I. Écritures de la première période
Écriture capitale. L'écriture capitale n*est autre chose que la majuscule employée encore aujourdliui pour les froini<?pices et les titres de livres ; elle est en tout point conforme aux caractères de certaines inscriptions du siècle d'Auçuste. La capitale parfaitement régulière se trouve rarement dans les manuscrits , mais on y trouve fréquemment une capitale irrégulière nommée caipiiûlie fisàîqw, La non séparation des mots est à peu près la seule difficulté que présente la lecture de cette écriture dans les diplômes et les manuscrits.
L'â^e de cette écriture est très-difficile â fixer. On remarquera seulement qu'il est très-ueu de manuscrits posté- Heurs au sixième fiècle qui soient totalement écrits en capitales, et (lu'ii n'en existe point de po4érieurs an (njiticnip. Les titres des pages en capitales, dans un manuscrit aussi en capitales^ sont un signe de haute ant^uité. La belle majuscule ne fut en usage daus les manuscrits que jusqu'à ia fin du dixième tiède, et seulement dans les livres d'église. On tnwife cependant enoore an oneiènie siècle quelques chartes écrites rfans ce caractère.
Écriture onciale. L'écriture onciale (ainsi nommée 4u latin nncUt, la douzième fMtie du pied romain ) est une écriture majuscule, dont les contours sont la plupart du temps arrondis, et qui ne diffère de la capitale que par la forme des neuf lettres auivanlips : A, B, E, G, H, M, Q, ï, V. Cette écriture fut très en voçue sous les Merovinsiens; mais elle varia plusieurs fois.
Celle du lein|Ni de Charleenagne et de ses deu ptmm •uoeesseurs est fii-
cile à reconnaître à la beauté et 5 l'élégance des contours; on cessa des le dixième siècle de s'en servir dans les manuscrits. Les diplômes de cette écriture sont très-rares. Cependant on en possède qnel(|ues-uns qui remontent au septième siècle.
Les manuscrits écrits en oneiales qui np rc[)rod(iispnt point une partie de l'Écriture sainte ou queiqtie ouvrai^e liturgique, ceux qui n'ont point été faits pour quelque prince , remontent au moins au huitième siècle; dans tous les cas, on ne peut attribuer uned.ite postérieure au dixième siècle à ceux qui sont entièrement écrits en oneiales , et Ton doit regarder comme appartenant à la plus haute antiquité ceux où l'on ne voit aucun ornement ni dans les titres de livres, ni en haut des pages, ni dans les lettres initiales des alinéa. ' On ne conmienca qu'au huitième siècle à orner les titrés des pages , et l'usage de mettre en capitales les initiales des alinéa ne date que de la fin du septième siècle.
L'onciale à jambages tortus , à traits brisés ou détachés, et qui réunit d'ailleurs quelques autres signes d'antiquité, est du qumzième siècle ; lorsque ces fijïures manquent, elle date au plus tard du commencement du septième siècle.
La petite onciale d*une élé^nte sîm^ plicité, sans bases ni sommets, anguleuse dans ses contours, avec peu de déliés , annonce aussi une très-haute ancieimeté.
Écriture minutcftle. Le besoin de siinplilier récriture onciale, qui ellemême était déjà une simplification de l'écriture capitale, produisit l'écriture minuscule. Cette dernière répond au caractère romain de nos imprimeries.
On la distingue de nos écritures en ce qu'elle est plus posée , disjointe et non liée. En usage sous les Méroringfens , la minuscule que ToB trouve très-souvent, à cette époque, mêlée de cursive, dégénéra jusqu'au commencement du huitième siècle; mais elle se renouvela alors, et se perfectionna de nouveau par les soitis de Charlemagne, d'où elle prit le nom d'écriture Caroline ; elle parvint, sous les successeurs de ce prince, au pins haut degré d'élégance. La minus* eule eapéHieKM lui suoeéda, et après
s'être maintenue dans toute sa pureté pendant le dixième, le onzième siècle et Qoe partie du douzième, elle dégénéra en gothique vers le milieu du siècle suivant , et devint alors serrée rt anguleuse. Dans les chartes, elle est plus hardie et à montants plus élevés que dans les manuscrits, où elle est plus simple et moins chargée.
Les diplômes, surtout à partir du onzième et du douzième siècle, offrent une écriture qui est connue sous te nom de mimiscule diplomatique; elle se distingue de la précédente par le prolongement des hastes et des queues, et elle emprunte souvent quelques earactères à la cursive , snns cependnnt cesser d'appartenir par l'ensemble de ses formes au genre minuscule.
ÉerUure eurstee. L'écriture cursive n'est autre chose que l'écriture liée, expéditive et usuelle. Sous les rois mérovingiens, ce n'était guère aue la curaive romaine uu peu altérée. Quand elle est trèsr liée et très - compliquée, elle remonte an septième sîèrle ; on la trouve sur tous les diplômes des rois de la première race; depuis fa lin du huitième siècle jusqu'au commencement du douzième, elle se rapproche de plus en plus de la minuscule romaine non liée. Les manuscrits et les chartes des neuvième et dixième siècles offrent beaucoup de vestiges de In cursive romaiue; inais un acte postérieur au onzième siècle et qui présenterait cette écriture, devrait être ref^ardé comme suspect. En effet, à cette époque on lui substitua une minuscule qui ne diffère de celle des manuscrits que par ses montants flenronnés et ses queues prolongées.
Ôn doit encore regarder comme se rattachant à l'écriture cursive, celle que Ton a appelée écrilure allongée, parce qu'elle est extrêmement menue et d*une hauteur démesurée. On s'en servait dans les invocations, les souscriptions des rois, des chanceliers, etc., et elle fut très^mployéc depuis le septième siècle jusqu'au treizième. Celle du septième siècle est la plus difficile à déchiffrer, à cause de la confusion des mots ; cette espèce d'écriture disparaît entièrement au quatorzième siècle. On doit encore regarder comme une espèce d*écriUirt
cursive, l'écriture tremblante qui succéda, dans le huitième siècle, à la inode des plis et des replis dont on entortillait les hautes lettres. Les lettres susceptibles de contours arrondis furent surtout celles que Ton affecta de treînblemmU* Les actes où cette ^iture est employée commencent à devenir rares sur la fin du onzième siècle et disparaissent au douzième.
Écriture nUxte. Cette écriture , que l'on rencontre dans un grand nombre de manuscrits antérieurs au neuvième siècle, a été désignée par les bénédictins sous le nom de demi-onciale. Elle emprunte ses lettres à la fois à la majuscule, à la minuscule et à la cursive. Ou appelle écriture mélangée celle où Ton trouve des mots entiers et même des lignes entières d'une écrituire d'un autre genre.
n. ÉcrUures de la seconde période.
Toutes ces écritures sont appelées gcikiqim, dénomination fort impropre,
ainsi que nous l'avons dejn fiit remarquer à l'article Beaux-arts, rsees avec la scoiastique à une époque de décadence, les écritures gothiques ne sont autre chose que l'écriture l;itine dégénérée et charfiee de traits hétéroclites. Elles ont pour principaux caractères :
Tarrondissement des jambages dans les lettres dont les traits étaient naturellement droits; l'aplatissement des lettres majuscules, ce qui les rendit minuscules où cursives ; le prolongement des bases . et des sommets de chaque lettre, et enfin le contraste des pleins les plus massifs avec les déliés les plus lias.
Mq^usaUe gothique* lièa fbnnes de la majuscule gothique sont trop arbitraires pour qu'on puisse y retrouver bien exactement la distinction de la capitale et de Tonciale. Le caractère capital gothique est très-fréquent dans les mscriplions lapidaires et métalliques, mais excessivement rare dans les manuscrits des treizième, quatorzième et quinzième siècles.
Minuscule gothique. La plupart des lignes droites et des lignes courbes sont remplacées dans cette écriture par des lignes brisées; c'est ce que Ton re» marque surtout dans les lettres iy m, n tXu, dont la téte incline vers la gauche
toiivAiiis-consTBS ' ÏRANCK. AcKiTAivs-comna 85
et le pied vers la droite, tandis que la partie moyenne conserve la direction verticale. Les autres lettres , qui ont dans les autres espèces d'écritures des formes rondes ou ovales, sont ici, pour ainsi dire, taillées à facettes, et, grâce aux saillies anguleuses qui donnent à cette minuscule un aspect nouveau, il est facile de la distinguer au premier coup d'œil de celle qui appartient 9 ia première période.
Deux sortes de minuscules ont été employées pendant la période c;ot]iique.
Dans l'une, on voit dominer les formes massives et anguleuses; l'autre est en général plus courte et plus fine; ses traits sont moins anguleux, et ne présentent pas le même contraste entre les pleins et les déliés. De plus, il y a quelquefois dans les diplômes une minuscule qui se distingue de celle des manuscrits par le prolongement des hastes, par le développement ou par la complication des signes abréviatifs. L'écriture minuscule gothique a été employée dans les livres di église, depuis saint Louis jusqu'à Henri IV.
Cursive gothique. La cursive gothique commence à paraître dans la deuxième moitié du treizième siècle; elle est essentiellemenl négligée; les lettres et les abréviations y sont très-irrégulières.
Les abréviations se rattachent souvent à une des lettres des mots qu'elles doivent compléter, tandis que, dans la minuscule, les signes abréviatifs sont isolés et indépendants. Enfîn , dans la cursive , ces siçies dégénérèrent tellement, qulls finirent par devenir tout à fait arbitraires, et que leur ligure n'eut plus aucun rapport avec leur sigoilication.
