DES EQUIPAGES
Équitubes, Equilitri, peuple gaulois dont le territoire était situé au nord de celui des '^fedu/liy c'est-à-dire de riUat de Cottui, elqni occupait, soit le district nommé Enire-Deux-Guiers , soit les environs d'Égouares , au confluent de la Durance et de l Ubaye, à 1 ouest de Savines. Dans le dernier cas, le territoire de ce peuple aurait été enclavé dans celui des Caturiges.
Ébabd (Sébastien), l'un des facteurs d'instruments de musique les plus célèbres, et celui dont les découvertes oirt été le plus utiles aux progrès de aen
■EâBD FRANCE. BttSACII iU
art, naquit à Strasbourg, en IT51. Il fit ■en apprentissage dans les aie iers de ■on père , qui était marchand de meubles, et se distingua de bonne heure par sou goût pour les études théoriques et par son caractère décidé et persévérant. A r;ke de seize ans, il vint à Paris , et neuf années s'étaient à peine écoulées, qu il jouissait deju d'une réputation brillante dans le monde musical.
Ce fut dans nn appartement que la du( liesse de Villeroi lui avait offert en son 1 10 tel qu'il construisit sou premier piano. Les pianos étaient encore pea connus en France , et le petit nombre de ceux (|i(i existaient à l'aris y avaient été importes d" Allemagne ou d'Auj^leterre. Bientôt rétablissement que fonda Érard, de concert avec son frère, devint le plus beau de l'Etirope. La harpe commentait aussi alors a se répandre en France : Érard perfectionna le mécanisme de cet instruMU'iit, comme il a^ait perfectionné celui du piano.
Toutes ses inventions étaient des diefs-d^œuvre decombiniiison, de précision et de Gni, des solutions à des problèmes qu'aucun autre facteur n'avait encore pu résoudre. Dès Tannée 1790, il avait fait un essai d'orgue expressif dont Grétrv, dans ses Mémoires et dans ses Essais sur kl musique, parle avec entbousia.Miie , nonunant cette découverte ia pierre philosopJiale de la musique. Trente ans pins tard, T^rard reprit la nu-iii" idée, et construisuit un or^ue qui, expose eu 1627, excita Tadmiratlon générale (*).
L'infatigable activité d Érard, et les contrariétés qu'il devait rencontrer souveiLt, avancèrent le terme de sa carrière. Il mourut en I8dl, à son château de la Muette (Passy, près de Paris!, laissant un nom qui brillera a jamais dans riiîstoire de l'art nutsicai , auquel il avait consacre les travaux de sa vie entière {**)» Ce n^était d'ailleurs pas seulement par ses rares talents qu'il avait mérité l estime de ses cuntemfK)rains. Passionné pour les arts, aimant
(*) Un inatruinent du même genre, mais uliis parfait ecicore , avait élê coiislruit par 1 habile artiste pour la ciiapeiie des Tuileries; il fut endommajjé en juillet i83o.
(**) Ses ma nu facture! à Paris et à Londres ont «é comiaiiées |iar son neveu.
à 9*entottrer d*artistes , il faisait un noble usage de sa fortune pour la prospérité des uns et Tencoura^ement des autres. Sa collection de tableaux était la plus belle qu^aucun particulier possédât alors en France.
KbB4CH (combat d") , en Soti;ibe.
L'armée du Ubin continuait, après la bataille de Biberach (fSOO), à s'avancer dans Tintérieur de TAllemagne. Le 17 octobre, le «ienral Saiiile-Suzainie , commandant l'aile, gauche, occupa les bois d'Ëhstetten et de Fapelau, dans la direction d'Erbach. Attaqué dans ia soirée , il repotissa vivement l'eniiemi .
conserva ses positions de la journée, et fit éprouver à ses adversaires des pertes considérables. D'un autre côté, Morean ayant appris mie le général Kray concentrait ses rorees sous les remparts <riJlm, faisait appuyer le çorps de Sainte-Suzanne par le général Saiu^Çyr, alin de jkouvoir lui porter secours dans le cas otj il serait de nouveau attaqué par des forces supérieures.
