ETGÉNE NAPOLEON L'UI9IV£R6. BU«E1ÎE MAMLBOM
mille , mais e'est à coup sûr le plot fii-
Deste.
« Telle fut la récompense de la loyauté et dlBS services signalés du prince ; mais il ne songea pas à lui dans cette circnnstance : ce qui le navra, ce fut le coup porté à sa mère (*). »
Il montra dans cettectrconstanoe une sensibilité, une dignité et une abnégation extrêmes. Il voulut d'abord renoncer aux aftaires publiques; mais vaincu
Far les sollicitations de sa mère , de empereur lui-même, et par deseonsidérntions de fnmille, il sacrifia ses sentiments personnels à ce qu'il regardait coumie un devoir; mais dès lors il refusa toute faveur nouvelle, disant qn'oa rccnr^\oTùitcomïae\eprixdudivorce de sa nu i p.
Dans la désastreuse campagne de Russie^ Eugène commandait le 4* oorpt d'armée, qui se distingua aux combats d'Ostrowno et de V\ itepsk. à la bataille de la Moskowa , mais surtout pendant la lietrajte, à la bataille de Malcjaroslawetz , où il soutint seul Teffort de toute l'armée ennenne. Le viee-roi prit eucore une part glorieuse aux combats de VîaEma et de Krassnoï; mais lors*
2ue Ton arriva à la Bérésina, le 4* corps tait entièrement détruit.
Le 13 janvier IN13, le roi de Naples quitta le commandement de l'armée, si toutefois on peut donner le nom d*ar> niée à quelques milliers de tn;tlhcureux épuisés par la faim , le froid el la fatigue. Eujiène eut le courage de se mettre à la téte de ces nobles débris , dont le total ne s'élevait pas à 12.000 hommes. Ce fut avec ces troupes , dénuées de tout ce qui est nécessaire pour combattre , qu*i! entreprit de faire téte aui Russes et aux Prussiens , qui s'avançaient jusqu'au centre de l'Allemagne.
a Attaque tous les jours , tous les Jours risquant d'être dmrdé, le prinoe prit sn route par Berlin et Wittemberg, et arriva le 9 ni;irs à Leipzig. Son armée, grossie par les renforts qu'il était parvena à réunir pendant sa marche , comptait alors 50,(K)0 hommes , avec lesquels il put tenir la ligne de l'KIbe, menacée par 150,000 alliés. Cette cam*
(*^ tMîa iur la w du prine» Mugine , par le général Armaiidi, p. 44 et saiv.
pagne de cinquante jours, depuis Posnân iusqu'a Leipzig, est peut-être l'épisode le plus étonnant de Texpéditioa de Russie, et tous les mîKfaires s'accordent à la regarder comme un chefd'œuvre de stratégie , qui suffisais a lui seul pour placer le prince Eugène au rang des plus grands capitaiiies. Napo* léon Ini-méme répéta plus d'une fois, en parlant de l'expédition de Russie :
a Nous avons tous commis des fautes , « Eugène est le seal oui n'en ait pas « fait (*). »
Le prince enntribna ensuite au succès de la b^itaille de Lutzen ; puis , ayant étéchargédu commandement de l'avantgarde, il poussa vivement l'cmiemi jus- ^'à Dresde, et se distingua encore nui combats de Coîditz et de Wilsdruff, ainsi qu'au passage de l'Elbe.
Cependant la politique de TAutrlehc étant devenue suspecte à Napoléon , le vice-roi fut obligé de retourner en Italie , pour s'occuper de la défense du royaume. Tous les moyens étaient épuisés ; il n*y avait ni soldats ni ofliciers \ les armes manqunient ; les magasins étaient vides. Le lirince parvint, à force d'aotivité , à suppléer k tout Rn moins de deux mois, une armée de 40,000 hommes se trouva pr^te à entrer en campagne. Voidant éloigner autant que possible le théâtre de la guerre, Eugène franchit le< Alpes pour se porter en II- Ivrie; mais il apprit bientôt que cette province était déj:^ envahie par une armée de 65,000 Autrichiens. Il ne son-
f[ea donc plus qu'à faire une guerre déensive, qui prtt tout à la fois contenir l'ennemi, et lui donner l'occasion d'aguerrir ses jeunes soldats. Il aurait
{irobablement réussi à se maintenir sur a haute Save , si la défection de la Bavière n'eiU ouvert à l'ennemi les routes du Tyrol. Il se vit alors contraint de se retirer sur Tlsonzo et stnr TAdige, d'où ta trahison de Murât , qui , lui aussi , était pa«;sé(lu côté de l'ermemi. le força à se retirer derrière le INIincio. Il parvint à s'y maintenir jusqu'à la fin de la campagne. Ses deux adversaires avaient à lui opposer des forces plus que triples , cependant il h;tttit les Autrichiens à la bataille du i\tiucio, les Napolitains sous
(*) Owmge eilé, p. 5>4n.