Mixte gothique. Les chartes et les ' manuscrits de la période iiothique présentent une écriture qui emprunte à la minuscule et à la cursive un certain nombre de caractères. Elle est postérieure aux premières années du quatorzième siècle, et tient de la cursive par la forme des lettres a, b, d, f, A, / et s, et de la minuscule par lu régularité des caractères et l'absence des liaisons.
Voyez DiPLOjfATiQiis, Ghabtes, Paléographie.
Ec Kl VAINS-COPISTES. — Nous avons parlé h rwrtîGle Câlligbaphb de la
profession de copistes, considérée au
{)oint de vue de J'art. On sait que dans 'antiquité la profession de copiste était entièrement abandonnée aux esclaves, ce qui aurait fait donner aux caractères cursifs employés par les hommes libres le nom de iUtersB ingenuse, par opposition à récriture à main posée usitée dans les manuscrits.
I^s copistes ne s'avisèrent que fort tard de s'appuyer sur uoe table pour écrire. Les miniatures des plus anciens manuscrits les représentent toujours écrivant sur leurs genoux; à côte d'eux sont leurs instruments, aue les descriptions qui nous en ont été données dans différents passades d'auteurs anciens nous aident d'ailleurs à reconnaître : ce sont la règle, le compas, le plomb pour crayon, les ciseaux, le canif, la pierre ponce, l'encrier, Técritoire ou trousse destinée à renfermer à la fois l'encrier et les roseaux, les fioles pour les encres de couleur, i'éponge et le pinceau. Ce dernier instrument ne servait que pour les lettres initiales tracées en or ou en cinabre. C'est au septième siècle qu'il est pour la première fois fait mentioa de la plume. Cet instrument ne fit pourtant pas renoncer au roseau, qui permettait de donner aux déliés une plus grande finesse. La peinture des lettres onciales et des ornements en or ou en cinabre était confié à un ouvrier spécial que l'on nommait rubricafeiir.
Le métier de copistes acquit une certaine importance lorsque les études commencèrent à refleurir en Europe, n occupa alors une classe d'hommes fort considérable, sans parler des nombreux monastères où la transcription des manuscrits était au nombre des devoirs prescrits aux moines par la règle, et où même on n'était .Tdmis qu'en faisant cndeau à la bibliothèque du couvent d une ou de plusieurs copies d'ouvrages
Sieux ou profanes. Charles Y et les ducs e Bourgogne de la troisième race employèrent surtout un grand nombre de copistes. Voici quelques notes curieuses extraites des comptes de dépenses manuscrits de la maison de Philippe le Hardi : « 1373. (Amiot Amant) Belin, enlumineur à Dijon, escriptel enlumine un sept seaumes, pour la duchesse, pour 3 fir. (environ 28 tt» ^ ceut). —
ê6 tcftiTAim-coFimB LmfnnRRS. couvAniMini^s
1377. Le duc paye à maistre Robert, faiseur de cadrans à Paris, 4 fr. (36 fr. 45 cent.), pour un almanach qu'il avoit fait pour li , pour cesie année, comnienrnnt !p 1" Janvier. — 1382. Leduc paye à henriot Garnier Breton 72 fr. (511 fr. 80 cent.), pour un^ livre appellé les {ironiques des rois de France. »>
Au quinzième siècle, les copistes formaient à Paris une confrérie, et la plupart d'entre eux étaient libraires ou vendoyêurs de parchemin*
Opendant, malgré les rprommnndntions que ne cessaient de taire les hommes in.<itruits, ciiaque jour les ouvrages étaient da plus en^plus défigurés par les copistes, et rien ne peut mieux peindre leur ignorance et leur néuii^pnce que le passage suivant de Pétrarque:
«Comment pourrons-nous, dit-il, apporter quelque remède au mal que nous font les copistes, qui parleur ignorance et leur paresse gâtent et ruinent tout? C'est ce qui empêche plusieurs beaux génies de mettre au jour leurs ouvrages immortels. C'est une punition qui est bien due à re siècle fainéant, où Ton est moins curieux de livres que de mets recherchés, et plus jaloux d'avoir de bons cuisiniers que de bons copistes.
Quiconque sait peindre le parchemin et tenir la plume passe pour habile copiste, quoiqu'il n'ait ni savoir ni talent. Je. ne parle pas de l'orthographe, elle est perdue depuis longtemps. Plut à Dieu que les copistes écrivissent, quoique mal, ce qu'on leur donne a transcrire! oh verrait leur ignorance , mais on aurait au moins la substance des livres; on ne confondrait pns les copistes avec les originaux, et les erreurs ne se perpétueraient pas de siècle en siècle Le
mal est qu'il n*y a ni règle ni loi pour les copistes; ils ne sont soumis à aucun examen. I>e^ serruriers, les agriculteurs, les tisserands et autres ouvriers, sont assujettis i des examens et à des règles, mais il n'y en a point pour les copistes. Cependant il y a des taxes pour ces destructeurs barbares, et il faut les
Ïtayer bien cher pour gâter tous les bons ivres.» Ailleurs, <uns une lettre à Roccace, le même poète se plaint de ce qu'il ne peut trouver personne (pn copie Udelement son livre sur la vie aoiUaire.
« Il paraît inmqraUet dit>il, qu'un livit
qui a été écrit en peu de mois, ne puisse être copié dans l'espace de plusieurs mois. »
ÉcRTVAiNS-JURÉs. — Un faussairc puni en lôtU), pour avoir contrefait la signature de Charles IX, donna lieu à la création d*nne communauté d'écrivains experts vérificateurs, à laquelle, Tannée suivante, le chancelier de l'Hôpital fit accoriler des lettres patentes qui en qualifient les membres de maitres-jt^ réS'éefiMihu-experts-vérificatevrs a Vcrit lires contestées en justice. Ces lettres furent enregistrées au parlement en 1071 , et [confirmées par Henri IV, qui, par d'autres lettres patentes du mois de décembre 1595, « exempta les " rnaîtres-experts-jurés-ecrivainsdecom- « missions et charges de ville, et dé- « tendit expressément de les y nommer, «élire et contraindre en quelque ma- « nière que ce fut. à l'exemple de tous » les régents et maîtres ès arts de l'uni* « versité de Paris. »
Cette eommunauté lut érigée en académie par des lettres de Louis XV, au mois de-déeenihre 1727, lettres portant homologation de leurs statuts. Les séances de la nouvelle académie furent fixées au Jeudi de chaque semaine. Mais ce projet resta longtemps sans commeneemenl d'exécution, et l'académie ne tint sa séance d'ouverture que le 25 février 1702, en présence des magistrats et d'un nombreux public.
Suivant ses règlements , cette acadé^ mie était composée d'un directeur et d'un secrétaire , nommés chaque année , le jour de Saint-Matthieu ; d'un chancelier, d'un garde perpétuel des archives, de quatre professeurs et de quatre adjoints annuels. Les quatre professeurs enseignaient dans un cours différent l'écriture, le calcul, les vérifications et la gramniaire, objets qui faisaient le but de l'érection de l'académie.
Pour éterniser le souvenir de son établissement, celte société fit frapper une médaille d'or. Elle fut admise, le 13 avril 1763, à présenter au roi ses premiers ouvrages. Elle avait pour sceau un écusson a'azur à une main d'argent, posée de face, tenant une plume d'argent, avec deux billettes en chef et une billette en pointe, toutes trois d'argent. Son patfoa était laiat laaa fÉvangé»
àCMVKIUM FRA
liste. Elle accordait 4es lettres d'aoïateurs aux étrangers, aux gens de lettres, et aux artistes dont les talents avaient quelque rapport avec les objets qu'elle enseignait.
I ÉCBOUELLBs. — Le don miraculeax
■que l'on attribuait aux rois de France de guérir les éc.rouellcs eu les touchant de leurs maius , sur Icsauelles avait été faite une onction avec la sainte aro^ioule, remonte, suivant la tradition au roi Robert, l'n anonyme du douzième siècle en parle déjà comme ayant été conféré par saint Marcou aux rois de; France.
Dès le surlendemain du sacre, le roi touchait les maLides atteints de cette affection scroluleuse, en prononçant ces paroles : Dieu te gnérisse, le roi te touche. Il renouvelait cette cérémonie cinq fois tous les ans, les jours où il faisait ses dévptions, et des centaines de malades ou soi-disant tels loi étaient alors présentés; Étienne de Conti , religieux de Corbie, vivant en 1400, et autt^ur d'une histoire de France manuscrite, qui se trouvait, avant la révolution , à la bibliothèque de Saint-Germain des Prés, raijpnrte ainsi les formalités observées eu pareille occasion par Charles VI : « Apres que le roi avoit entendu la me^soi on apportoit un vase pleia d*eau; et le roi, ayant fait ses prières devant Tautel , touchoit le mal de la niain droite et se lavoit dans cette eau; et les malades en portoiént sur eux pendant les neuf jours de jedne auxquels ils se soiunettofent ensuite. »
Le c.ontinu.iteur de Alonstrelet remarque que Charles VIII toucha les écrouelles ^ Eome et les guérit; «dont « ceux des Italies, ajoute-t-il, voyant ce « mystère, ne furent oncques si esmer- « veillés. » •
On sait que ce singulier privilège avait fourni aux ennemis de Richelieu l'occasion d'un bon mot : « Le cardinal , « disaient-ils, n'avait laissé à Lquis XIH « que le pouvoir de toucher jes écrouel- « les. » Louis XIV, pour le sacre duquel on fit revivre des solennités féodales alors dénuées de sens et en opposition complète avec les mœurs, ne manqua pas de prouver aussi à Reims sa puissance surhumaine, et les mémoires du t^pf raf porteut qu'il toudia près fie
CE. tar fi
deuz mille malades rassemblds sus lu place. Oq aurait peine à qroiie, si oq
n'était un événement contemporain , que de nos jours encore on ait vu, tout comme au temns des rois liobert e( liOuis le Gros , des rpis de Prapce s*aor quitter au sérieux de cette pratique sut
perstitieuse.