Jje lendemain, vers quatre heures du matin, plusieurs colonnes de cavalerie ouii ichienne vinrent, au grand ■:alop, se
Krecipiter sur les grandgardes de la rîgade du général Legrand , et péné* trèrent jusqu'à PapeldU et Erbai h :
alors le combat s'engagea. Peu iant ce temps, le gênerai Legrand faisait diriger une forte colonne dans ia vallée de Papelau, et, à neuf heures du matin, les tr(«npes franc i ses se trouvaient en j)0sition devant Dunau-Riedeu et ileissingen, n'ayant, dans leur marche rétrograde , cédé le terrain que pied à pied. A ce moment, la division Souliam, qui avait ete séparée de la brigade Lerand, était vivement attaquée snr ses eux flancs par l'ennemi , et forcée de se replici' jusqu'à (iershausen , après avoir abandonne Aeli et Sunderbacii, vaillamment défendus par les chasseurs du 20'. L'infanterie autrichienne et wurtembergeoise essaya vainement de profiter d'une charge de cavalerie française pour déboucher.
(.Ciiendanl le général Sotiham, forcé d'ab.inilont.er la \allée île \i\ l'In't, se retira en bon ordre a lilaubeun ii , sa droite appuyée eu avant de Sizheim.
Alors l'enneu)! dirigea tous ses efforts sur la division de droite, dans le but
4S6 ftftlACË i;tJNiYi:RS. BBFIJET
d*i8oler le général Sainte-Suzanne, et le metlre dans l'impossibilité d'être secouru , en lui enlevant l'appui du Danube. L'infanterie françm'se ne pouvait pas tenir lonîitenips dans la partie des bois qu'elle occupait encore entre Teischingen ot Reissin^en; déjà elle était ûépas.sec par renneini , qui séparait les deux brigades de droite avec une de ses colonnes, qu'il avait fait avancer sur les hauteurs de Fraustetten. D.nis cette position oritiqtifi, le général Sainte-Suzanne comprit qu'il ne lui restait plus qu'une chance de salut, celle de rétablir ses communications avec la division Souham : il ordonne, en conséquence, nu général Legrand , commandant la brigade de droite, de se replier en arrière de Teischingen; ce mouvement ayant réu^^'i , la jonction s'opéra et le combat se rétablit sur tous les points. La gauche de la cavalerie du général Legrand était soutenue par rinf.interie, plarce sur des ravins et sur des lisières de bois , tandis que Tartdierie soutenait la droite et s'opposait à ce que l'ennemi débouchAt de Teischingen. La division Souliani s'était jusque-ià maintenue sur les hauteurs qui dominent Sizheiin.
Pendant ce temps, les Autrichiens étaient contentis oaiis le village de Sanderbnch pnr les savantes manœuvres du général Decaen. T,es choses en étaient là, lorsqu'on ( utendit, sur la rive droite du Danube, le canon du général Saint- Cvr. L'ennemi , craignant alors de voir sa retraite coupée dans la direction d'Ulm , commença à se replier. Vivement poursuivi, if laissa un ^and nombre de prisonniers au pouvoir des Français, qui reprirent toutes les positions qu'ils avaient été forcés d'abandonner.
€e combat , qui dura douze heures, est un des beaux faits d'armes de nos guerres, de la révolution.
Ébes. Jusqu'à la lin du sixième siècle on compta, dans les Gaules, par les années des empereurs, et, aprte que les hnrbares s'y furent ctnhlis, par les années des rois. L'usa:;e de l'ère chrétienne, introduit en Italie dans le même siècle , par Denys le Petit , fut établi en France au huitième siècle.
Les églises des Gaules commençaient leur année te jour de la féte de Pâques; et, jusqu'au concile de Micée, en 335,
elles célébrèrent cette ftte le 25 mars. Les Francs, qui commençaient Tannée au 1" mars, introduisirent cet usage au cinquième siècle \ mais ils ne purent le fîiire admettre partout.
En Aquitaine, dans le Quercy, et dans une prirtie du T.imotisin, le premier jour de l'an resta lixé au 23 mars.
