‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 63 sur 97 · ÉTAT-MAJOR FRANCE. ÉTAT-MAJOR · texte numérisé non relu

ÉTAT-MAJOR FRANCE. ÉTAT-MAJOR

L'état -major f^énéral d'une armée comprend la réunion de plusieurs ofliciers généraux, supérieurs et subalternes, d'administrateurs militaires, d'oftjciers de sanlé et d'employés chargés de concourir à l'exécution des ordres du général en chef. Ainsi , les opérations, les mouvements de troupe, la stratégie, < la tactique , l'assiette des camps ou des logements , la transmission des ordres, etc., constituent les fonctions des uns ; le bien-être et la santé des troupes, la police, la solde et les revues, etc., celles des autres.

Ijc service des états-majors généraux se (it avec beaucouo de lenteur, et sans méthode , depuis 1 institution des ar* mées permanentes jusqu'au règne de Louis XIV . Ce prince l'organisa sur de nouvelles bases en 1665 et 1672, sans cependant le dégager d'une foule de grades, la plupart inutiles, et sans cesse en désaccord sur la nature de leurs fonctions et de leur autorité, mal définies.

En 1783, on institua un corps permanent d'ofliciers d'état-major, aestinés à aider les officiers généraux dans le service de campagne. Ce corps fut supprimé en 1790. Pendant toutes les guerres de la révolution , du consulat et de l'empire , le service des états-majors se lit par des officiers pris dans tous les corps de l'armée, sans distinction de capacité ou de service. Plus en harmonie aujourd'hui avec les besoins des armées , un état-m^jor se compose du général en chef, de son chef d'etatmajor , d'un nombre déterminé d'officiers de tous grades , remplissant les fonctions d'aides de camp , d'officiers d'état-major proprement dits et d'officiers d'ordonnance ; d'intendants et de sous-intendants militaires , de payeurs généraux , d'officiers de santé et de pharmaciens de tous grades , d'agents et d'employés subalternes. Il y a aussi, au grand quartier général , un bureau de poste militaire.

corps royal d'état-major, tel qu'il existe actuellement , a été institué par ordonnance du 6 mai 1818. Sa composition est de 30 colonels, 30 lieutenantscolonels, 100 chefs d'escadron, 300 capitaines, dont moitié de classe, de 100 lieutenants et de 50 élèves souslieutenants. Une école d'application ^

créée par la même ordonnance, est chargée de maintenir le corps au complet de l'effectif déterminé. Les élèves ont le rang de sous-lieutenants, et passent, en cette qualité, aides-majors dans les régiments de l'armée pour y compléter leur instruction. (Voy. Écoles.)

La composition d'un état - maior de corps d'armée et de division diffère peu de celle d'un état-mnjor d'armée.

Ce sont les mêmes emplois , confiés à des officiers d'un ^rade inférieur. L'état-major d'une brigade active est composé des mêmes éléments : il varie selon les circonstances et les localités.

L'infanterie et la cavalerie commencèrent à avoir un état-major régulier en 1515; cet état-major se modifia à mesure que se succédèrent de nouvelles créations dans ces deux armes. L'étatmajor d'un régiment se divise , de nos jours, en grand et en petit état-major. Le grand état-major comprend le colonel , le lieutenant-colonel , les chefs de bataillon ou d'escadron , le major , le capitaine instructeur dans la cavalerie, les adjudants - majors , le trésorier , le capitaine d'habillement , l'officier d'armement, le porte-drapeau ou étendard, le chirurgien - major et ses aides. Le petit état-major se compose des adjudants-sous-oificierset des artistes vétérinaires dans la cavalerie; du tambourmajor ou trompette-major, des caporaux-tambpurs , caporaux - clairons, oy brigadiers -trompettes, du caporal-sapeur, des sapeurs, du chef de musique et des soldats musiciens.

L'origine des états-majors des places paraît être la même que celle des gouverneurs , des lieutenants de roi et des majors de place ; elle remonterait, dans cette hypothèse, à l'année 987; mais, depuis eette date , les états-majors des places subirent des modifications importantes , successivement introduites selon les besoins et les nécessités des époques où elles furent admises. Aujourd'hui , le commandant d'une place de guerre a sous ses ordres , selon l'importa nce du poste qui lui est confié, un major, un ou plusieurs adjudants de place, un secrétaire - archiviste , et autant de portiers -consignes qu'il y a de ()ortes de comiminicatioo avec l'extérieur, ijion *<..<i '.«ki . .14. ••

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