Les rois, du reste, n'étaient pas les seuls qui fussent en possession de cette vertu merveilleuse de guérir les scrofules; le peuple l'attribuait encore aq septième (lis né de suite, sans que la naissance d'une (iile eût interrompu I4 ligne mâle , et a Tatné de la maison d'JiimorU en Bourgogne.
f.ci: ou Escu. — Ce mot, dérivé du latin sculum, est employé par nos vieu)( écrivains, à partir du temps de Phi lippes Auguste, pour désigner le bouclier, qui ne fut complétenient abandonné qu'aq commencement du di^septicme siècle.
L'écu était réservé aux chevaliers et aux hommes d'armes; l'infanterie por* tait la tarcje, le pavois, etc. Sa forme a d'ailleurs éprouve des variations assez notables (*). On le portait au cou pu 4 Farçon de la selle, pour le suspendre au bras gauche au moment du combat.
Quelques monuments funéraires nous le représentent attaché à la ceinture et appuyé au fourreau de l'épée.
rious avons déjà dit (voyez Blason) que sur cette arme le noble fif^urait ses armoiries et inscrivait sa devise. C'est pour ce motif que, dans la cérémonie de la dégradation, on traînait l'écu attaché la pointe en haut à la queue d'une jument; après quoi, on le mettait en pièces à coups de mpr^cau. Les nouveaux adeptes en chevalerie portaient parfois un écu uni, sans armoiries, jusqu'à ce qu'ils eussent mérité par quelque exploit d'y faire peindre un emblème. L*écu fut remplacé par la rondelle à l'époque de François I*'. Il était d'ordinaire en bois couvert de cuir et garni d'un bord en métal, quelquefois même ou le fabriquait seulement en cuir bouilli.
Écu, denier d'or à Vécu, écu d'or.
L'babitu4cquerouav9it, 9U moyen âge,
(*) Le bouclier du piéton ébit bien ^ns long et poun^it fcmveiit le corps' pmque ^iit entier.
ico LUNIVERS. toi
de donner aux espèces courantes, quel mie fàt leur métal , le nom de denier, m que toutes les espèces d'or furent désignées sous cette dénomination; mais, pour les distinguer entre elles, on leur ' adjoignit quelques qualificatifs , tirés généralement de Tempreinte dont elles étaient marquées; c'est ainsi qu'on disait dpnier cVor à Vagnel, aux fleurs de lu , à Cécu , etc. Cette dernière espèce donna naissance à notre écu d*or. Inventée en 1336, par Philippe de Valois, elle fut d'abord d'or fin, à 24 carats, et à la taille de ôO au marc ; enfin , elle valait 35 soas. Mais , dans la suite, elle eut le sort de toutes tes bon* nés monnaies , et son titre , son poids, et conséquemment sa valeur, baissèrent successivement. Ainsi, à la fin du règne du roi Jean, lesdeniersà Fécu n'étaient ni us qu'à 18 carats. On peut voir, dans la table que Leblanc a insérée à la suite de son Traité des monnaies de France, les Tldssitudes subies par cette mon* naie, à laquelle ces variations firent donner les noms (Técus premiers et d'^'cus.seconds. Le type des deniers d'or à récu présentait au droit la figure du roi couronné , assis sur une chaise , tenant d'une main une épée , et de l'autre un ( t u chargé de fleurs de lis sans nombre. (J'est cette dernière circonstance qui avait fait donner à ces pièces le Dom d'écu. Au revers , on voyait une croix fleuronnée dans quatre tours de compas. Les légendes n'avaient rien d'extraordinaire : c'étaient, au droit, le nom du roi : philippvs dn gsàtia FRANCORVM REX ; au revers, l'invocation habituelle : xps vincit xps régnât XPS iMPERAT. Des gens qui veulent voir partout des allusions, prétendent qtte Philippe de ^'alois ne s'était fait paurtraire ainsi (|ue pour montrer à Édouard 111 qu'il saurait niaintenir son droit à la couronne de France. Notre opinion est que ce prince n'eut point une pareille intention. On a dit aussi, que, pour lui répondre, Édouard avait copié ces espèces; nous pensons que le roi d'Angleterre ne contrefit ces es[)èces que pour tirer quelques profits de cette contrefaçon.
Le roi Jean ht faire des deniers d'or à récu semblables à ceux de son père, mais il parait qu'on cessa d'en frapper
sous Charles V ; on recommença a en faibriquer, sous Charles VI, dès Tannée
^384. Lesécus d'or étaient alors d'or fin ; on en taillait 60 au marc , et ils avaient cours pour 22^ sous tournois.
Les anciens deniers d'or à Técu prirent le nomd'^cus vieils. ■
On continua de frapper de nouveattx écus d'or sons les règnes suivants, et, depuis Louis XI jusqu'à Louis XIV , ces écusT Âirent presque les seules espèces d'or monnayées en France : nous ne dirons rien des variations de leur poids et de leur titre pendant cette période. LdUanc a fait ce travail , dans la table dont nous avons déjà parlé, ^ ous ne le transcrirons pas ici. En modifiant le nom des écus , on avait aussi modifié leur type ; c'était bien la même légende, et, à quelques variations près, la même croix fleuronnée; mais la figure du droit avait disparu , et était remplacée par un écu de France , surmonté d'une couronne, et accosté de deux fleurs de lis couronnées, ou simplement de deux couronnes ; ce (\n\ fit que, dans le commencement, les nouveaux écus d'or furent nommés couronnes, ou cùuronnes de France.
On trouve , dans différents auteurs, beaucoup d'autres noms appliqués à l'écud'or; tels sontceux d'ct i^a la couronne, au porc-épic, à la salamandre, et surtout ceux d'écusaii soleil et d'écu sol. Ces dénominations , qui paraissent d'ahord bizarres, sont pourtant fort simples , et proviennent seulement de ee que , à la place de la croix de la légende , on remarque une couronne, un soleil , etc., ou bien que l'écu est accosté de deux porcs - épies ou de deux salamandres. Ces dernières espèces, il n'est pas besoin de le dire, ne furent frappées que sous les règnes de Louis Xll et de François P"".
On connaît en outre des espèees nommées écus • heaumes , parce que l'écu y était surmonté d'un heaume avec ses lambrequin.s. Ces jolies pièces datent du règne de Charles VI , qui faisait aussi des ydemt'wus'heaumet. Les écus - heaumes valaient -10 sous , et étaient doubles des écus à la couronne. La valeur des demi - heaumes était de
so sous.
L'empreinte des écus varia pende-
écu FRAPÏCE. lÊCUELLE 89
puis Charles VI jusgu'à Louis XII; mais Louis XII Taltera en y ajoutant ses emblèmes, et en y remplaçant quelquefois par des L les fleurs de lis et les couronnes du champ. Fr.mrois V ne se conteata pas d'imiter en cela son
t)rédécesseur; il renchérit encore sur ui; il remplaça quelquefois la croix que Ton voyait dans le champ, par une grande F , ou par son portrait , et altéra même Tautique légende xpsvincit, à la place de laquelle il mit les mots :
DEYS IN ADIUT0RIUUIfS1IKIIITBin>B.
Un écti , à l'effii;ie de ce prince, porte la date de 1532; c'est la première que I on trouve sur les monnaies françaises.
Après François I*"", le type des écus d'or reprit son ancienne simplicité , qu'il conserva jusqu'au règne de Louis xIV, époque où rusage de cette monnaie fut abandonné. Les écus d'or valaient alors 6 livres, c'est-à-dire, 120 sous, au lieu de 22 sous qu'ils avaient valu dans l'origine. Cependant, leur tailleet leur titre étaient restés les mé* mes ; mais le sou s'était altéré, et, d'argent qu'il était lors de la première émission des écus d'or, il était devenu de cDîvre. Voici , du reste, les ?ariations que l'écu avait successivement éprouvées cette valeur était de 25 sous en 1446; de 28 en 1473; de 33 en 1476; de 40 en 1516; de 45 en 1540; de fiO en 1561 ; de GO en U77; de 3 livres 15 sous en 1615 ; enfin, de 4 livres 6 sous en 1G33.
Ainsi qu'on vient de le voir, l'écu primitif était une monnaie d*or. On fit, en 1580, des monnaies d'argent qu'on nomma quurt et clenii- quart d'écu,
Earce qu'elles valaient le quart ou le uttième de cette monnaie, hes. quarts d'écu étaient à 11 deniers de titre; on en taillait 25 î au marc, et ils valaient 15 sous ; les demi-quarU étaient aussi à 11 deniers de titre, et ils valaient? sous 6 deniers. On vient de voir, en effet, que dès 1577, l'écu d'or avait été porté à 60 sous.
Le cardinal de Bourbon, Louis XIIl et Louis XIV firent frapper des quarts d'ecn. T e type de ces pièces resta toujours le même, ainsi que celui des huitièmes d ccu j on y voyait, d'un côté, le nom du roi autour d'une croix ffleor-
delisée , et de l'autre , l'écu de France, surmonté d'une couronne, avec la légende BENBD1CTW 81T nOMEIT DO- MINI. Sous Henri III, l'écu de France fut accosté de deux H; mais , depuis, cette lettre fut remplacée par les chiffres un ou VIII, destinés à indiquer la valeur de la pièce par rapport à récu d'or.