L'époque du 25 décembre était adoptée de préférence en Bourgogne, à Narbonne , en Dauphiné, dans ie pays de Foix et en Auvergne.
En Flandre, au dixième et au onzième siècle, on datait du jour de Noël; on y adopta ensuite l'époque de la £Ste de . Ptiqiies.
Cependant l'usage de commencer l'année au 1*' janvier oe futjamais complètement abandonné. Il devint général ,
lorsqu'une ordonnance royale eut défendu, en 1.563, de dater d'une autre époque dans les actes publics.
Une nouvelle ère fut adoptée après le î 4 juillet 1789; sur les monnaies et sur les actes publics , Tannée qui commença au 1*' janvier 1790, est désignée sous le nom d'AN i** de la libbrtv ; mais cette ère ne fut pas longtemps en usage ; elle fut remplacée , le 22 septembre 1792 , par l'ère républicaine, laquelle cessa elle*méme d*étre employée le 1" janvier 180G (voy. Calendrier).
Depuis cette épocpie, on a repris Tusage de Tère chrelienne, commençant à Tannée de rincarnatton de J. 'C. , c'est-à dire, suivant le calcul adopté par l'Art de vérifier les dates, à l'an du n)onde 5503.
Erfurt (prise d*). L*armée prus* sienne, vaincue et dispersée à Jéna (180r>;, se réfugia dans toutes les villes qui parurent offrir à ses soldats quelque abri contre les coups des Français ; 6,000 hommes valides et 8,000 blessés étaient renfermés dans Erfurt , ville riche, populeuse et bien fortifiée, de la Tfauringe. Le grand -duc de fierg la cerna le 15 octobre 1806; dès le lendemnin . le gouverneur rendit In f)lace, dont i:i garnison , ainsi que toutes les troupes prussiennes, sortit avec les honneurs de la guerre. Dans cette capitulation furent compris tous les offîciers f^énérniix , au nombre de six. Cent vingt pièces de canon approvisionnées se trouvaient dans Erfurt; mais il y
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ERFUBT
FRANCE
EEEINOALD
manquait de pain, parce que la Prusse iravait pas même calculé la possibilité d'un revers. •
ËBFUBT (entrevue d*). En 1808 eut lieu à Erfurt un célèbre congrès de monarques. Napoléon, avant de se placer à la téte des troupes qu'il envoyait en Espagne, roulait sanctionner encore Tamitlé quM avait conçue pour Alexandre depuis l'entrevue de Tilsitt, et que celui-ci avait semblé partager. Il proposa à l'empereur de Russie une enirevue « dans laquelle les affaires du « mondp se r(''^l('raient de manière qu'il « pût élre quatre ans tranquille, sans « même une explication. » Alexandre accepta avec empressement, et les deux empereurs se rendirent à Erfurt au commencement d'octobre. Tous les princes de la confédération du Rhin y étaient accourus comme pour former autour de leur proctecteur un cercle de courtisans couronnés. L'empereur d'Autriche eût désiré venir à Erfurt; on écarta sa demande : « il dissimnia l'offense , » et envoya un de ses ministres avec une lettre où il protestait de ses intentions pacifiques. Quant au roi de Prusse, il ne voulut pas se trouver à ces fêtes , où il eût trop senti son humiliation récente.
Napoléon , alin de rendre le séjour d'Erfurt plus agréable à son illustre amiy s'était fait accompagner par la comédie franeaise. Il avait dit à Talma , avant de qui i ter Paris : « Je vais te « faire jouer devant un parten e de rois.» A l*une des représentations , Alexandre affecta de saisir avec transport, et applaudit de toutes ses forces ce vers :
L'amitié d'an grand honiM est un bieafaii des dieuK*
Deux semaines se passèrent dans les fêtes; mais les banquets et les speetacles ne lirenl pas oublier la politique. Le 13 octobre fut conclu, entre les deux monarques » une co/nentiou secrète par laquelle Napoléon reconnaissait au czar la possession de la Finlande, de la Moldavie et de la Valachie , et s'en<çaseait à ne pas agrandir le duché de Varsovie. De son côté, Alexandre reconnut le nouvel ordre de choses établi en Espagne et en Italie , et promit de fournir 150,000 hommes contre r Au|.riche , si elle faisait la guerre à la
France. Une lettre fut écrite en commun par les deux empereurs au roi George III , pour l'engager à mettre fin à la guerre.
