‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 84 sur 97 · FAIN · texte numérisé non relu

FAIN

L'UNIVERS. FAIOUM

malheurs ont forcé de manquer aux engagements qu'il a contractés, et celui que la mauvaise foi a seule engagé à prendre ce parti.

Dans Pancien droit , la faillite était aussi le terme générique pour désigner l'état du commerçant qui cesse ses payements. La banqueroute n*étaît qu'une espèce de faillite. Selon Savary, le failli était celui qui, solvable d'ailleurs, se trouvait forcé de suspendre ses payements et de recourir à ses créanciers pour en obtenir terme et délai. Le banqueroutier était celui qui faisait perdre volontairement et avec inlention de nuire à ses eréanciers, une partie ou même la totalité des sommes qu'il leur devait. La banqueroute était donc toujours un délit, tandis qu'on ne devait voir dans la faillite qu'uu malheur digne de pitié.

Le mot banqueroute s'appliquait d'ailleurs de deux manières : amsi on appelait sm\)]ement ba7iqu€roîttier , le négociant auquel ses créanciers faisaient remise de la moitié on du quartdes sommes qu'il leur devait ; el banqueroutier frauduleux, celui qui , pour s'enrichir, détournait son avoir au détriment de ses créanciers.

Aujourd'hui, ce n*est point par ses effets , mais par sa cause, que la faillite est distinguée de la banqueroute. Si la cessation des payements est due au malheur, la loi rappelle faillite; si c'est à Vimprudence ou à l'Inconduite, elle lui donne le nom de banqueroute simple-, elle la nomme banqueroute frauduieutCy lorsqu'elle n'a d'autre cause que la mauvaise foi. ( Voy. Ba.nqdbboutb.)

Fain ( Agathon-Jean-François, baron), né à Paris, en 1778, fut nommé, en 1806, seeréCaire du eabinet de l'empereur, qu'il suivit depuis dans ses campagnes et ses voyages jusqu'à l'abdication de Fontainebleau. Réinstallé dans oes fonctions, le soir mime du 90 mars 1815 , |iar un mattre quMI avait toujours servi avec un dévouement et une aptitude remarquables , le baron Fain se retira dès le jour de la rentrée des Bourbons. Il employa depuis ses loisirs à rédiger ses souvenirs , et ses Manuscrits de l'an m , de 1812 , de 1818 et de 1814, lui assignent un rang honorable parmi les annalistes du l>i« feekoire et de Napoléon. Louis - Phi-

lippe lui rendit, en 1830, ses titres et emplois de l'empire. 11 est mort en 1837, intendant général honoraire de la liste civile, membre de la chambre des députés et du conseil d'État.

Fainéants (rois). — C'est le nom que l'on a donné à ceux des Mérovingiens qui n'eurent que le titre de rois, et sous le nom desquels des maires du pilais exercèrent réellement le pouvoir royal. Le premier de ces princes fut Thierry III (670-691); les autres forent • ClovisIII (691-695), ChildebertIII (695- 711), Dagobert HI (711-715), Chilpérie II (715-720), Thierry IV (720-737), etChildéricni(743-rô2). Voyez Bliso-

TINGIBNS.

Le dernier des rois carlovingîens , Louis V (986 987), a été aussi flétri du nom de Fainéant.

Faîoum (expédition du). — Après hi bataille des Pyramides (21 juillet 1798), Desaix fut chargé de poursuivre les débris de Mourad dans TÉgypte supérieure; mais l'inondation ou Nil le retint plus d'un mois dans la province de Giseh, et il ne s'ébnmla que le 23 août. Sa division était forte de trois mille hommes; une partie remonta le fleuve sur de légers bâtiments, le reste longCH la rive gauche. On arriva le 26 à Benisouef; puis la flottille, toujours accompagnée de troupes de terre, s'engagea dans le canal ae Jussef pour gagner le village de Behneseh, où le bey était allé établir son camp après sa dé* faite, et où l'on espérait le trouver encore; mais on apprit en y arrivant quMI Tavait quitté depuis une semaine pour redescendre vers la province du Faîoum, à l'ouest de Benisouef. On continua de s'avancer par le canal qui sert n firricntion de rette province, et le 4 octobre, au village de Benkiak, on aperçut pour la première fois un détachement ennemi : c'étaient environ cent cinquante mameluks et autant d*Ara* bes, que Pavant-garde de la division française, qui marchait à hauteur de la flottille, dispersa facilement. Le 5, on vit paraître sur la rive droite du canal, qui en cet endroit touchait le dés( rt , un nouveau corps de six cents cavaliers qui se disposèrent à tirer sur la flottille. Desa» mit toutes ses troupes à terre, débarqua aussi deux pièces de canon

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