‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 13 sur 97 · FRANCE. BC08SB SI · texte numérisé non relu

FRANCE. BC08SB SI

d*Es8é à )em le siège ; maîs il ne put Malhearansement la Gonduîte des Fran* retenir longtemps cette troupe de cals en Êcosse leur avait aliéné le cœur volontairrs , et dès qu'elle se fut re- des Écossais, et lorsque le chancelier tirée , d'Essé reromniença ses opéra- de France demanda aux seigneurs qui lions ; il remporta divers avantages sur étaient à Paris , de s'engager par écrit ses ennemis; cependant il ne puts>mpa- à proposer dans le parlement d'Écosse rer d'fïaddinj^on , ni empêcher les An- et à soutenir par leur vote la proposiglais de prendre et de fortifier divers tion que la couronne et les joyaux du cliûteaux. De son côté il fortifia Leith, royaume fussent envoyés en France, et le port d'Édimbourg. que le mari de la reine fût reconnu « Diantre part , depuis que la cour pour roi , ils répondirent par un rdîis de France eut atteint le but de son am- formel ; et comme peu de temps après bition, en s'assurant la possession de quatre d'entre eux moururent subitela jeune reine, elle ne mit presque plus ment, ainsi que plusieurs personnes de d*importancé à la défense de la frontière leur suite, le bruit courut dans leur dans un pays qu'elle jugeait barbare; patrie que les Guises les avaient fait elle traitait les Kcossaisavec la hauteur empoist)nner. Cependant, malgré la réel le mépris qu'elle n'épargnait pas aux sislance des Écossais, on déféra le titre Français eux-mêmes, et moins encore de roi à François, qui, dès lors, ne fut à un peuple asservi par eux ; elle ne res- plus désigné que sous le nom de roipectait aucun des privilèges pour les- dauphin.

quels ils avaient si imprudemment ué- A cette époque, la position de la

gi igé de demander des garanties. DTssë France et de l'Écosse était absolument

se proposa de mettre en quartier ses In même. Dans ces deax royaumes, éga-

troupes dans Édiinbourg; le prévôt de lement soumis aux Guises, se formait la ville se présentant à elles avec son un nombreux parti de mécontents et de lils, et un cortège des |)rincipaux bour- réformés qui reconnaissaient pour cliels geois, voulut les arrêter, en faisant les princes du san^. Peu de temps avant valoir les privilèges de la capitale du la mort de Henri II , les protestants royaume. Les soldats français prirent d'Éeosse se soulevèrent en masse conquerelle avec eux et tes massacrèrent. Ire la reine régente, qui leur avait envers le même temps , Henri II envoya levé la tolérance religieuse ; ils entT>^ l'évéque Jean de Montlue eu l^.cosse, rent sans coup férir , le 29 juin 1559, en demandant au régent et à la reine dans Édimbourg. Le duc de Cliàtellejuère de le nommer chancelier du rault et le comte d'Arran, son fils , les royaume. C'était plus que les Écossais plus prochls héritiers de la couronne, se n'étaient disposés a supporter. IMarie de mirent alors à leur téte; mais ils ne Guise avertit ses frères que si d'F.ssé et purent chasser Marguerite de Guise de Montlue n'étaient ra|)pelés, elle ne ré- la ville de Leith , où elle s'était réfugiée pondait pas de l'alliance de FÉcosse, avec une garnison frani;;.aise. Forces d'émalgré la présence de la jeune reine à vacuer Édimbourg , ils demandèrent des la cour de France. Paul de Termes, secours à Élisabeth. La reine d'Angledonné pour successeur à d'Essé . sut terre leur envoya , le 23 janvier Lioo , mieux captiver l'affection des Jb.cos- une ilotle qui força les Français à évasais C). » cuer le comté de iPifc. Vers le 2 avril.

Le mariage du dauphin François avec une armée anglaise vint mettre le siège

Marie Stuart fut célébré à Paris le 24 devant Leith. Le sieur de Martigucs,

avril 15Ô8. Quelques jours auparavant, qui commandait dans cette ville une

le contrat de mariage avait été signé, garnison de trois mille Français, Ut une

et Marie Stuart y avait joint un acte vigoureuse résistance; mais la mort de

secret parlequel elle léguait son royaume la reine Marguerite, et l'abandon où le

à la France, pour y être à jamais uni , laissaient les Guises , le forcèrent enfin

si elle venait à mourir sans enfants, à accepter une capitulation. Un traité

ftit signé par Randon et par Montlue,

{*) Sîsm<Hidi , Hist d« Français, t. XYU, évéque de Valence , et l'on convint que

.p. 366 et suîv. toutes les troupes étrangères , fran-

T. vn. 6« Uoraison, (Dict. brgygl., btc) 6

çaiMS «t anglaises , évacueraient 1*Écosse; que radministration du royaume

serait entiérempiit abandonnée aux Écossais , et qu'une amnistie générale serait accordée par François II et par ia reine Marie.