Mais le cabinet de Saint - James ne s'alarma point de cette alliance intime , il en connaissait toute la valeur. Le czar lui avait envoyé un officier « pour « lui counntn)iquer Texinression de la « satisfaction qu'il éprouvait de l'habî- « leté qu'avait déployée la Grande-Bre- « tagne en devançant et en prévenant « les projets de la' France par son atta- « que contre Copenhague. » Ce même agent invita les ministres anglais « à « communiquer franchement avec le « czar comme avec un prince qui , bieo « qu'ol)lii;é de céder aux circonstances, « n'en était pas moins attaché plus que « jamais a la cause, de l'indépendance « européenne. » Telle était la bonne foi de l'ami auquel Napoléon venait d'abandonner la Turquie, la Pologne, la Suède, les trois véritables allies de la France ; cession fatale qui le conduisit à Sainte Hélène !
Le 14 octobre, Napoléon écrivit à l'empereur d'Autriche , pour le prier , avec une franchise un peu dure, « de « ne pas remettre en quMtion ce que « quinze ans de guerre avaient décide ; » et aux princes de la confédération pour ordonner à leurs contingents de se dissoudre (*).
Le même, jour, les deux empereurs se séparèrent, très - satisfaits l'un de l'autre. .Napoléon ne peusail pas alors quMI dût un jour dire d'Alexandre:
C'est un Grec du l^as-Empire I
Ehgny (1": , ancien canton du T>oulonnais, dont les localités principales étaient Ergjiy et Aix-en-Ergny (dép.
du Pas-de-Calais).
Erkinoald, seigneur franc qui , en 640 , succéda a ^Ega dans la charge de maire du palais de Neustrie. Il gouverna ce royaume, et, avec lui, ou plutôt par lui. In Bourgogne et l'Austrasie.
Lorsque Clovis 11 mourut, en 656, il fit reconnaître pour rois , par les trois royaumes , les trois fils de ce prince ;
(*) Deux jours auparavant un tlécret de Napoléon, dalé d'Fj furl, avait doiiiu" la décoralion de la L^on dliomieur à Goëlhe etiWieland, -,
488 EBAIOLDVS L'Ui>
mais il n'en pinra qu'un seul, CIotnire HT , sur le tîône , et ce fut sur le troiie de Neustiie. Cette conduite , qui n'avait 4*autre but que de maintenir la SMp<^rlorîté de ce royaume sur les (feux autres , exeita en Austrasie et en Bour-
â^oune de violents murmures, qui cepenaht ne donnèrent lieu à aucun soulè* retnent. Erkinoald mourut paisible»
ment «57.
Ek.mengauo de Béziers, poète provençal du douzième siècle, dont il reste un Briniaire d* Amour de vingt-se()t niî'lo ^ »'!■«; rVst urie eiie\c!opp(lie de tontes les sciences divines et humaines : théoloiiie, cosmologie, plivsique, histoire naturelle, physiologie, morale, politique, etc.
Ermenonville , villaiïe du département (le rOise iarri)ndissemeut deSenlis), sîttié à 11 lieues de Par s, et devenu célèbre (>ar le sf jotir et la miirt de Jean JacfpK'^ Rousseau. Ce fut de l'île des Peu|>lier.s , dépendant du beau jiarc de M. de Giritrdin , que les restes du i>lii!osop!ie furent exhumés, le II octobre 1791 , pour ^tre déposés au Panthéon. Pendant les dernières années du dix -huitième siècle, Ermenonville était devenu un lieu de pèlerinage où ne manquaient pas de se rendre les illustres personnages qui visitaient la France.
La seigneurie d'Ermenonville avait été érîiiée en vicomte, en 1603, par Henri IV, en faveur de Dominic de l ic^ 'dit le eapUaine Sarred^ dont le frère , IMer}' de Vie, fut garde des sceaux de France, en 1621.
