‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 89 sur 97 · FAUX · texte numérisé non relu

FAUX

mnintien d'une rnpitulntion qui n'avait été acceptée que parce qu'il y était intervenu , restèrent inutiles. On égorgea sous ses yeux la plus grande partie des malheureux qu'il avait voulu sauver.

Profondément indigné, il se <Tut dès lors obligé de fuir ces lieux souilléspar un parjure , et sur lesquels avait d'ailleurs cessé de régner la ptiissance auprès de laquelle il était accrédité. Ainsi privé de son caractère public, il se retira enfin à Smyrne, où, margré son grand ?in.e , la gestion du consulat général de France lui fut encore confiée.

Fauvebteix ( François ) , capitaine au 13* régiment de hussards, né à Saint- Sauves (Puy-de Dôme), entra au service en 1793, chargea, avec 3 hussards, au passage du Danube , devant Vienne, ea 1800, un bataillon d'infanterie , qu'il força à mettre bas les armes, et auquel il fit 300 prisonniers. Le II mars 1814, il enleva, avec lOO hussards, une position formidable que l'ennemi occupait au delàdeVillefraiK lie. sur la route de iVIâron , et qui était defriid ne par 2 régiments de cavalerie, 4 bataillons d'infenterie« et 2 pièces de canon ; plus de 800 tués ou hors de combat, un grand nombre de prisonniers et 2 pièces de canon furent le fruit de cette action.

Faux. On appelle faux, dans le langage du droit, toute espèce d'altération ou de suppression de la vérité faite sciemment et dans l'intention de nuire.

Il n'est pas d'acte qui puisse se produira ' sous plus de formes et par des moyens plus divers, et dont la criminalité varie davantage, selon les circonstances de faits et de personnes ; il n'en est pas dont la pénalité en France ait subi plus de vicissitudes. Pour mettre un peu d'ordre dans ce que nous avons à aire sur cette matière, nous diviserons les différents cas de faux en trois classes principales, selon qu'il est commis 1° par paroles, 2^ par écrits , 3° enfin en matière de commerce.

1" A la première de ces catégories nous rapporterons d'abord le parjure et le faux témoignage. L'un et l'autre de ces crimes se commet en attestant sous serment, devant la justice, une chose qu'on sait ne pasétrevraie. Ils ne diffèreut que de nom, en ce que le premier

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