‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 52 sur 97 · L'IJ · texte numérisé non relu

L'IJ

cas.

« roi d'accorder une amnistie générale; « 11* le présent décret sera porté au roi «par l'Assemblée nationale en corps; « 12* le roi sera supplié d'y donner une « prompte sanction , en lui assurant « qu'il n'est point de vrai Français qui « ne soit disposé à tous les sacrifices «< pôur le retour aux vraies maximes; M i3" l'Assemblée, en sortant de chez le « roi , ira porter ses respects à la reine. » A ces mots, des éclats de rire interrompènt l'orateur, qui continue sa lecture, après s'être écrié : « Ce que je propose « est bon, l'événement décidera. 14" Il « sera chanté dans toutes les églises et » paroisses un Jle Deum en actions de

• « grâces de la réunion des esprits; le roi « sera supplié dé se trouver avec son « auguste famille à celui qui sera chanté « dans la cathédrale de Paris; l'Assein-

• blée y assistera en corps, et espère y n voir tous les princes et tous les Fran- « çais absents. Cette absurde motion excita un long mouvement d'hilarité.

Plusieurs députes en demandèrent le Renvoi au comité de santé y d'autres à celui aliénation. Charles Lameth proposa d'enfermer Du val à Charenton pour quinze jours, et son frère Alexandre proposa l'ordre du jour, ainsi motivé : «L'Assemblée nationale ayant, (i pour prouver la liberté la plus entière « des opinions, entendu jusqu'à la lin la « lecture du projet de M. Duval, et le « regardant comme l'effet d'une imagia nation en délire, a passé à l'ordre du «jour, w

Mathieu de Montmorency, qui , vingt ans plus tard, se fit, comme d'Esprémenil, le champion de la contre-révolution, déclara que le délire et la folie pouvaient seuls excuser un projet qui mériterait^ dit il , toute la sévérité de assemblée. Qu.mt au malencontreux orateur, soutenu par Cazalès et Maury, qui insistèrent vivement pour qu'il lui fdt permis de répondre a ses accusateurs, il voulut monter à la tribune; mais les murmures, les rires et les huées l'en firent descendre. En 1791 , il s'opposa de toutes ses forces aux décrets par lesquels on essaya de limiter l'autorité royale; il protesta ensuite avec le côté droit contre toutes les opérations de l'Assemblée. Une conduite si imprudente devait le per4re. Assailli en juil-

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