£bmoldus (Nigellus), écrivain du neuvième siècle , exilé à Strasbourg par ord re de l'em nereur Lou is le Hébonnaire, dont il ;iv;;it encouru la disgrare , termina dans cette ville, en 82(1. uti poème historique en quatre iivus. Il l'adressa à l'empereur avec une dédicace où les premières et les dernières lettres de chaque vers formaient le suivant :
Bnooldus cecinit Hludoîci cacsaris arma.
Ce poème lui valut sa gr/\ee. Il revint à la cour de l'empereur, qui lui rendit même sa faveur , et le chargea, en 834, d'une mission importante auprès de son llls Pépin, roi d'Arpiitaine. L'année suivante, Ernioldus se retira duns son mo-
VEKS. BBNOUF
nastère, que l'on croit ^tre celui d'Aniane. On ignore l'époque de sa mort. Son •uvrage, où Ton trouve des faits curieux sur le rèj^ne de Louis le Débonnaire, a été insère dans la Collection des hUto^ riens de France de 1). Bouquet, et dans les recueils de Muratori et de Menckenius.
Ernbgottbt (Barbe d') , plus connue sous le nom de madame de Saint-Balmon, est celet)re par la bravoure militaire qu'elle déploya dans les guerres du dix-septième siècle. Elle était née au château de Neuville , entre Bar et Verdun, en 1608, et avait acquis de bonne heure une grande habileté dans tous les exercices de corps. Lorsque, à l'époque de la guerre de Trente ans .peu de temps après son mariage avec ^\. de Saint-Balmon , la Lorraine fut désolée dans tous les sens par les Frani^^is et par les Impériaux , elle se fortifia dans son château de JNeuville, et se mit plusieurs fois à la téte de ses vassaux et des paysans du voisinage , soit pour se défendre , soit pour escorter des convois, soit pour reprendre le bétail et le butin que les partisans ennemis lui avaient enlevés.
Après la paix de "Westphatie, elle s'occupa de littérature, et publia en 1650 une tragédie intitulée les Jumeaux martyrs, in-4°. Elle mourut en 1660 , au couvent des religieuses de Sainte-Claire à Bar-le-Duc.
Ernoiif (Jean-Augtisle) , né à Alençon en 1763, reçut une éducation distinf^uée, et embrassa avec ardeur la car* rière militaire. Nommé lieutenant d'infanterie en 1701, il franchit rapidement les premiers degrés de la hiérarchie. Il commandait en 1793 le camp de Cassel avec le grade de colonel , lorsqu'il fut élevé au graile de général de brigade et nomme chef de l'etat-major général des armées du Nord et des Ardennes. Sa brillante valeur et ses services lui méritèrent, à la fin de la campagne de 179St le brevet de général de division.
Appelé alors aux fonctions de chef de I etat^major général de l'armée de la Moselle, commandée par le général Jonrdan , il contribua puissamment au ^ain de la bataille d'Arlon, livrée le 18 avril iTfM, et de cdie de Fleuras « le 26 juin de la même année.
i'endant la campagne suivante, Ep»
BRIflNTP
FRANCK
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nouf continua de seconder, do son cpùe et de ses talents, Jourdan , qui avait pris le oomniandement de Tarniée de Sambre-Pt-Mpuse. Aprps Ip trnitc ir (Inmpo- Formio, il fut p'acp t'onniic (itrrctpiir à la téte du dépôt de la auern', auquel ou venait de réunir le cabinet topo^raphique du Directoire. F.e gouverii» m rit remploya en nïétne temps connue membre du comité militaire institué à cette époque.
Ifommé, à rom i rture de la campagne df* 1799, chef (rptijt inajor de l'armée du Uamibt^, il tut chargé, pendant Tubsence du général en chef, du commandement de cette année. L'année suivante, il fut envoyé à l'armée des Alpes , puis à celle d'Italie , et assista à la célèbre bataille de Novi. Après le traite d'Amiens , !p premier consul, qui Tavait chartré d'- i inspection des troupes de l'armée de l'Ouest, lui coiilia les mêmes fonctions pour celles qui étaient stationnéesen Italie, particulièrement en Piemotit Pt dons le royaume de ISaples ; le gênerai Krnoiif s'acquitta avec distinction de ces diverses nn>sions. De retour à Paris, il fut nommé capitaine gérât de la Guadeloupe (8 mars 18n3), et retint, le 11 jinn ^nivnut , le titre de grand uiiicier de la i.e^iun d'honneur.
