GA1V
FRANCE. CAW
métropole sera toujours un lien de famille entre enx et la France.
Cal ait. (Jean), l'un des médecinschirurgiens de François né à Lyon dans le seizième siècle, enseigna le premier la chirurgie en français, et traduisit dans notre langue plusieurs ouvr.i t^s latins sur cette science. On a de lui des Traductions des Ve et IX* livres des Simples de Gallien, Paris, lSôo , in- 16; du livre sur le Mouvement des muscles, et de TAnatomie du corps humain, du même auteur, Lyon, 1541-1583, in-8°; dttJnatomie dk Jean f assauts, Lyon , 1 542 , avec les Tables anaiomiques, du même; des Opuscules de divers auteurs médecins, Lyon, 1552, in-12; enfin le Guidon des" barbiers et des chirurgiens, Paris, 1563, in-8\
Canapé. Voyez Doctrinaires.
Cana.pl.bs, ancien comté de Picardie, aujourd'hui Tune des communes du département de ta Somme, à douze kilomètres d'Amiens. Cette seigneurie a donné son nom à Tune des branches de la maison deCrcqui. (Voyez ce mot.)
Canarie,« espèce d'ancienne danse, dit Furetière, que quelques uns croient venir des îles Canaries, et qui, selon d'autres, vient d'un ballet ou mascarade , dont les danseurs étaient habillés en rois de Mauritanie ou sauvages. En ceUe danse, on s'approche, et on se recule les uns des autres, en faisant plusieurs passages gaillards et bizarres, qui représentent des sauvages. »
Canaries (relations de la France avec les). (Voyez Bbthekcouht.)
Canaux. — Dans l'article consacré aux bassins de la France, nous avons exposé quel était le système hydrographique de notre patrie. On a vu que du temps de Sirabon les lignes navigables naturelles suffisaient aux besoins du commerce; mais depuis celle tpoque. la France n'a pu se contenter de ses fleuves; la France est devenue, comme le pressentait Strabon. une des plus riches comités du monde, et des lors les obstacles que présentent la navigation des rivières, les débordements, les sécheresses, les ensablements , ont nécessité la canalisation de
certaines rivières; on n'a pu se plier
aux exigences du sol, se contenter d'aller par eau tant qu'il y avait un fleuve, et reprendre la route de terre pour gagner une autre rivière, on a établi des rivières artificielles entre les fleuves.
De là un système général de canalisation de la France qui remonte au temps de François Pr,
$ I. Travaux de canalisation exécutés en France depuis 1589 jusqu'en
Dès le règne de François I" (1539), on résolut d'établir les canaux de Briare, du Centre, du Languedoc (*) et de Bourgogne; mais les guerres d'Italie, et bientôt après les gderres de religion, suspendirent l'exécution de ees projets. Sully les reprit, et ouvrit Je canal de Briare. Richelieu s'occupa sérieusement du canal du Languedoc; mais ce fut Colbert qui le lit creuser de 1664 à 1684. En 1775, on commença le canal de Bourgogne ; en 1784*, le canal du Centre, ftapoléoo ouvrit les canaux de Saint -Quentin, de l'Est, et de Rantes à Brest. Arrêtés par les tvénements de 1815, ces travaux furent menés avec activité sous la restauration . et les lois des 5 août 1 s 2 1 et 14 août 1822 autorisèrent l'ouvert u j e ou l'achèvement ûe quinze lignes navigables, savoir:
Le canal du Rhône , u Rbin,
de la Somme,
«1rs Aidennrs; La rivière d'isle; Le canal d'Aire a la Basse* ,
de Bourgogne,
«le Naotei à Brest,
d'IMcel-Rancr,
du Blaret,
d'Arles à Bouc,
«'u Mrernais,
da Berrr,
latéral i" fa Loire; La rivière du Vam
d'Oise;
c'est-à-dire environ six cent dix-sept lieues de deve'opnement.
Depuis 18S7, on s'occupe de terminer ces canaux , et de doler enfin notre
(*) On a attribué l'idée de ce canal à Charlemaçne.
CAS
L'UNIVERS
CAN
pays d'un système complet de navigation intérieure.
Ce système a été établi sur trois bases principales : unir les bassins entre eux, et par suite les centres de commerce, rattacher tous les bassins à Paris, centre du royaume, et entin rendre les fleuves navigables en tout temps. Pour apprécier toute l'importance de cette question, il faut savoir que la France possède 213 rivières navigables ou flottables présentant un développement de
9,312 kilomètres 9,312
et près de 3,600 kil . de canaux. 3,600
12,912 kil. de routes navigables et unissant en grand les diverses parties du territoire seraient une chose admirable si elle était réelle; mais il n'en est rien. La Loire n'est pas navigable, et malgré les canaux qui la réunissent à la Seine, un bateau ne peut pas en tout temps venir de Nantes à Paris; la Garonne de Toulouse à Bordeaux n'est pas plus navigable que la Loire, et le Canal du Midi ne réunit que Toulouse à l i Méditerranée, sans que Bordeaux proûte de cette jonction.