Henri IV fit frapper des pièces d'argent qui prirent le nom de demi-écu, parce qu^ellei valaient 30 sons. Elles représentaient , d'un côté , TefOgie du prince , couronnée de laurier ; dans la légende se lisaient ses titres , et à l'exergue , les deux mots demi esc y ; de Tautre côté, on y retrouve encore la légende chrîstvs viiscit, etc., avec récu de France , accosté de deux H couronnées , et surmonté d'une couronne fermée; à Texergue, on lit la date 1589.
Du temps de Louis XIII , on fit une monnaie d'argent qui , pour le type, était à peu près semblable au demi-écu de Henri IV , mais aui était le double en poids. Comme" elle valait 60 sous, aitisi que l'écu d'or, on lui donna le nom d'écu blanc. Ce fut rori}iine de notre écu de 6 livres. Nos pieees de 3 livres ne sont qu'un demi-écu, et nos pièces de 30 sous un quart d'écn. On cessa frapper des écus, lors de l'introdactîon du système décimal dans les monnaies, et aujourd'hui ce n*est plus que par abus que l'on donne encore quelquefois le nom d'écu de cent sous a la pièce de 5 francs.
Écu d'ob (ordre de 1'). Char* DON (ordre du).
ÉcuAOE ou Écu I AGE , Sculafj'tum.
C'était ainsi que Ton désignait au moyen âge le service d*écuyer dû per un vassal à un seigneur particulier on au roi , et quelquefois aussi le droit pécuniaire dont Tacquittement tenait lieu du servicç militaire (*).
EcuBLLB (droit d'). On désignait par ces termes les libéralités que les rois de France accordaient aux pauvres sur leurs biens. En 1173, Louis le Jeune accorda le droit d'écuelle aux pauvres de Corbeil. On appelait nrchers df l'cciœUe ceux qui étaient chargés d'arrêter les gueux et les mendiants.
(*) Voyez du Giiigeniawtde<StfitAyinM»,
ScBiTi* C'était )e nom que l'on dos* naît autrefois, à la cour de France, aux
logements des écuyers , pages , gens de ïivrée, etc. Il y avait la grande et la petite écurie du roi. Dans la pieniicre étaient lea chevaux de guerre et de manège ; dans la seconde, les chevaux que Ton attelait aux carrosses, choises, calèches , etc. , du roi , du dauphin et des enfanta de France. Les pages dea deux écuries remplissaient à rarmée roffioe d aides de camp des aidea de eamp du roi.
EflOTBl , smitl/er, armiger , ioutO' • rbif. Cétnit, à répoque de la chevalerie , (m degré de noblesse inférieur à celui de chevalier. Il se prenait comme iynonyme de bachelier » daaioii>eau , Tariet, etc.
Comme on ne pouvnit parvenir h être chevalier qu'après avoir passé par le grade d'écuyer, les nobles , dès que leur fils était sorti de Tenfance , le plaçaient au service d'un chevalier, pour apprendre le métier des armes. Il portait d'abord le titre de page. C'était seulement i l'âge de 14 ans. et après être sorti des pages, qu^il pouvait être admis au nombre des écuyers. Il était alors présenté à l'autel par son père et . sa mère , qui chacun tenaient un cierge à la main. Le prêtre prenait sur Tautel une épee et une ceinture , qu'il lui attachait après les,avoir bénies a plusieurs reprises.
Les écuyers étaient attachés à la cour
des hauts seigneurs et des chevaliers qu'ils servaient, et ils se divisaient en plusieurs classes, suivant les diftéreots emplois auxquels ils étaient destinés.
Ainsi il y avait des écuyers de corps , des écuyers de chambre on ehrifiibellans , des écuyers tranchants , des écuyers décurie, charges de dresser les chevaux,. et enoii des éeuyers d^ktmneitr.
L'éruyer de corps étriit pnrticulièrement attaché a la personne du chevalier; il raccompagnait presque partout, portait son heaume, son armure, son bouclier, ses gantelets, sa bannière, avait soin de ses armes et de son che- ▼al , tenait l*étrîer quand ji montait à cheval, Farmait au moment du combat, It* relevait s'il était renversé dans la mêlée » et lui reudait en un mot upe
foule de services, comme aorait pu faire un domestique.
I/écuyer de la chambre avait principalement inspection sur la vaiaselled'or et d argent.
L*écuyer tranchant, toiûoiira debout dans les festins et les repas , avait pour fonction de découper les viandes et les iaire distribuer aux convives*
L'écuyer d'honneur avait à Tarmée la sarde des prisonniers faits par son maître; dans les châteaux il taisait les honneurs delà maison, préparait le bal, servait le vin du coucher, marquait au^ hôtes leurs chambres, et les y oondui* sait.
Un écuyer , quelle que filt sa naissance, s'il se trouvait dans une conipagnie de chevaliers, s'asseyait aur un siéiie pins bas que les leurs, ou un peu en arrière ; il ne mangeait pas à leuf table, et s'il avait l'audace de frapper ' UQ chevalier, il était condamné à perdre le poing.
Les écuyers combattaient aussi dans l'occasion. Plusieurs figurèrent au combat des trente; et ce fut un simple écuyer, appelé Jacques de Saint-Martin, qui tiin Chandos en 1369.
Après l'extinction de la chevalerie , le titre d'écuyer servit à qualiUer la no* blesse du dernier ordre, ^n arrêt du parlement de Paris, du 13 août 16(33, défendait a tous ceux qui n'étaient pas gentilshommes de prendre la qualité d'écuyer, sous peine de 1,600 livres ^ d'amende; et cette prohibition fut renouvelée par des déclarations de 1684 et de 1702.
A la cour, on appelait enoore éeoyeri les officiers qui étaient chargés de la surveillance et du gouvernement des écuries du roi ou d'un prince. La charge de grand écuyer était une des dîgnitég les plus considérables de la cour. Celui qui en était revêtu dispof-ait de presque toutes les charges vacantes de la grande et de la petite écurie , ordonnait de tous les fonds employés aux dépen< ses des écuries et hnrns du roi , et donnait permission de tenir académie pour instruire les jeunes gens dans les exercices de la guerre. Pour marque de sa charge, Il faisait figurer de chaque côté de son écusson l'épcc. royale dans le fourreau , avec le baudrier. £a e£fet t
mœwn FIAKCB. inél tl
dans les entrées solennelles des rois , il marchait immédintement devant eux, en portant cette é\)ve. Il avait aussi sa place à leurs funeraillps , et nlnrs les chevaux et les harnais qui av.uenl appartenu au prinee défunt devenaient ta propriété.
On appelait par abréviation le grand écuyer M, le Grand. Cinq-Mars fut le plut célèbre de œox qui portèrent ce litre.
?îous croyons devoir donner ici la suitp dos grands écuyers de France, autant Que cette suite peut être établie d*aprèi les titres.
i>94' R^R^r, maître da l*4oaiI« mI, za()&. Pierre Geutien.
. »9$. n<>i)ys cl(> Mdua «t iaeqoM GttattiB, «Mmibilt, 1*99. Gttitlebaud.
iSoo. Oifin GrtiiciM.
i3i6. Ouitldumn Piad^
, Jraii n.ll.lill«.
i325. GilIc.H (le Clamart.
x33o-i333. Philippe de« Ifoailhn.
i335. Oudart de» Taule».
t344. Hrori d« Lyena».
t345. Giiillauine (ic Rnncvwt.
1^^^' I Guillaume dr Champagne, dit l« Mtêekat.
jM\. Mnrtpipt du Mesnil.
1373. Tronillart dpCaffort.
«376. ColUrt de TvaoMe.
1 397. Robert de Momloacet.
i3q9. rhlli|ipf 'Ip d r 'smo, dit Conlffirr, i4i'' Jean df K.'icTiiit'M ou Kermien.
14 1 3. Jcau dn Dici, dit BiirtPM»
t4>9- Andrc de Touiunjoo.
l4>0. Hurl de Corbic.
Hugues de Noër.
t4as' I Froticr.
Jean du Vernet, dit le Camus dt Bfaulim. s43l. Pothon de Xaiiitrailleai i453> Taonegoi du ilhàtel.
1471 } Guargue«*lle,
1407. Charles de Bigni.
itlt \ ^7**"' *e<ffiMor de ▼illim.
\.iH. Pierre M d'Crfé.
1&06. Oaleai de Saiai4«veriii, fil» da Aobert, estai* de Ceiataou
1S2S. Jacques de Gcnouiitac, $(4gnenr d'Ader.
îttii. Glande Ooufflrr, duo de Rouant.
1570. Léonard Chabnt. i nnite de rh.irny.
1^8}. Charles de Lorraine, duc d'£U»Mif «t conte
d'Hnrcourl.
1601. Belkgarde.
»!•*. Géaar-Augoste 4* Thmci.
les*; I a«gw *• Salm-lwi el 4» IkeruMi.
1640. Henri d'Effiat de Citiq-Mars.
1643. Henri de Lorraine, comte d'Harcoart. 1666. Louis de Lorraine, eomte d'ArraagnM. 1677. Henri (le Lormine, comte de Brionn«t eq
▼ivaaeedii pri'p/'dent, son père.
