‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 17 sur 97 · ÉDIT · texte numérisé non relu

ÉDIT

et l'on finit par adopter un projet d'édit qui diiterait peu de celui de Romorantin. Il laissait aux ëvégues la connaissance du crime d^hérésie, dont la peine ne pouvait excéder le bannissement.

Mais la tenue d'une assemblée religieuse était punie de la confiscation des oiens. Le climcelier essaya d'introduire en»

suite (l.ms la minute de l'édit quelques adoucissements j mais le parlement les repoussa comme des infidélités, et ne voulut accorder à l'édit qu'un enregistrement provisoire. La seule clnuse qui fût favorable aux protestants était celle qui prohibait a tout homme de s'enquérir de ce qui se faisait dans la maison de son voisin.

La publication de Vtdil de juillet fut un triomphe pour les catholiques.

C'était une concession que les parlements avaient arrachée h I.i reine et au conseil , qui étaient favorables aux protestants. Ceux-ci protestèrent et se plaignirent hautement qu'on leur enlevait une tolérance dont ils étaient légalement en possession depuis le commencement de Tannée.

17 janvier 1&6S. -^Édlt de janvier.

L'agitation toujours croissante des esprits, la crainte des Guise, et la défection d'Antoine, roi de rsavarre , forcèrent Catherine de Médicis, qui , nous l'avons vu, avait signé l'édit de juillet avec une grande répugnance , à se tourner tout à fait du côté des protestants, et à leur accorder des garanties uui leur assurassent une entière liberté ae conscience. File convoqua à S.iint-Germain, pour le commencement de j iiivier 1562, des députés des huit parlements de France. Ces députés avaient été choisis par le chancelier, dont l'esprit de tolérance était bien connu. L'assemblée rédigea, d'après les vues de la reine, un émt de tolérance, qui enjoignit aux protestants de rendre au culte catholique toutes les églises qu'ils lui avaient eidevées ; leur fit défense de prêcher contre les doctrines catholiques, d'empêcher la levée des dîmes, d'amasser des troupes ou des subsides, etc.; mais, d'un autre côté , suspendit toutes les peines portées jusque-la contre les hérétiques; et, enfin, autorisa l'exercice du culte protestant dar>s les campagnes, en In prohibant seulement dans les villes fermées.

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