On en jugera par l'exposé des travaux déjà faits et à faire qui terminera cet article (*).
Le bassin du Rhône communique avec la Loire moyenne par le canal du Centre, avec le Rhin par le canal de l'Est, avec la Seine par celui de Bourgogne, avec la Garonne par le canal de Beaucaire; mais Lyon et Marseille, marchés principaux de ce bassin, ne peuvent avoir de relations avec les villes du bassin de l'Escaut et de la Meuse qu'en passant par Paris; avec Bordeaux, les relations sont impossibles, à cause de l'état de la Garonne.
Le bassin de la Seine est rattaché au bassin de la Loire par les canaux d'Orléans, de Briare et du Nivernais,
(*) Voir pour plus de développements l'ouvrage de M. Michel Chevalier, Des iulérêls matériels de la France, dont nous nous sommes servi pour la rédaction de cet article, et la carte de France publiée par le corps des ingénieurs des ponts et chaussées.
au bassin de l'Escaut par les canaux de Saint-Quentin et de la Somme, au bassin de la Meuse par les canaux de la Sambre a l'Oise èt des Ardennes, au bassin du Rhin par les canaux de Paris à Vitry, et de Vitrv a Strasbourg, devant traverser Bar-le-Duc, Nancy et Metz, au bassin du Rhône par le canal de Bourgogne.
Le bassin de la Loire communique avec le bassin du Rhône par le canal du Centre, avec celui de la Seine par les canaux d'Orléans, etc.; et par le moyen des canaux de Bretagne, du Blavet et d'Ille-et-Rance , sont rattachés à cette partie de la France les départements isolés de l'ancienne Bretagne. Le canal du Berri , allant de la Loire à la Loire, sur la rive gauche, évite au commerce de suivre le cours de ce fleuve, qui en cet endroit présente un coude considérable , et de plus assure la navigation en tout temps.
Mais le bassin de la Loire ne communique nullement avec le bassin de la Garonne, et de plus, un canal latéral est nécessaire sur presque toute l'étendue du fleuve.
Ce dernier bassin est entièrement isolé; il n'a de communications avec le reste de la France que par terre ou par mer. Aucune ligne de navigation ne le rattache aux autres parties du territoire. De là, certes, la décadence de Bordeaux. 11 faut rattacher la Garonne à la Loire, et par suite à Paris; il faut la rattacher au Rhône, et par suite à Lyon et à Strasbourg; canaliser la Garonne, et établir ainsi la jonction réelle de l'Océan et de la Méditerranée, et par suite réunir Bordeaux à Marseille.
Dans l'état actuel des communications en France, des marchandises envoyées du Havre à Marseille restent trois mois en route par la voie de mer, attendu qu'il serait impossible de. les faire venir à travers la France autrement que par le roulage. Il est donc indispensable d'établir de nouveaux canaux, et sur certains points des chemins de fer; de canaliser nos fleuves et nos rivières, pour que les communications répondent au développement
C1N FRANCE
de Pfndustrie et du commerce, et à liorer la navigation des rivières ; ajou-
son incessante activité*. tons que le gouvernement a proposé
Depuis 1837 l'administration, se- en 1841 une loi pour rendre l'État
coudée par les chambres , s'est occu- propriétaire des canaux , c'est-à-dire
pee activement de compléter notre pour enlever ces routes si importantes,
s vs terne de navigation intérieure, et aux compagnies qui, par une maladroite
de le mettre eu état de satisfaire aux élévation de tarifs et par le mauvais
justes exigences du pays. On trouvera entretien des canaux , entravaient com-
dans les paragraphes suivants l'inui- pletement la navigation intérieure ;
catioo de tous les travaux entrepris noua ne pouvons que désirer voir ce
depuis cette époque, soit pour corn- projet adopté par les chambres pleter la canalisation , soit pour amé-
5 II. Liste générale des canaux de la France.
lOVOVSVfc
-i ■ i '- i. Plfiuuim Ti.vn i • TOTAL*.
Casai d'Aire à la Ba**ée Pns-de-Catais . Nnrd 4°, 800 »•
" de* Ardennef .. Ardeiinaa , Aisne io3,3i5
«TArdra.: pakKle-Cai.is 4.700
d'Arles à Bouc B<.uclievdr-Rhoq« 4?.»oo
<J* B^sutiin* . ■ •••••«« • 0«ir<f« • • ■•••••••••••*••••• • « 3ô,35o
île Hrrsurs à Dtmkerqne Nor* 8.701
de Bercues a Furnrs ou de la Bas-
s«e-Colme Nord i3,86o
du Berri AlHer, Cher, Loir et Cher, Indre et- Loire 3ao,ooo
S — . — Rot*
du Bla»et Morbihan 59.500
de Bourhourç Nord.; at,o3a
de Bougidou Oard 9.7'°
de Bourgogne CAle-d'Or, Tonne >4<,46q
de 1. Bourre Nord * 7.794
d* Bri.re Loiret 55,3oi
de Brou âge Charente-Inférieure 1 5,870
de la Bmscbe Bas-Rhin at.iai
de Cala»» * Ssinl-Onaer Pavde-Calais >9.54a
de CarcaMotiue Aade .., 7,064
da Centre Sà6ne-«t-Loire ; 116.811
de Cette Renaît i.53o
de I» Coiiue Nord »4«7<5
Je Con'Ié. ... Nord 8,400
Jr Coruîl|on Seine-et-Marne. 370
Je la Orrete et de la Véiere
de r.o«rl.iwnJ. . . . Aube P 10,000
dr C<"i° iiice*. Manche.