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les murs 4e Pmm , et parafysa leim efforts pour tout le reste de cette campagne, {'une des pins remarquables que nous oftre l'histoire des guerres inoderncfl.
Mais la gloire milftahre aeqaise ptor le
prince Ruijène le recommande moins encore au souvenir de la postérité que la ooDdurte politique quMI sut tenir à cette époque, signalée par tant de trahisons et de perfidies. La cause de Napoléon paraissant à peu près désespérée, les princes coalisés formèrent le projet, pour accélérer sa cfaote» de sédaire 14 vice-roi en lui offrant une couronne. T^e prince T.... fut choisi pour hii porter ces propositions, et en reçiit cette belle réponse ; « L'empereur Napoléon a reçu « mes serments , et tant qu'il ne m'aura « pas deLinizé, je lui serai fidèle ! J'ignore « le sort qui m est réservé; mais je con- « nais mon beau-père, et, ^uoi qu*îl ar> «rive, je suis sur au*il aimera mieux « retrouver son gendre simple particua lier, mais honnête homme, que de le « voir assis sur un trône aeheté par le « pnrjure et la trahison. » Ce fut aussi à cette époque qu'il publia cette belle proclamation, où toute sa vie se trouve retracée dans ces deux mots devenus Justement célèbres : Honneur et jidémé.
Enfin l'abdicntion de Nnpoleon nvnnt amené la dissolution du royaume d ltnlie , anéantit les pouvoirs du vice-roi. Il quitta alors l'Italie, et se retira en Bavière, niiprès du roi son beau-père, qui lui doruia la principauté d'Eichstœdt, le titre de duc de Leuclitenberg, et le rang de premier pahr àu royaume. Complètement étranger dès lors à tout ce qui se passait dans le monde politique, il ne parut plus occupé que du soin de sa famille , à laquelle il ftit enlevé, le 22 février 1834.
EiiMÈNE, grammairien et rhéteur latin , naquit à Autun , la Home celtique^ vers Pan S61 de notre ère. Il était de femilleathenienne; son grand-père Glaucus, après avoir enseiirné la rhétorique avec un grand succès à Rome et à Athènes, était venu dans les Gaules et s'était fixé à Autun. Eumène suivit la même carrière , et professa successivement dans sa patrie et à Rome. Constance Chlore le fit ensuite revenir dans les Gaules, pour y remplir auprès de lui les
ibiMions de maflre dé fn nMHNrtre ss«
crée , ce qui , en termes de chancellerie impériale du troisième siècle, équivalait au titre de secrétaire des commandements» Constance lui donna en mémo temps la direction des écoles d*Autun, avec des appointements considérables, La lettre qu'il lui écrivit à ce sujet, et «ri noQs est parvenue , est oonçue en •es termes qui ne font pas moins d'honneur au prince qu'au rhéteur :
« Les Gaulois sont nos sujets fidèles; « ils meriteotque nous nous intéressions « I Ifnstruetion de leurs enflints élevés « à Aiiirustoduntun. Nous ne pouvons « mieux reconnaître les services des pè- « res qu'en procurant aux enfants le seul « bien que la fortune ne poisse ni don- « ner m ravir. L'école où afflue toute « cette jeunesse est maintenant sans « chef ; nous n'avons pas cru pouvoir « en Isonflér la direction à quelqu'un d« « plus digne qu' Eumène. Tn as donntf « des preuves d'une eloqwnce peu com- « mune, et nous connaissons ta probité, « tes mœurs, ta fidélité.... Tu eonser* « veras les honneurs dont tu jouis dans « le pninis impérial; car la mission que « nous te confions est plutôt capable de « relever que d'abaisser quelque dignité «que ce soit.... Pour te témoigner la « considération particulière que nous « avons pour ton mérite , nous fassi- « gnons une somme annuelle de 300,000 « sesterces. » {fil,506fir.)
Eumène accepta ce témoignage de munificence, comme il le dit, pour l'honneur^ mais il demanda au prince la permission d'appliquer ses appointements à la restauration des écoles d'Autun »
renversées pendant la guerre des Bagaudes.
Les éeoles d* Anton , qui iTélevaient entre le temple d* Apollon et le Capitule,
et sur les murs desquelles on avait peint des cartes géographiques , étaient déjà célèbres au temps de Tacite (♦).
H nous reste quatre panégyriques OU discours attribues à Eumène. Le premier, Pro restaurandis scholiSy fut prononcé en 296 , et adressé non pas à Pempereur, mais à un préfet de la province qui le représentnit ; eVst le seul dont oa puisse dire avec certitude qu'il
(*) 1^. tMi. amA, «t. «è. 49.