Cette colonie était, iorsqu*ii arriva, dans un état d'anarchie et de désordre com[)l<'t. Cependant, après quelques mesures rigoureuses . il parvint a rétablir Tordre et la tranquillité. Attaqué en 1810 par des forces anglaises supérieures aux siennes , il fit une longue résislnnrp; et lorsqu'il fut enQn obligé de capituler, il eut soin de stipuler, des garanties pour les propriétés et les droits des habitants de rrie.
Échangé après 13 mois de captivité en Angleterre , le général Ernouf rentra eu&uite en France, où il fut Iminé-
diateineiit mis en ju^^ement. Il ne recouvra la liberté, après son acquittement, Cjue pour être exilé par l'empereur à 20 heues de la capitale. Il ne revint à Paris qu'au relourdes Rourboiis, ()ui le créèrent chevalier deS.iiiit-L()iji.> et inspecteur général dans le Midi. Il ^e trouvait a ^larseille lors du débarquement de l'empereur à Cannes, l e duc d'Angouléme lui confi.i le commandement du premier corps de sou armée \ on con-
naît le résultat de cette démonstration.
Après la seconde restauration , il fut élu député de l'Orne à la chambre de 1815, et de la Moselle à celle de 1810. Ap|»elé en 18!() nu conunandement de la 3'' division nnlitaire, il rentplit ces fonctions jusqu'en 1819 , époque k laquelle il fut mis à la retraite.
Erhard (Charles), peintre et architecte, ne a iSanlesen 160C, fut chargé, SOUS Louis XIII , de diriger les travaux de peinture que l'on exécutait au Louvre. Le cardinal de Richelieu , suivant en cela les conseils du Poussin, lui confia ensuite une mission plus importante.
Il l'envoya à Rome pour y former une collectiou de statues, de bas-reliefs et de modèles des différents ordres d'architecture, soit en les achetant, soit en les faisai t mouler. Krrard devait en outre faire copier les principaux talile.iux des grands maîtres de l'école romaine.
Il dirigea avec habileté cette entreprise, à laquelle il concourut lui-méine, mais qui inalbeureusement ne fut pas continuée.
Comme architecte, Krrard n'a guère produit que iVglise de l'Assomption à Paris, église dont le dôme, .si lourd et d'un si m.iuvais effet, a reçu le nom de sot dôme. 11 fut le premier directeur, et par conséquent Tun des vingt-deux premiers membre? de l'Académie de peinture et de sculpture. Il devint aussi, en 16G6, directeur de l'Académie française à Rome, fonctions qu'il quitta en 1673, pour les reprendre en 1675 et les conserver jusqu'à l'année 1681», où il mourut
Ebbabd (Jean) , le premier ingénieur qui ait écrit en Fram-e sur la fortification , naquit à Bar-le-I)uc vers le milieu du seizième siè<:le. C'est à lui que l'on doit la construction de la citadelle d'Amiens et d'une partie du diâteau de Sedan. La p iip.irt des principes qu'il a exposes dans l'ouvrage intitulé : /« Foi'tijkation démontrée et réduite en art , 1594, in-4°, 1G04, in-folio, sonteof^ore admis aujourd'hui, malgré les progrès de la science.
KfiSTEiN , petite ville de l'ancienne basse Alsace, .comprise anjourd*huî dans le département du Bas -Rhin (arrondissement de Schelestâdt). Elle existait déjà sous les rois franco , à plusieurs
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desquels elle servit de résidence. Les empereurs Otton V et Otton Ii rhabî-
tèrent aussi à diverses époques, de 953 à 979. Son couvent de religieuses bénéUiciines avait été fondé par Uiraieugarde, femme de Lotbaire.'Au quator* ziènie siècle, les Strasbourgeois détruisirent les murailles qui entouraient Erstein. On y compte environ 3,600 habitants. .