1718. Charles dp î orr ; ni' Armagnac, idem. 1791. Le Mfate de iinojiaf ^ il eserfait dcyoi^ 1744,
f 76t-t79». 1* prince de Laitbesc.
En 1S04, N^miUqii rétablit la cbarfe de crand écuyer et la conSa à Caolaineourt qn'il fit me âr-
Vi renée.
Esi 1814. la charge fut maiotenoe, hlii* fui rUcc «n titulaire impérial et rmtt *acul« dorant tunt i« tenpa de la rekliiurnlion.
Tous les dignitaires dont la liste précède n'ont pas joui dVgales prérogatives. L'écuyer était anciennement subordonné au connétable et aux maréchaux France. Quand ces grands otOciers reçurent le commandement des armées , les maîtres de Técurie eurent seuls la surintendance de récurie du roi. Phih'ppe de Geresme est le premier qui ait été qualifié grand maUre de i' écurie du roi , et Jean de Guarguesalle le premier qui ait pris le titre de grand écuyer. Selon d'autres, cependiiiil, ce dernier titre ne remonte qu'à Alain Goyon, dont les successeurs continuèrent à le porter. Du reste , la charge de grand éeuyer ne lut érigée en office de la couronne qu'en inoi , en faveur du i»eau Bellegarde, qui tut tour à tour mignon de Henri 111 , amant de la maîtresse de Henri IV, Gabrielle d'Kstrées, puis, au dire des courtisans, amant de la reioe Marie de Médicii (1601).
Le grand écuyer avait sous ses or*
dres les premiers écuyers dê la grande et de la peiUc écurie, f second de res officiers avait le gouvernement des (»ages, et c'était lui qui donnait la main au prince pour l'aider à monter en car* rosse ou à en descendre. Afrcs les deux premiers éruyers , venaient les écuyers de quartier y qui mettaient les éperons au roi et lui tenaient l'étrier , et les écuyers cavalcadoure, intendants des chevaux à la main.
\:écuyer de boucJ^ était l'officier chargé, lorsque le roi mangeait à son grand couvert, de faire déguster chacun des plats au maître d'Iiôtel , avant de les remettre aux gentilsiiommes ser- Tants qfti les portaient sur la table.
La plupart de ces charges furent rétablies sous l'empire et sons la re.stau* ration ; mais elles ont été définitivement supprimées en 1830.
EDéB (Michel) , chasseur au 16* régiment , né à Carentoire (Morbihan), était seul à la ^arde d'un canon, lorsqu'il fut attaque par un peloton enueini.
97 SDÉUKaC L'UNIVERS. BHMBOWBir
Il se défendit avec tant d*opiniâtreté , guMMonna à ses camarades, qui étaient a une i;rande dislance, le temps d'arriver et (Je sauver la pièce qu'il défendait. Il mourut des blessures qu'il avait reçues dans cette action.
Kdelînck (Gérard), l'un des plus célèbres graveurs du dix-septième siècle, naquit à Anvers, en 1640 ; il étudia d'abord sous Corneille Galle , graveur de paysages assez distingué, et vint ensuite à Paris, travailler sous la direction de Poiliy, pour lequel il lit plusieurs estampes que ce grand maître ne dédaigna pas de signer. Louis XIV entendit enfin parler de lui , et le déeida a rester en France en le chargeant de plusieurs travau.\ importants. Il n'est donc pas vrai, ainsi que le disent toutes les biographies, que Louis XIV ait,
f)Our illustrer la France, fiiit venir Kdeinck de son pays. Cet artiste était venu en France de lui-même, pour y apprendre Tart de la gravure, qui y était parvenu à un plus haut degré de perfection que partout ailleurs.
Quoi qu'il en soit, il fit une révolution dans l'art de la gravure : avant lui, on ne connaissait que les tailles carrées, et le travail des graveurs péehnit par la monotonie; il inventa les tailles en losange, et, par la diversité de ces tailles, par la manière dont il les assembla , il parvint à donner de la variété à son travail , sans s'écarter des règles prescrites par le goût le 'plus pur et le plus sévère. Il fut le premier graveur ç|ui chercha à faire distinî2;uer la matière des objets , et à donner de la couleur aux gravures.
La preniière gravure que Louis XIV ait vue d'Fdelinck est le Saint Jérôme de Philippe de Champagne ; ce fut le Brun qui présenta cette belle estampe au roi et 9 Colbert. et c*est à cet ouvrage qu'Edelinck dut d*étre employé par le gouvernement.
Il serait impossible de citer tous les ouvrages qui composent l'œuvre d*Édelinck. Le nombre de ces ouvrages dépasse trois cents; mais parmi eux, on distingue la Salnfe famille de Raphaël (d'après le tableau du Musée); c'est cette belle estampe qui a fait la réputation dT.delinck , et qui l'a placé au oonibre des maîtres i le Christ aux an-
ges et la Madeleine , d'après le Brun ; le Moïse de Ph. de Champagne; la Fa^ mille de Darius, à laquelle l'artiste travaillait lorsqu'il mourut, et qui fut achevée par Drevet le père.
Parmi les portraits que Ton doit au burin d'Édelinck, nous citerons ceux de le Brun, de Drsjardins , de Rigaud, de Philippe de Champagne (ce portrait était celui de tous ses ouvrages qu'il aimait le mieux); ceux de Santeuil, de Dizler , de Léonard , à'Armmd, de Drydeiiy de Descartes y etc.
Edelinck était professeur de la petite académie établie aux ûobelins pour l'instruction des tapissiers, et membre de l'Académie de peinture et de sculpture depuis 1677. Il mourut en 1707, à râge de soixante-six ans (*). 11 signait G. Edelinck ou Edelinck Eques les estampes qui étaient entièrement de .
lui , et Edelinck seulement celles dans lesqifelles il avait été aidé par son frère Gaspard et par'Pitau, qui disait les fonds.
Ses élèves furent Gaspard et Jean Édelinck, ses frères ; Nicolas Édelinck, son fils, et Trouvatn. Gaspard signa G. Edelinck y comme son frère, avec lequel on le confond quelquefois.
ÉDE^A^£S, peuplade alpine, qui, lors de la conquête des Gaules par les Romains, habitait le val d'Kgnan , aujourd'hui compris dans le département de l'Isère.
EDXiThOBSN (**) (bataille d'). On désigne sous ce*nonl une des actions livrées par les armées du Rhin et de la Moselle avant la conquête de Télectorat de Trêves, laquelle fut achevée le 8 août
La vilh de Kaiserslautern , sur laquelle les deux uénéraux Moreau et Michaud marchaient concentriquement , est couverte par une chaîne d'escarpements où s'élèvent Trippstadt, Edenkoben et Neustadt; ces positions étaient occupées depuis deux mois par l'ennemi, et fortifiées par des aoatis, des retranchements et une nombreuse artillerie. Elles ne tinrent pas contre
(*) On voit qu'il n'est pas né en 1G49, comme le diient tontes les biograpliies.
(**) Petite ville, aujourd'hui dépendante de la Bavière (kkndooauQissariat de Landau).
. imteB FRANCE. àmuàE M
reffort réuni des deux divisions. La bataille d*Edenkoben se livra le 14 juillet, et Moellendorf évacua Kaisersiautern.
ÉDESSE (principauté d'). Biuidouin, frère de Godefroi de Bouillon, envoyé ^par ce princ<>, avec Tancrède, dans l*Asie Mineure, avait à sa suite un prince arménien nommé Pancrace j qu\ avait été ciiassé de ses États par ses propres sujets, et qui lui iît entrevoir la possibilité de fonder un royaume chrétien en Arménie. Séduit par les promesses de cet homme et par la perspective d'une rapide et brillante conquête, il résolut d'abandonner Tarroée chrétienne avant qu'elle fût arrivée devant Antioche. En effet, il quitta le camp pendant la nuit, avec environ 1,000 fantassins et 900 cavaliers , et s'avança dans l'Arménie sans rencontrer un ennemi qui pilt l'arrêter. Les villes de Turbes.sel et ' de Ravenel tombèrent en son pouvoir, et ie bruit de «a marche triomphale parvint bientôt jusqu'à Édesse. Cette ville , ancienne métropole de la Mésonotamie, avait jusqu alors conservé, grâce à un tribut qu'elle payait aux Sarrasins, une sorte d'indépendance; les chrétiens du voisinage s'y étaient retirés aver leurs richesses, et en avaient fait une ville populeuse et opulente.
Baudouin y fut appelé par les habitants et par un prince grec nommé Théodore ou Thoros y qui conunandait au nom de l'empereur de Constautinople. Il fit solennellenaentson entrée, et peu après, Thoros l'adopta publiqueilient pour son fils et le désîgnn nomme son successeur. La cérémonie se fit à la manière orientale : le prince ^rec fit passer Baudouin entre sa chemise et sa chair nue, t lui donna un baiser, cérémonial que . épet,i sa vieille épouse.
Baudouin fit une expédition contre Samosate, qui n'était qu'à quelques lieues d'Fldessp, rt revint chargé de butin, mais sans avoir pris la ville. A son retour, une sédition à laquelle il ne lut pas étranger coûta la vie à Thoros, et il fut proclamé à sa pkice. Il acheta alors , avec les trésors que lui avait laissés son père adoptif , la ville de Samosate et plusieurs autres places qu'il n'avait pa conquérir par les armes; et ainsi fut constituée la principauté d'Édesse, qui , jusqu'à la seconde croisade,
fut un des plus formidables boulevards de l'empire des Francs du côté de VEa*
phrate. Baudouin appelé, en 1100, au
trône de Jérusalem , laissa le comté d' Édesse a son cousin Baudouin II, seigneur du Bourg en Rethelois. Mais celui-ci fut, bientôt après, fait prisonnier dans une expédition contre les Turcs, et Tanrrède fut choisi par les habitants pour gouverner la principauté pendant sa captivité. Le prince obtint, au bout de cinq ans, la liberté; mais il fut appelé, en 1118, à succédera son cousin sur le trône de Jérusalem.