Ç16 EU&B LUiSIVERS. filIUfi-ET-liOlR
fut Taoteur. Les trois autres furent ||ro- en cinq arrondissements : Évreux, chef-
noncés,en 296, devantConstance Chlore; lieu du département ; les Andelys , Ber-
en 309 et en 311 , devant Constantin; nay , Louviers et Pont-Audemer. Ces
mais ces moDuments de basse adalation cinq arrondissements sont subdivisés
sont fort indignes d'£umène. A cause en 36 cantons et 798 communes. Il pos-
de sa renommée, on lui a sans doute sède 424,7ei2 habitants, parmi lesquels
prêté ce qui ne lui appartenait point. qn compte 3,621 électeurs, qui sont rc-
Ces quatre discours se trooTent dans présentes à la chambre par sept dépu-
les Panegyrici ceteres ; ils ont été sou- tés.
vent réimprimés: Paris, 1643 , in-8°; Il fait partie de la 14" division mili-
1656, 2 vol. in-lâ ; Ad usum Delphini, taire, dont le chef-lieu est à Rouen ; il
1676 , in-4''. est du ressort de la cour royale et de
EiTBB (département de V). Ce déf>ar* Pacadémie de la même ville, dont le tement, l'un des cinq qui ont été for- chef lieu est aussi à Rouen ; enfin il mes de la IN'ormnndie, comprend, en forme le diocèse d'un évêché, dont le tout ou en partie, quatre anciennes di- siège est à Évreux. visions de cette province ; le Vexin nor- . Le département de TEure a produit mand , le pays d'Ouche , le Tîouniois et un assez grand nombre d'hommes rele Lieuvin. ll est borné à l'ouest par le marquables. Nous citerons entre antres : département du Calvados, au sud-ouest le Poussin , Benserade , Chauiieu ; les par celui de TOme , au sud par celui conventionnels Buzot et Lacroix ; MM. S'Eure-et-Loire , à l'est par ceux de Dupont de l'Eure, Passy, etc. Seine-et-Oise et de l'Oiso , , t au nord Eube-et-Loib. Ce département , sipar cdui de la Seine-Inierieure. il an- tué dans- la région nord -ouest de la partieat à, la région nord-ouest de » France, a été formé aux dépens des an- France. " ciennes provinces de l'Orléanais , du
Les plus hautes montagnes de ce dé- Maine et de l'Ile-de-France. Il est borné parlement ne dépassent pas 100 mètres au nord par le département de l'Eure, d'élévation au-dessus du niveau de la i l'est par celui de Seine-etOise, au sudmer; mais il est arrosé par un assez est par celui du Loiret, au sud-ouest, grand nombre de cours d'oaii. I.es priu- enfin, par ceux de la Sarthe et de cipaux sont la Seine, l'Eure, qui lui l'Orne.
donne son nom, et sejelte dans la Seine II est dépourvu de montagnes proun peu au-dessus du Pont-de-rArche, et prement dites ; l'Eure et le Loir, ses la Hille. Les deux [Mi'mifrs sont seuls cours d'eau les plus importants, et nuxnavigables. On y compte 27 f'randesrou- quels il doit son nom, ne sont pas nates, dont 11 royales et 16 départemeo- vigables sur son territoire, et il ne postales, sède aucun canal ; mais il est traversé
Sa superficie est de 582,172 hectares, par 26 grandes routes , dont 8 royales, dont 358,863 sont en terres laboura- Sa superficie est de 5 18.304 hectares, bles, et 111,045 en bois. On y trouve dont 435,277 sont en terres iabourad*abondantes mines de fer , des carriè- bles, 49,496 en bois, et 33,581 en prés, res de pierre à bâtir, de pierre meu- Son reverui territorial est évalué à lière, de grès à paver. Son revenu ter- 19,419,000 fr., sur lesquels il a payé à ritorial est évalué à 29,741,000 fr. , sur TEtat , en 1839 , 2,704,080 fr. de conlesquels il a payé, en 1889, 4.l05,334fr. tributmns directes. L'agriculture est la de contributions directes. L'industrie' principale occupation des habitants, du département consiste surtout dans II est pnrtagé en quatre arrondissela fabrication des draps, dans la filature nients : Chartres, chef lieu du départeet le tissage de la laine et du coton ; ment ; Cliâteaudun , Dreux et Nogeotcependant on y remarque de grandes le-Rotrou , lesquels sont eux-mêmes usmes à fer, parmi lesquelles on compte subdivisés en 24 cantons et 451 commu- 10 hauts fourneaux et 15 forées. L'éta- nés. Sa population est de 285,058 hahiblissement métallurgique de Romilly tants , parmi lesquels on compte 2,410 est un des plus importants de la France, électeurs y qui sontreprésentésalacbam
Le dépaitsiiMttt de l'Ëune est divisé bre par quatre députés.
