‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 83 sur 97 · ERS. FA60N · texte numérisé non relu

ERS. FA60N

Ceux que , sous le titre de Sauce RO" bert, le savant curé Tfaiers publia contre Farchidiacre de Chartres nommé Robert , sont recherchés comme des curiosités bibliographiques; on peut en dire autant de ce que Sauriu écrivit contre J. B. Rousseau , à propos de la scandaleuse affaire des CcupktSf et dont Vol< taire disait qu'il ne croy.iit pas (pi'il y eiU aucun ouvrage de cette nature plus adroit et plus verilablement éloquent.

On peut encore ranger parmi les factums. les fameux et spirituels Mémoires de Bea!!mru-(!hais , et les diverses brochures auxquelles donna lieu, à une époque plus récente, une chicane faite à M, Etienne , à propos de sa comédie des Deux Gendres.

Faenza (prise de). Après les défaites de Wurmser en 1797,1a cour de Rome, menacée dans son existence, avait mis une armée sur pied. Boïîaparte la rencontra en avant de Faenza, la culbuta et la poussa en desordre dans la ville, dont quelques coups de canon lui livrèrent l'entrée ( 4 février. ) Le vain-

2ueur sauva les habit uits du pillage, se t amener les officiers prisonniers , et les renvoya dans leurs foyers, en les engageant à ne plus voir dans les Françns que des protecteurs. Il manda également les moines et les prêtres , et les exhorta à calmer leurs ooncitovens, exaltés par les prédications du fanatisme.

Fagon ( Gui - Crese«nt ) naquit a Paris, le 1t mai 1638, d'un commissaire des guerres , qui fut tué deux ans après au siège de Barcelone. Son oncle. Gui de la iîrosse, était intendant du jardin du roi. 11 fut de bonne iteure destine à la médecine , et prit le bonnet de doeteur en 16C4, et soutint alors une tlièse sur la circulation du sang : action hardie alors, que les vieux docteurs ne pardonnèrent au jeune étudiant qu*en faveur de l'esprit avec lequel il avait défendu ce prétendu paradoxe , aujourd'hui reoonni) comme une vérité. Vallot, premier médecin du roi, avait entrepris de repeupler le Jardin royal, le livre commun de tous les botanistes; Fagon lui offrit ses soins.

Il parcourut les Alpes, les Pyrénées, l'Auvergne, la Provence, le Languedoc, «t n'en revint qu'avec une Hcbe oioif*

FAIDIT FRANCE

ton éû plantes. Son zèle fut récompensé par les places de professeur de botanique et de chimie au Jardin du roi. Sa M&putatkin le fit choisir, en 1680, pour premier incdeein de la dauphii)e. Quelques mois après, il le fut de la reine, et, après la mort de cette princesse, le roi le diargea du soin de la faoté des enfants de France. Enfin, T.onis XIV le nomma, en 1693, son premier médecin , uoste émiaent oii Fagon ne se fit pas moins remarquer par son désinté* ressèment que par son habileté. Devenu, en 16U8 , surintendant du Jardin royal, il donna à Louis XIV l'idée d^envoyer Tournefort dans le Levant pour enrichir ce jardin de nouvelles plantes. Il devint, l'année suivante, membre de l'Académie des sciences. Sa santé avait toujours été très-faible. Elle ne se soutenait que par un régime presque superstitieux, et il pouvait, dit Fontenelle, donner pour preuve de son habileté , qu'il vivait. Mais l'urt céda enfin, •t'ii mourut en 1718, ftgé de près de quatre-vingts ans. Il laissa deux fils : l'aîné, Antoine, évêque de Lombez, puis de Vannes,' mourut le 16 février 1742; et le SMond, Louis, eonseiller d'État ordinaire au eoniell royal , ift> tendant des finances, mourut à Paris le 8 mai 1744, sans avoir été marié.

Outre un profond savoir dans sa profession, Fagon avait une érudition trèsvariée. Il eut part à la rédaction du Catalogue du Jardin royal, publié en 1GG5 sous le titre à'Hortus regius. Il orna ce recueil d'un petit Poème laUn, inspiré par son goût pour la botanique. On a encore de lui : Les qucUUés du quinquina, Paris, 1703,in-12.

Faidit ou Fatsit. — Mot do fieuz langage, qui signifiait ennemi, exilé (de Jaide , querelle, haine, guerre (*). On le trouve souvent employé dans les relations des croisades contre les Albigeois, pour désigner lés malheureux Languedociens que les fureurs de la guerre et les impitoyables arrêts de l'Ê-

glise aifaient bannis, spoliés de leurs iens et forcés de chmcber aventure en

(*) On appelait au moyen Age ifrvrffdSryfawt»

le droit de se venger par ses propres mains. £a aliemaud , le mot Jeiule a gardé le sens «te ^vareUA, eombat

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pays étmnper. Les faidits formaient la moitié de cette armée aragonaise qui , de 1380 à 1239, reconquit les villes maures de TEspaene.

Quelques chevaliers et propriétaires de terres obtinrent cependant, après avoir été dépouilles de leurs biens, la faculté de rester dans leur patrie, en prenant rengagement de n'entrer jamais dans une place murée, et ne mon* ter jamais sur un cheval de guerre; il fallait d'ailleurs quMIs prouvassent qu'ils n'étaient ni hérétiques, ni excommuniés, ni suspects d'avoir donné a^^ile aux hé* . rétiques et aux excommuniés.

Faîbncibbb. — La communauté des artisans autorisés à fabriquer et à vendre la faïence avait obtenu de Henri IV, en IGOO, srs premiers statuts. Par arrêt du cuiiiieil d État de 1706, on y réunit celle des émailleurs, verriers, patenô* triers. T p I revet coûtait quatre-vingts livres et la maîtrise cinq cents livres, ou seulement deux cents, si l'impétrant avait épousé la fille du mettre. Le patron de la communauté était saint Éloi.

Vers le commencement du dix-hui- tième siècle, un nommé Delile, du village de Montjoie en basse Normandie,^ trouva à Parts le moyen de tirer parti d'une faïence cassée en recousant ses fragments avec des agrafes de lii d'archal. L'inventeur se vit bientdt appelé et «nployé pour son talent dans la plupart des cuisines, et plusieurs petits industriels se mirent aussitôt à professer ce métier nouveau. Les faïenciers . dont la vente en éprouvait un grand préju* dice, voulurent le leur interdire, et leur intentèrent un procès. Mais l'avidité des marchands succomba, et la profession des raecommodeurs de faîenoe fut déclarée libre (*). (Voyez, sur les progrès de l'art du faïencier en France, les articles Cébamique , ÉMAIL etPALissY [Bernard].)

Faillite. — La loi donne aux mots faillite et banqueroute deux sens bien difî'érents , que Ton confond cependant trop souvent ;/aiW ne se dit qoe dans le langage du droit ; dans le mondt, an • contraire , on flétrit également du nom de banqueroutier le négociant que des

(•) Legrand d Aussy, U'utoire de la viê

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