Il eut pour successeur au comté d*Édesse, Joscelin de Courtenaij son cousin, auquel il avait fait don, en 1107, de la partie de la principauté qui était située sur les rives de l*Eophrate. Celui* ci se signala tellement dans diverses expéditions contre les Sarrasins , gu'il mérita le surnom de Grande qui lui est donné par divers auteurs et par son fils, dans aes lettres de l'année 1184. Il mourut en 1131.
Son fils Joscelin II lui succéda. « Ce prince, surnomme ie Jeune, dit du Gange (*), fot très-libéral et vaillant de sa personne , mais adonné extraordinairement aux femmes, à l'ivrognerie, et autres vices qui ie plongèrent, avec le temps, dans le malheur, et lui firent perdre en un moment ce que son père avait acquis avec beaucoup de ploire et de réputation , et conservé avec beaucoup de peine. » En effet, Zengui, sultan de Mossoul, vint tout à coup, en 1141, mettre le siège devant É(fesse , d'où le comte était alors absent avec ses troupes. Malgré le courage des habitants , la ville fut prise d'assaut après vingt-huit jours de siège, et, suivant une chronique contemporaine , « le R glaive s'enivra du sang des vieillards « et des enfeints, des pauvres et des ri- « ches , des vierges , des évéques et des « ermites. » Cependant Zengui étant tiiort l'année suivante, Joscelin parvint à pénétrer dans la ville au moyen de quelques intelligences qu'il avait conservées avec les habitants; mais il ne put se rendre maître des tours, et le fils de Zengui, JSoureddin, étant accouru
(*) Histoire inédite des rojpaimiM et des priocipautés d'outre-mer.
M émn vm
au secours de la garnison, les chrétiens n'eurent phis d'antre moitié se 6au'> ver que de se faire jour à travers l'armée ennemie. 1,000 d'entre eux a peine, Joscelin à leur tête, échappèrent aux musulmans. Noureddin, maître de la ville, extermina les habitants^ et la détruisit (le fottd en comble. Cet événement eut un immense retentissement en Europe, et détermina ia seconde eroisade. Trois ans après, en 1148, le comte Joscelin mourut prisonnier dans la ville d'Alep.
Édit. On ajppeiait ainsi , dans l'ancîehne législation , ane eonstitntion générale émanée du roi, et qui devait être observée, soit dans toute Tétendue du royaume , soit dans plusieurs provinœs. ^
Les édits différaient des ordonnances en ce que celles ri embra'^soicnt ordinairement différentes matières , ou du moins contenaient des règlements plus généraux et plus étendus ; ils étaient , a ailleurs, pour In forme, sembinbles aux ordonnances et aux lettres patentes du grand sceau ; leur adresse était à An» prêtêtOs et à oenék* iokit, et ils n'étaient datés que du mois jet de Tannée , tandis que les déclarations commençaient par ces mots : ^ tous ceux «tfl ces pré8entê$ wrmnt, et étaient datées du jour, du mois et de Tannée.
Les édits n'avaient force de loi qu'après leur enregistrement, et c'était cette formalité qui leur donnait une date précise.
Nous allons donner la suite chronologique des principaux édits dont il est question dans notre histoire, depuis les temps ies plus reculés jusqu'à la chute de Tancienne monarchie. Nous n'y avons pas compris les édits relatifs aux réformés; nous avons réservé ceuxci pour en faire un artiele spécial , qui pourra être considéré comme un essai de chronologie législative des guerrès de religion en France.
29%, — Édit de Dioclétien. Cet édit, qiri fixait un maximum pour les prix des principales denrées , contient quelques dispositions spécialement relatives à la Gaule ; nous en donnerons l'analyse à Tarticle Maximum.
Mai 418. — Édit d'fJonorius. TouS les ans, à la fin d'août ou dans les pre*
¥BBS. ÉÊÊS,
miers jours de septembre , on tenait à Arles , suivant un ancien usage , les étnts des provinces méridionales de la
Gaule, qui formaient une association particulière, comprenant : la Viennoise, les deux Aquitaines, la Novempopulanie, les deux Narbonnaises, et les Alpes maritimes. On délibérait, dans cette assemblée, sur les intérêts des différentes cités, repreiseutecs par leurs magistrats OU leurs députés. Otte institu* tion, détruite par l'anarchie des trente tyrans et par les ravages des barbares , fut rétablie par Tédit adressé par Uonorios à Agrioola , préfet des Gaules. Gel édit enjoignit , sous peine d'amende , aux magistrats et aux députés élus de se rendre exactement aux assemblées.
Il ()résente, en outre, quelques particularités remaruuables. Ainsi on y voit que la ville dWrIes portait, dans la langue officielle de l empire, le nom de Constantine, oui lui avait été donné par Constantin le Grand, et qu^elle était le centre d'un grand commerce.
840. — Édit sur tes monnaies, ou édit de Pistes. C'est ainsi qu on désigne quelquefois un capitulaire donné dans cette ville par Charles le Chauve pour la réforme de la monnaie. <Voy« MoM-
149S. — Édit de Gharies VÏII , éHi^
biissant les mercuriales (voy. ce mot^ Deux édits furent ensuite rendus sur le même sujet par Louis XII, en 1498, et par Henri II, en 1551.
1599. — Édit He la Bourdaisière.
On nomme ainsi un édit rendu par François l" nu château de la Bourdaisière (aujourd'lmi du département d'Indre-et-toire), pour régler la ibraie des évocations.
10 juin 1536.— is'rfîYrfe Cremicu. On désigne quelquefois sous ce nom un règlement, en trente et un articles, donné par Firançois V , dans la ville de Cremieu , et 'dont Tob jet était de déterminer la juridiction des baillis , seueciiaux et sièges présidiaux, avec les prévôts , ehâtemins, et antres juges ordinairee inférieurs , et les matières dont les UM et le.s autres devaient connaître.
Mars 1645. —Védit de ChutUdoup ial donné par le même prime, à Cfaanteloup « en mars 1545 , pour confiroMT •t expirer Tédit de la ikwrdaiaiàM.
ÉMt
1550. — On donne \c nom d'édit des petite.'^ daff's h un édit public par Henri II , dans le but de réprimer les abilk qui 9e commettaient à Rome, ati èujet de la résîsn.ition des béné/îces.
1551 . — Édif des prtsidiaiix. C'était le nom que i on donnait à un édit, du mène prince, portant la création d'un certain nombre de présîdiaux ( voy. ce mot).
I5â6. — Ëdit punissant de mort les femmes et filles coupables du crime
d'avortement.
Février 1557. — Èdit touchant les mariages clandestins. Un Guise ayant épouse une fille de Diane, duèhesse de Valentinois , Montmorency voulut que son fils époU.sîlt Diane, fille naturelle du roi , veuve du diic de Castro. Hei)ri II y consentit; mais le jeune duc de Montmorency était déjà en;;a^é à mademoiselle de Piennes , Tune des i)lus aimables demoiselles de la cour. Le mariage a?alt été contracté secrètement. Pour le rompre , le connétable obtint un édIt Contre les mariages clandestins et qui annulait , par lin effet rétroactif, cèux
3ui avaient été contractes, même par es personnes majeures , avant sa public ition. Mademoiselle de Piennes fut enlevée et enfermée dans un couvent; cependant Fran(;ois de Montmorency dut, avant de contracter un second mariage , aller à Rome pour obtenir Tastentiment du pape.
1559. Au connTiencement du rèiinc de François II, les Guises, tout-puissants, voulurent rendre leur autorité populaire ; ils provoquèrent dans ce but la publication de quelques sases cdits:
un d'eux défendait le port des armes à feu ; un autre révoquait toutes les aUénoHons du domaine; et un troisîpmp portait que les candidats , pour remplir les places vacantes dans les tribunaux, seraient choisis par le roi sur une liste de trois sujets que présenteraient les juges. Dans la même année, après l'assassinat du pré^ttli'tit iMinard ^(nov. ce mol), fut donne un .édit régtiatnt l*henre de la levée des séances du parlement. Cet édit est souvent désigné sous le nom d'ordonnance miiiarde ou de minarde (voy. Minabd).
Juillet 1560.— <fes seconda noci^, dottttt pat Franf;oii II, dtfen-
dit aux femmes veuves qui se remariaient , de faire à leurs nouveaux maris des donations excessives, et leur avait enjoint de réserver aux enfants de leur premier mariage les hii n> qu'elles devaient à la libéralité de leur premier mari. Le chancelier de T Hôpital fut le principal auteur de cet édit.
INovembre 1563. — Védit des coiis{gnalions ou de la subvention des proces obligeait ceux qui voulaient intenter quelque action en Justice, à consigner préalablement une ceitaîne somme , suivant la nature et l'importance de l'affaire. Cet édit fut révoqué par une déclaration du 1*' avril 1668, puis rétabli [lar un autre édit de juillet 1580, lequel fut lui-même révoqu»' par un édit de février 1583, portant cl.iblissement du droit d'un denier parisis, durant neuf ans , pour tes épices des Jugements des procès.