BDSTACUE
FAAKCE.
BUSTAGHB 617
•vtfl'^fiift partie de la division mili- 'iafre etdela V ronservntlon forestière 'Ç^rîs). Ses tribunaux sont du ressort ^«e la cour royale de Paris ; ses écoles
Hà Irméme ville ; ènfin il forme le diocèse d'un évéclié stitïrauant aussi de Paris , et dont le siège est à Chartres. f- * Parmf iMhom'mesrmneftiuàbM quMl a produits, on peut citer Renii Tîelleau, Ph. Desportes . André et Michel Félibien , A. Godeau, Panard, Kotrou, Coltiii d'Harleville, Dussaulx; iesconferii tionnels Pétloil 'et BHssot , etc.
ErsÈBE, mnrchnnd syrien, qui, se trouvant à Paris pour son négoce, en ù'Jl , acheta l'évéché de cette ville, mis à l'encafi parFrédégonde,'tfprè»la mort de Raiinemode, Il chassa tous les jeunes s^ens que son prédécesseur avait réunis dans Técole episcopale ; il fit subir le mémeiort iatnr mattres prépoiétf à leur enseignement. Il les remplaça par des gens de son pays , et remplit ainsi de Syriens l'Église parisienne. iMais il Be jouit pas longtemps dtt fîDftiteflOD marché, et fat remplacé par 1« firèftf de fiagnemode.
IJn autre Kusebe, evèque de Paris, ordonna prêtre , en ôâl , Clodoalde , le aeul des nia de Ctodomir rf ai eât échappé au massacre de ses frères , et que rcio appelle aujourd'hui saint Cloud.
EusTACHE, ne en 1773 , de parents africains, à Saint Domin!;ue, aur t*ha* hitatioii de M. Relin de Villeneuve, l'un (les phis riclies propriétaires de la colonie, se distingua de bonne heure de ses compafrnons par ses fertus et parson intelligence. Il refusa de prendre part à la prennère révolte des esclaves, en 1791 , et sauva de la vengeance des révoltés phis de 400 colons , par lea moyens les plas ingénieiiz, quelquefois aussi au péril de sa vie.
M. de Villeneuve était en Europe. Il en revînt peu après; mais le calme li^ tait pas rétabli dans la colonie. Il filt ol)ltL'é de se réfugier dans les mornes, où Eustache lui trouva un asile. Ees domestiques étaient alors mis en réquisition ; Eustache , appelé à conduire la voiture du mènerai I^asalle , sauva en chemin la vie a la famille Delfaux, qui fuyait du Cap. Eust.;iche quitta ensuite
la colonie avec son maître sur un nairire
américain ; il était parvenu à sauver et
à faire embarquer une quantité considérable de sucre. A peine furent-ils à quelque distance, que des corsaires anglais les capturèrent, et mirent à bord 18 de leurs hommes. Eustache conçut .
le projet de sauver l'équipage, et proposa au capitaine de faire usage de quelques armes qui étaient à bord, et de se saisir des 18 Anglais. Celui-ci accepta, et , grâce au courage et à la présence d'esprit de ce brave nègre , le navire américain fat repris , et continua sa route jusqu'à Baltimore.
!M. de Villeneuve et son Hdèle nègre revinrent en 1794 à Saint-Domingue; mais, poursuivis encore par les insurgés, ils se réfugièrent dans la partie espagnole , d'où Eustache fit venir , à raide même des révoltés , les débris de la fortune de son maître. Il les lui rapporta ensuite au mdie Saint-Nicolas, où il fut reçu en triomphe par les blancs aussi bien que par les hommes de couleur.
Le calme succéda enfin à Torage; mais 'de Villeneuve avait presque perdu la vue et ne poutait plus lire. Eustache voyant combien celte privation lui était pénible , prit en secret des leçons d'un . mattre d*école habitant dans le voisinage. Un jour il entra un livre à ta main dans la chambre de son maître , et vint lui donner une nouvelle marque de dévouement. Tant d'attachement devait avoir sa récompense : Eustache fut affranchi ; mais la mort de M. de Villeneuve suivit de près cet acte de jastice.
Des le^s considérables furent remis au bon nègre ; mais ils furent aussitôt employés en actes de charité, et Eustache, à peine sorti de Tesclavage, se vit forcé d'entrer dans la domesticité. Il devint le maître d'hôtel du général Rochambeau, qu'il suivit eu Europe, et ' dont il parta(|;ea la captivité en Angleterre. Là , il trouva un des amis de de Villeneuve; il entra à son service , et resta avec lui pendant 28 ans , en le soutenant du produit de son travail, car le nouveau maître d'Eustache perdit bientôt sa fortune. Des milliers de voix dans les deux monde-^ attestent rinéj)uisable charité de ce bon nègre.
Aussi modeito que généreux, quand la