La mort de François II , qui suivit de près cet événement, vint enstiife anéantir tous les projets formés pour Punion perpétuelle de rËoosse et de la France. Marie Stuart retourna en Ècosse. Tous les efforts des Guises pour la remarier à UQ prioce catholique oui put entrer dans leurs vues et travailler avec eux à la ruine du protestantisme furent inutiles; elle épousa son cousin, Henri Darnley, et ce mariage fut la source de tous ses mallieurs (voyez Mabie Stuart ).

Bientôt In guerre civile qui éclata simultanfMuent en France et en F.cosse vint interrompre entre les deux pays des relations qui Jusque-là avaient «é si intitnes. Bientôt, la mort d'Élisabeth appelant au trône d'Angleterre Jacques VI , lils de Marie Stuart , rendit ces relations presque nulles. Klles casèrent tout à fait , lorsqu'en 1707 rÉcosse fut définitivement réunie h l'Angleterre pour ne faire avec elle qu'un seul et même royaume sous le titre de Grande-Bretagne.

Cependant nous ne devons pas omettre (If dire que Ricliclifu sut plus tard pioliter habilement, contre Charles r% des troubles religieux qui éclatèrent en Êcosse. Il promit son assistance aux puritains qui dans leur célèbre vocenant, se confédcraient pour résister aux empiétements de l'autorité royale.

On voit , par la correspondance du comte d'Kst rades , ambassadeur de France en Angleterre, que le cardinal leur envoya des agents secrets; il leur fit même passer des sommes considérables, dont sir \Villiani Temple porte le .chiffre à deux cent mille pistoles.

ÉcouEN, joli bourg du département de Seine^t-Oise qui doit son Illustration au château qui le domine. Ce manoir appartenait a la famille de Montmorency; il était tiès ancien ; mais, au quinzième siècle , on éleva sur remplacement qu'il occupait un nouveau château senib!;iblc pour la forme à ceux de Chaotiiiy et de Saint-Germain en Laye.

Le connétable Anne de Montmorency

le fit reconstruire au seizième siècle , et confia à l'architecte Bullaiit la direction des travaux qu'il y fit exécuter. Ce magnifique édifice fut confisque, pendant le règne de Louis Xin , sur Henri II de Moritmorcrir'\-; il fut donné, eu 1033, à la maison de Corulé, qui le garda jusqu'à la révolution. Alors il devint propriété nationale , et ses trésors allèrent enrichir diverses collections , entre autres le musée des ^Monuments français.

Plusieurs déclarations et édits de François I*' et de son successeur sont datés de ce lieu , entre autres le fameux édit par lequel llem*i II, au mois de juin f.')59, pri>nouça la peine de mort contre tous les réformés.

Sous l'empire, le château renfermait uuc uKiison d'éducation pour trois cents lilics d'oîlieiers apparten iut à la Lésion d'honneur; cette maison était dirigée par madame Campan.

Le dernier des Condé, redevenu propriétaire d'Kcouen , avait manifesté dans son testament l'intention d y placer une maison d*éducatioa pour ées enfants dont leâ patents auraient servi dans l'armée des pnncCB; IliaiSGe VQBU n'a, point ete réalisé.

Écouis, E^èôvlnm, bourg du département de l'Kure, qui avait autrefois titre de baromiie. L église paroissiale , remarquable par sn construction , fijt fondée en 1310 par l>n^uerrand de Marigny, le fameux surintend^yit des flnan* ces, qui y fut inhumé. Écouis est la patrie de Renserade.On y compte environ GOO habitants.

ÉCRiTCfBs. C*est une opinion adop* téeaujourd*liui par tous les savants que les caractères des différentes écritures usitées en Furope depuis l'invasion des barbares tirent leur origine de l'alphabet roniain.

On retnrirque dans l'histoire de récriture en France, depuis le cinquième siècle , deux périodes distinctes : Tune va jusqu'à la fin du dousième siède^ l'autre sVtend depuis le commencement du treizième siècle Jusqu'au seizième.

Depuis cette dernière époque , les écri* tures varient tellement, qu'on n'y oonnatt plus aucune règle certaine. Les écritures usitées pendant les deux périodes que nous venona d'indiquer

ECRITURE FRANCE. ÉCRITI7RB

Bont de différentes espèces ; ainsi Ton distingue dans la première : !<> l'écriture minuscule , qui se divise en capitale et en onciale; T la mbMtKUto^ qui corn- - prend la minuscule proprement dite et a minuscule diplomatique ; 3" la cwêice; 4** enfin l'écriture mixte.

Les éeritttres de la deuxiènne période sont : 1" la majuscule ; 2" In minuscule comprenant la minuscule proprement dite et la minuscule diplomatique ; 3° la tmrttoe ; 4* enfin eussi récriture mixte»

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