Ébubition. Ce mot n'a pas toujours eu dans notre langue la même signification : au dix-septième siècle , il s'employait au pluriel : « ]| y a , disait-on « alors , de belles éruditions dans ce « livre; il faudrait dter de cet ouvrage, « de certaines éruditions trop sauva- « ges (*). » «On compte, dit Ménage, « vingt-deux éruditions , l'une portant « l'autre, dans mon Histoire de Sablé.»
Érudition, dans ces phrases, est synonyme de remairjue savante.
■Aujourd'hui, ce mot ne s'emploie plus qu'au sinfiulier , et il siEçnifip, suivant le Dictionnaire de l'Académie , «une grande étendue desavoir, une « connaissance fort étendue dans les « belles - lettres. > Nous n'avons pas besoin d'ajouter qu ici le mot bellesleUres est pris dans l'acception qu'on lui donne, quand on prononce le nom de celle de nos académies qui est pour l'érudition , ce que sont pour la littérature et les sciences mathématiques et les sciences physiques, TAcadémie française et l'Académie des sciences.
L'érudition n'est pas un des moindres titres de la gloire de la France; les Ti'ésors de Robert et de Henri Estlenne, leurs nombreuses et savantes éditions d'auteurs grecs et latins; celles de Casaubon ; la grande collection des histO' Hens bysanHns} les Lexigves de du Cange et de Carbentier; nos trois collertions des conciles (**); les éditions des Pères de l'Église, par les bénédictins; la Diplomatique de Mabillon; la Paléo" graphie grecque de IVIontfaucon; V ltitiquité expliquée ^ par le même; la collection des classiques latins ad usum Deiphini} celle de Barbou; le ReeueU
O DieHonnaire de F Académie française, 'édit. de
(*•) De Paris, 1644. 17 vol. in-fol.; du P. Labbe, 1O71, 18 voi. in-fol.; du P. Hardouin, T7f5, lavol. in-ibl.
des historiens de France; les Notices et extraits des numuscrits de la hibUo" thèque royale; les Mémoires de l Àccidémie des inscriptions et belles-leHreSy recueil inappréciable, où, depuis près de deux siècles, Télite des érudits ae la France est venue déposer le résultat de ses études et de ses recherches; voilà un ensemble de monuments que l'étranger nous envie, et auquel 11 n*& rien qu'on puisse comparer.
En érudition, comme en beaucoup d'autres branches des connaissances humaines, nous avôns souvent servi de guides à l'Europe savante; et alors même que d'autres ont été assez heureux pour nous devancer dans certaines recherches, ils n'ont pas tout fait ; ils nous ont laissé la tâche de résumer leurs travaux, d'en coordonner les résultats, d'en tirer les conséquences, et de les exposer avec cette ciarlé, cette précision élégante, ce goût que Heyne admirait dans les ouvrages d'un de nos hellénistes de la fin du dix-huitième siècle (^), et qui, nous pouvons le dire, puisque les étrangers eux-mêmes le reco n 11 1 issent , n'appartiennent qu*à Te»* prit franr.iis.
L'histoire de l'érudition doit donc trouver une place dans ce dictionnaire; mais, pour être f)ten faite, cette histoire doit être divisée en autant de chapitres que l'érudition elle-même forme de branches principales. Or, les connaissances dont se compose l'érudition en général peuvent se ranger dans deux
grandes divisions. Ainsi, sous le titre e pHiLaLOGiB, nous exposerons les progrès que les Français ont fait faire a l'étude des langues et des monuments écrits des diftereuts peuples; sous celui de Scuncbs auxiliaires db l*his- TOIBB, nous traiterons de l'étude des monuments figurés de l'antiquité (monuments d'architecture, statues, basreliefe, vases peints , médailles , pierres gravées, etc.), et des recherches qui ont été faites sur la religion, les sciences, les arts, les institutions, etc., des peuples de l'antiquité et du moyen âge, sur la chronologie, sur lagéographie,etc.Nous nous .
(*) •« Sittdium, judicii elegant'uim, ^ram- . m mtUieim aeumen. » Heyne , Préface de son édition de Pindire, p. $3.