Mai 1 567.-1 des mères ou édit de Saint Maur y donné à Saint-Maur par Charles IX, était ainsi appelé parce u'il réglait l'ordre dans lequel les mères evaient succéder 5 !e»irs enfants.
Janvier 1572. — Ldit de Blrague, C*esl le nom que Ton donne quelquefois à un édit fort remarquable redijié, au mois de janvier 1.572, par le garde des sceaux JJiraguc^ dans le but de favoriser les manufactures du royaume. « Afin «I que nos sujets, y est-il dit, se pois- « sent mieux adonner à la manufacture « et ouvrages des laines , lins , chanft vres et filaces, qui croissent et abon- « dent en nosdits royaumes et pa\ s, et « en faire et tirer le profit que fait l'é- « tranger , lequel les y vient acheter <i communément à petits prix, les trans- « porte et tàil mettre en oeuvre , et « après apporte les draps et linges qu*il n vend à prix excessif, avons ordonné, etc. " Viennent ensuite des prohibitions mises à l'exportation des matières premières, et à l'importation des matières ouvrées (voy. Dovàiibs , t. Yt »
JaiiNier lo72. — On connaît, sous le nom d'édits (tJmboise, deux ordonnances rendues la môme année dans cette ville, uar Charles IX, sur l'administration ae la justice. La première déterminait la maniève dont la police devait être fidte à ravenir dau I« dtf^
France. edit
INI tforr
férentes villes du royaume. La seconde, beaucoup plus importante, ii*avait guère pour objet quç de régler la jaridiction
des prévôts dos mnréchaux. Nous mentionnerons plus loin , parmi les édits rolatifii aux réformes , un troisième édit d'Jmboise , qui eut plus de reten* tissement que les deux doât nous Tenons de parler.
Février 1580. — Édit de Melun. Ce règlement, donné à Paris par Henri IIT, fut ainsi nommé parce qu'il fut publié sur les plaintes et remontrances du clergé de France , assemblé dans la ville de Melun. Il avait uniquement pour objet de régler des pointsde discipline ecclésiastique.
1582. — Édit touchant la réforme du calendrier grégorien.
iSS4.— Édits bursaux, Cest le nom que Ton donnait aux édits et déclarations qui n'avaient pour objet que de l^ire entrer de Targent dans les caisses de TÉtat , comme les édits relatifs aux créations d'offices, aux nouvelles impositions , etc.
Ce fut sous nenri III que commença à s'établir le déplo rable usage de fiiirereoevoir par force dans les lits de justice les édits bursaux dont le parlement refusait l'enregistrement. Vingt-sept édits semblables furent ainsi enregistrés dans ime même séance, le 16 juin 1586.
Ces édits, auxquels on donna le nom d'édiU guisarts, étaient aussitôt livrés aux partisans ituieus, qui avançaient la moitié ou le tiers des deniers pour avoir le tout. De leur côté, h's membres du conseil, les mignons , traliquaient aussi des emplois. Cependant le peuple , par ses plamtes menaçantes, obtint tout à coup la suppression de soixante édits bursaux.
Le grand nombre d'édits bursaux promulgués sous le ministère Mazarin
fut une des principales causes de la fronde. Le 15 janvier de Tannée 1648, où éclata cette guerre civile, le ministre conduisit le roi au parlement pour y tenir un lit de justice et y faire enregistrer d'autorité cinq édits bursaux, dont il avait besoin pour combler le déficit. Le premier de ces édits obli-
S sait les engagistes à payer une année u revenu des domaines qui leur étaient engagés pour sûreté de leurs avances \
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le second , sous le nom d^offices de police , établissait des droits sur le commerce , droits qui , disait-on , devaient rendre seulement 150,000 fr., mais dont le produit réel devait être triple suivant les marchands; le troisième édit créait vingt-quatre nouveaux maîtres des requêtes; le quatrième levait de Tnrîient sur les fraucs-fiefs; le cinquième créait des offices nouveaux dans les présidiaux et dans les cours prévdtales. Ces édits, qui soulevèrent partout l'opposition la plus vive , furent enregistres le jour même, mais ne furent reçus que le 33 avril. Cependant le surintendant des finances d*Emery fut sacrifié pour quelque temps h la vengeance publique.
Louis XiV n'avait pas oublie les traditions financières de ses prédécesseurs.
Le 17 avril 1669, comme ilse.prépa* rait à lutter contre l'Europe presque tout entière , il se rendit en personne au parlement pour y faire enregistrer devant lui, en lit de justice, un grand nombre d'édits bursaux, tandis que le duc d'Orléans en présentait d'autres à la cour des comptes , et le prince de Condé à la cour des aides.
Sous le règne de Louis XV, l'abus de^^ édits bursaux fut encore un des jeux ordinaires des contrôleurs généraux.
L'abbé Terray, înfBme erâture de Maupeou, accumula sur sa tête les malédictions pid)Ii(iues, en faisant un usage fréquent de cette funeste ressource. 11 faisait recevoir quelquefois jusqu'à onze édits bursaux en un jour, et le parlement , que Maiipeou avait désorganisé, enregistrait ce qu'on voulait.
Sous Louis XVI , le refus que fit le parlement d'enregistrer les édits bursaux fut un des actes d'hostilité qui firent le plus de mal à la cour.
1600. — Édit portant règlement sur le fait de$ taiUes, Le roi y déclara que la profession des armes n'anoblirait plus, et qu'elle ne serait pas censée avoir anobli ceux qui ne l'auraient exercée que depuis im, c*fest-à-dire depuis Té- Aoque des guerres de religion. Dès lors le gentilhomme ne fut plus celui qui avait servi dans les armées ou qui avait acquis des fie& nobles (car l'ordonnance de Blois de 1579 avait supprimé la noblesse acquise par les fiefs ),, mais celui qui était issu de race noble ou qui avait
L'UNIVERS
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FRANCK
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feçu des lettres d'anoblissement , ou entin , qui possédait un office conférant le privilège de noblesse.
13 décembre teOA.—ÉdU de Pauleê^ ùaédlidepaukUe. Cet édit, ainsi appelé du nom de son rédacteur, le président Paulet, avait pour but d'établir sur les offices un droit annuel , lequel fut aussi connu sous Je nom depaulette (*) , ou droit de paufefte. On donna aussi à rédit de paulette le nom A'édit des femmes, parce qu'en payant la paulette, les femmes pouvaient conserver, après la mort de leurs maris, les offices qu*il8 avaient possédés.
Juin ie09. —Édils des duels.Vlusienn édits furent successivement publiés pour réprimer la manie des duels; les plus célèbres sont ceux de juin 1009 et celui qui fut rendu en 1613 par Marie de Médicis, à foecaston du meurtre du vieux b.'iron de Luz par le chevalier de Guise. Dans cet acte le roi déclarait formellement qu'il ne ferait jamais grâce aux duellistes. Cet édit tut violé par la reine même , quelques jours après !n publication. Le même chevalier de Guise ayant tué le fils du baron de Luz, non^seulement on ne le poursuivit pas, mais on le combla de faveurs , parce qu'alors Marie dp Médicis s'était retournée du coté des Guise.
' Deux autres édits furent encore publiés cotttre les duels par Louis X IV , nu mois d'août 1679 , et pnr Louis XV, en février 1723. C'était à ces deux derniers édits qu'on donnait plus particulièrement le nom à*édUt det duels, (voy. Di'ET.s. )
10 octobre 1620.— Édit pour la réunion delà basse Navarre et du Béam à la comxmM, pour l'éreetion du conseil de cettR province en parlement, et pour la restitution des biens ecclésiastiques que les huguenots y possédaient depuis 156Ô.
11 y avait plusieurs années que cette affaire donnait lieu à de vives querelles. Luynes , cédant aux remontrances du clergé , avait déjà fait rendre , en 1617, un édit dont l'objet était le même. Cependant, les états de cette principauté navarraise plutôt que française avaient résisté et deiûanaé ui» sursis. Une
(•) Voyez Paolette.
guerre de religion devint bientôt imminente dans le Midi , oii tous les protestante se montraient disposé:» à défendre b cause des Béarnais ; enfin, en 1620, Louis Xm déclara qu'il irait fairt^ enrefrïstrer lui - même l'edit de 1617. BassQuipierrc fit promptement passer la Garonne à son armée. Les Béarnais, comptant sur la saison avancée et sur l'âprelé de leurs montagnes, ne croyaient pas que le roi viendrait jusqu'à eux ; ils se trouvèrent pris à I im- . proviste. Le roi entra à Pau lé 15 octobre. Mais la soumission de la province ne dura pas plus longtemps que la présence de Louii> Xlli au pied des Pyrénées.
Novembre 1 G 37. — Édit de contrôle.
(-'est le nom sous kquel on désignait les édits qui avaient établi, pour les actes publies, la formalité du eontrdie.
Le premier édit de ce nom est du mois (le noveml)re 1637; il avait pour but dVmpécher les abus qui se commettaient en matière bénéficiale, en créant , dans chacune des principales villes du royaume , un contrôleur des procurations pour résigner, présentations , collations et antres actes concernant les bénéfices.
Le second édit de contrôle, daté du mois d'août 1669 , dispensait les huissiers et sergents de la nécessité de se faire assister de deux rccors , et ordonnait que tous les exploits, à l'exception de ceux qui concernaient la procédure de procureur à procureur, seraient contrôiés dans les trois jours de leur date, à peine de nullité.
Le troisième, du mois de mars 1698, portait que tous les actes des notaires .royaux , apostoliques ou seigneuriaux, seraient contrôlés dans la qumzatne de leur date.
