‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 12 sur 97 · ERS. ECOSSE · texte numérisé non relu

ERS. ECOSSE

n'eût plus la possibilité de se repentir et de changer d'avis , si le triomphe momentané d'une faction , ou le progrès de la réforme, lui faisaient désirer le mariage de la jeune reine avec Édouard VI. Le parti catholique exigeait donc en même temps la guerre avec VAngleterre et renvoi de Marie en France, sans vouloir seulement consentir à demander pour l'Écosse les garanties que leur intérêt propre semblait exiger.

« Henri II , en entrant avec avidité dans ces vues , fit partir de Nantes une armée française pour seconder les deux reines d' Écosse : elle prit terre à Dunbar , le 18 juin ; elle ^it composée de trois mille soldats allemands , commandés par le margrave , de deux mille fantassins français , sous la conduite de François Goligny d'Andelot, et de mille chevaux de âitférentes nations , qui avaient pour chef François d'Anglure , seigneur d'Étauges. Le commandement

{général fut donné à André de Montaemberg , baron d'Essé.

•t Nicolas Durand de Vill^agnon , commandeur de Malte, qui avait amené cette petite armée en Écosse, avait commission de ramener la jeune reine en France sur sa flotte. ]\Tais comme il savait que les Anglais voulaient empêcher son départ, et pourraient bien l'enlever dans sa traversée , il remit à la voile en annonçant quMl retournait en France ; puis ayant perdu de vue les côtes, il se dirigea vers le nord, et, par une navigation qu'on regardait alors comme très-nardie , il fit le tour de l'Écosse septentrionale , et revint prendre à Dunbarton la jeune reine, qu'il conduisit par le canal de Saint-George eu firetagne , où il vint la déposer le 18 juillet. Elle n'avait alors que six ans. Son frère naturel, Jacques Stuart , fut envoyé en France avec elle ; le baron de Levingston avait été chargé par le régent d'Écosse d*accompaçner ces enfants, et Philippe de Maillé-Brézé de les recevoir , au nom du roi de France.

« Pendant ce temps, d'Easé assiégeait Haddington. Le comte de Sbrewsbury ayant rassemblé dans les comtés du nord de l'Angleterre toutes les milices, ju^qu au nombre de dix-sept mille hommes, S'avança à leur tite, et fotç/k

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