ces bien sèches énumérations : il faudrait la plus fine et la plus délicate éloquence pour qualifier et remercier ces œuvres qui représentent, dans un si beau et si vaste pays, les diverses manifestations de la Bonté.
Mais comment ne ferions-nous pas une mention toute spéciale de nos amis du Comité France-Amérique au Canada : le Comité de ^lontréal, présidé par le sénateur Dandurand, ancien président du Sénat fédéral, le Comité de Québec, à la tête duquel se trouvent M. Ferdinand Roy, M. le D'' Vallée et Mme Delàge, femme du président de l'Assemblée législative. Comment ne rappellerai-je pas, enfin, la lettre, trop modeste dans sa simplicité de notre éminent ami, Sir Lomer Gouin, premier ministre de la Province de Québec, quand il transmettait au Comité France-Amérique une première somme de 200.000 francs et qu'il écrivait : « Nous avons vivement regretté, mes collègues et moi-même, que les circonstances ne nous aient pas permis d'aider plus généreusement les veuves françaises et de prouver à la France toute l'admiration quelle nous inspire. » {^Applaudissements .)
Et comment exprimerions-nous, à notre tour. Mesdames et Messieurs, toute l'admiration et toute la reconnaissance que nous inspirent nos chers amis et alliés du Canada? Vous êtes venus parmi nous, soldats de la Croix-Rouge et de la Charité, comme vos compatriotes sont venus, soldats du drapeau et de l'héroïsme. Honneur à vous, honneur à la Démocratie canadienne, honneur à la paix féconde qui suivra notre victoire commune ; honneur à l'amitié qui unit et unira indissolublement nos deux patries, la France et l'Angleterre! [Vifs applaudissements .)
Les œuvres de secours
pour la France à Montréal.
Dès I9 début des hostilités, le Canada s'est porté au seconrs de la France, soit en participant à la guerre à litre de pays allié, par l'envoi de ses soldats s«r les champs de bataille, soit en organisant des œuvres pour venir en aide aux blessés, aux réfugiés et aux familles de mobilisés français. Nous verrons que parmi ces œuvree, qui seules nous intéressent pour le moment, plusieurs ont été fondées par des institutions franco-canadiennes, telles que le Comité france-Amérique, VUnion nationale française, etc.
Nous pouvons grouper de la façon suivante ces initiatives diverses : 1° le Comité France- Amérique et VAide à la France; 2° le Fonds patriotique et le Comité francobelge ; 3° l'Union nationale française ; 4° l'Aide au Drapeau ; 5° l'Aide au Soldat ; 6" la Pensée française ; 7° Tkc South of France Relief Association ; 8° la Croix-Rouge canadienne ; 0" l'Hôpital des municipalités canadiennes ; 10° les œuvres diverses.