Le quatrième, du 14 juillet 1699, portait que les actes sous seing privé seraient contrôlés, après avoir été reconnus.
D'après le cinquième, en date du moistrdctotNre 1705, tons les actes sous seing privé, à l'exception des lettres de cnanîie et des billets à ordre ou au porteur , devaient être contrôlés avant d'être présentés en justice.
Enfin, le sixième et le septième édit de eontrôle, en date du mois de dé-
T. vn. 7* lÀoraiion. (DiCT. inctcl., ktc.)
^ MùVf L'UNIVERS.
KBIT
cembre i7ZJî et du mois de mars 1739, créaient des eontrôleun des fiers ri»
fér&iidaires dans tous les parlements, cours et juridictions du royaume , à l'effet d'y tenir registre dé tous les dépens taxés par les ma^'strats ooodqs sous le nom de tiers réterendaires.
21 février 1641.— Éditenregistrédans un lit de justice au sujet des attributions dit partemerU, Par cet acte , dont le but était d'établir systématiquement le despotisme en France , Louis XIII , de sa pleine autorité royale, déclarait que les parlements u'avaient été établis que pour rendre la justice. Il leur faisait très -expresses défenses de prendre, à l'avenir , connaissance d'aucunes affaires qui pussent concerner TÉtat; il ordonnait que tous les édîts vérifiés en sa. présence, lui séant en son lit de justice, lussent immédiatement exécutes; que ceux qu'il envoyait à ses cours , sur Je gouvernement et administration defEtat, fussent publiés et enregistrés sans que le parlement en prît môme connaissance; qu'aucune modilication ne pût être apportée par la cour à ceux c|ui concernaient les finances , Uaquela edits devaient être enregistrés, toute affaire cessante , à moins que le roi ne jugeât à propos d'y faire queluue changement. Enfln> attendu <^e le parlement avait désobéi à un édit qui créait quelques charges de conseillers, le roi, pour faire connaître aux récalcitrant^ que de loi dépendait Ut suppression comme la création des charges, supprimait les offices du président et des quatre conseillers qui avaiejit (uanifesté la plus vive opposition.
15 mars 1644. — Édit du toisé. Par cet édit , le surintendant des finances, d'Émerv, voulut remettre en vigueur une ordonnance de lô48 , qui faisait défense, aux habitaots de Paris, de prolonger leurs faubourgs, et de bâtir au delà de certaines limites, sous peine de démolition et d'amende. Cette ordonnance, qui o*a^ jamais étéeiécotée, était tombée dans Toubli , lorsque, pressé d'argent, le surintendant s'avisa de ta faire revivre, et ordonna de toiser le terrain occupé par les nouvelles cons- ' tructions , pour forcer les délinquants à se racheter , à prix d'argent , des peines portaes poutre les oontraveotions.
Cet édit mécontenta toute la jpopui^»
tion , et ne fut qu'à graad*peuift fflk reîz;istré par le parleinent. (Voyes AB(<* PiALES, t. II, p. 7.)
Septembre 1644. — i^dit de remprunt, Vééh du iùiié n*airait pas rapporté tout Targent qu'on en espérait ; le contrôleur général d'Éraery résolut d'y suppléer par un en)|)runt" forcé ; il fît donc annoncer que le 5 septeuibrti 1614 la leine conduirait le roi au par* lement pour y tenir son lit de justice, et y faire enregistrer , en sa présence, un édit en vertu duquel 1^600,000 iiv.
de rente sur les aides seraient distribuées au denier douze, aux plus riches habitants de Paris, et 800,000 livres de rente sur les cinq grosses feriues sexaient partagées aux mêmes eoaditioat aux habitants des entres bonnes villas du royaume. Mais, comme on craignait l'opposition du parlement , on renonça à tenir le lit de justice, et Tavoeat général Orner Talon lit à l'édit de notables cliaiifiements. Ainsi , il réduisit l'emprunt forcé à 1 million pour Paris , et a 500,000 livres pour ie^ autres bonnes villes ; il y ajouta en outre la condition que les financiers et les gros négociants seraient seuls compris dans la répartition de l'emprunt forcé. Aialgré ces «Rangements , qui témoignaient as^ du mauvais vouloir , du peu dMutelligence politique, et de l'égoîsme du parlement , Alazariu s'estima encore Iveu* reux d'obtenir ainsi la miHioos de Iiv. qui lui étaient indispensables pour entretenir les quatre armées des Pays- Bas , d'Allemagne , du Piémont et de Catalogne.
1646.—^ diê tarif. Il fîit ûivsnté par le même surintendant des finances pour soumettre au droit de consommation toutes les denrées et uiarcliaodises entrant dans Paris. Il ftit enregistré , le 10 décembre , par la cour des ' aides; mais il excita ailleurs de vives résistances, et ne fut enregistré qu'au bout d'une année par le panemenl.
1655. ~ Edit pour rétablissement dtt papier timbrée Cet édit fut senmnreàé en 1G73.
1669. — Ëdit portant que le corn* merce de mer n'emporte i^dévogennee
à la noblesse.
10 février 1678. — par lequel
^DiT FRANCE. àmt 9d
Louis XIV déclara que la régale s'é* leniiMI sur tous letdiaeèMS de mm»,
à l'exception de ceux qui en rtaient exempts 5 titre onéreux. Deux évoques, csux d'Alet et de Pamiers , refusèrent ma\B de te tomnettre k eet édft.
1679 — Édit ordonnant le rétablissement des ehaires de droit eivil à l'école de droit de Parts. ( Voyez Écoles de droit.)
Mars 1683.— Édit GOnflnnaiitla Déclaration du clergé. (Voyez ce mot.)
16,01 . — \'F.(Ht des terrien, fut ainsi nonuné narce qu'il ordonnait le dépôt des terriers de la couronne à la chambre des comptes de Paris.
Décembre Î69l. — On nppelnit édit des insinuations ecclésiastiques, un édit portant suppression des anciens offices vtc^fjters des insinuations ecclésiastfqites, et création de nouveaux greffiers pour iDSÏDuer tous les actes cou- Cfmant fes titres et capacités des ecclésiastiques, etc.
Véditdes insinuations laïques, rendu en décembre 1703 , portait extension de la formalité de nnsînnation è tonf les actes translatifs de propriétés et autres dont il contenait l'enamératton.
(Voyez Insinuations.)
Aoiit 1602. — Édit portant création de maires perpétuels et d'anesseurff ■ dnns 1rs hôtels de Tille et COmnitlnantes du royaume.
1694. — Édit de Louis XIV accordant aux jprinees /égfi^;mériui rang fnteimédiaire entre la princes du sang et les pairs.
Le 2 août 1714. fut enregistré au parlement un édft ou méHie prmee, qui
appelait à la couronne les pnnces légitimés et leurs descendants , au défaut des princes du sang. Une déclaration du 23 roat 17-15, en confinnant cet édit, rendit Tétat des princes légitimés égal en tout à celui des princes du sani'.
Mais le récent, par un édit de 1717, révoqua celui de 1714 et la déclaration de 1716, ne laissant aux princes légitimés que les honneurs qui leur étaient attribués par l'édii de 1714, et réser- Tant au roi de statuer sur l'entrée et séance au parlemeot., et sur les honneurs de la cour, par rapport au prince de Dombes et au comte d'Eu. Mais l'année suivante , le roi rendit , dans le
lit de justice tenu le 26 août aux Tuileries, on édit qui réToqnaît non-seulement celui de 1714, mais même celui dis
169â. — Édit célèbre concernant la juridiction ecclésiastique et les appels
C0M)me d'abus,
1710. — Édit enregistré h la chambre des vacations, le 26 octobre, concernant Rétablissement de la levée du dixième sur les revenus de toutes les terres , mf'me de la noblesse et du clergé. Louis XIV ne tourîia pas sans répugnaïKîe aux privilèges pécuuiaires de ces deux castes , et , suivant Saint-Simon, il ne s'y drrida qu'nprès une consultation de doctodr.s de la Sorboruie , « qui déclarèrent que tous les biens des François étoient an roi en propre , et qtie quand il les prenoit, il ne prenolt que ce qui lui appartient. » La noblesse se montra fort mécontente d'une mesure « qni reodoit toute condition simple peuple. * Le clergé s*çn racheta par de grosses sommes , le peuple eu fut soulagé; et, en déGnitive, cet impôt sauva peut-être la France , dont la détresse était alors au comble. H rapporta 45 millions.
Mai 1711. — Célèbre édit qui ordonne ^ue tes nouveaux ducs auraient rang du jour. diB leur réception , et non de la date de îa première érertton de la terre érigée poin- eux en duché-pairie. Cet acte intervint à Poccasion de l'érection . do marquisat d*Antin en duché-pairie, ' et pour statuer sur le futile procès qui s'était élevé, en 1693, entre le marécnal de Luxembourg et les autres ducs.
SO août 1714. — Louis XIV enToteau parlement son testament, avec on édit portant que cet acte serait déposé au greffe de la cour , pour n'être ouvert qu'après la mort du w>î.
1" novembre 1750. — Éditdressé par le chancelier d'Aguesseau, et par lequel Louis XV fondt'it une noblesse militaire acquise de droit à ceux qui seraient parvenus au grade d'offîcier général, ou qui. arrivés nu grade de capitaine, pourraient justifier que leur père et leur aïeul avaient servi la France dans le nnèmegrade.
Août 1776. — Édit qui rétablit à Paris les six corps des marcliarids et 1rs quarante-quatre corporations d'arts et