Je la IVm^ Nord, Pas-de-Calais 65,669
de lu fil*»-
de Dimker.jhe a Kuru. , Nord M.oga
de l'Eaaou*
d*» Ktane» Hérault 37.546
deOivors :.! Loire. Rhénè 4 16.177
do Grao dn t<* Hérault • i.*6o
du Grau du Bol Gard ■ 6,noe>
de Grare* Hérault >7.546
dé Goine» Pas-de-Calais 6,t»o
d'Hazebroock..... Nord 5,686
d'ille et Raoee Ille-et Vilaina, GJleJ -do-Nord 84.794
latéral à l'étang de Mauçuio Hérault °.64o
latéral à la Garonne..
latéral à la Loïrt.; Sa Wet- Loire , Allier, Nièvre. Cher, Loiret 198,000
latéral A la basse Loire Loire-Inférieure.
lat- ral a l'Oise Ai*..e, Oise 3o,ooo
de I.oitig Loirrt, Srine-ei -Marne 5» y3<
de Loçoo Vendée i|.«85
de Lunel Hérault i3,i88
de Manicainp Aisne 4.85i
Midi Baute-Garonne, Aude, Hérault
CAW
Bl'rtJ.TlKinl IMV1" > .
de
delà Dieppe
[Canal de Mons à Condé Nord.
de Nantes a Brest Loire-Inférieure , Ille-et- Vilaine , Morbihan, Cd-
tes-du-Nord , Finistère $74,000
• Pas*le-Calais . ... io,Soo
Nord Q.aiS
de Niort" a la IVociieltf Deux-«èvres , Charente-Inférieure 78.000
di MrrmMi... Nièvre, Yonne 175,166
de Nouant. Aobe M»
d'Orléans Loiret 73.3o4
de l'Outcq Oise, Seine-et-Marne, Scine-et-Oise, Seine 93,91a
de la Peyrede Hëraolt 3,o43
de Preaeoa Nord . • 1 .948
dea Pyrénées
de la Radelle Gard , Hérault 8,000
ts»aïa::::::::::::: fSXt^S^S^.^::: ^
de la Robine de Narboiuie Aude 37,178
de la Robine de Vie Hérault.
de Roubaii Nord.
de Saint- Dénia Seine
de Saint-Martin Seilte
de Saint-Maur Seine
de Saint-Michel Pas-de-Calais
de Saint-Pierre Haute-Garonne
de Saint-Quentin Nord. Aisne
de Sainte- Lucie Aude
de la Sambre à l'Oise Nord , Aisne.
de Sedan Ardennes
de la Sensée Nord
de SiUéréo Gard
de la Somme , Somme
de la Teste a Miiniian.
de Vire et Taule. .....
i,85o a 3,ooo 6,600 4.63a 1,100
3?4 i.4 io 94,38 1 Û.I45
»6,7oo
■ «Mao
,56,ioo
S III. Notices sur les canaux tes plus importants.
Canal des Jr demies. — Ce canal , entrepris en 1821, a pour but de réunir par une voie navigable les vallées de l'Aisne et de la Meuse. Il prend son origine à Donchery, sur cette dernière rivière, remonte la vallée de la Bar, franchit , au Chéne-le-Populeux , le faite gui sépare les deux bassins , et aboutit à Semuy, sur la rivière d'Aisne. A partir de Semuy. il se prolonge , d'un côté, dans la vallée d'Aisne jusqu'à Neufchâtel; et, de l'autre, remonte l'Aisne supérieure jusqu'à Vouziers.
La longueur totale du canal des Ardennes est de cent cinq mille sept cent vingt -cinq mètres quatre-vingt-dix centimètres , ou de vingt-six lieues et un quart environ. Les écluses sont au nombre de quarante-neuf, et rachètent une pente de dix-sept mètres quinze
(*) Extrait de la statistique de la France, publiée par le ministre de* travaux en 1*37 •* ««g.
Toïal 3,699,931 m.
ou 9,»45 lieues de 4.000 m- (*)
centimètres sur le versant de la Meuse ; de cent six mètres vingt-trois centimètres sur celui de l'Aisne ; et, enfln , de huit mètres quatre-vingt-dix centimètres sur la branche de Semuy à Vouziers. Ce canal est entièrement livré à la navigation. II a coûte plus de quinze millions de francs , et a rapporte, en 1839, quatre- vingt-quinze mille cinq cent trente -deux francs soixante-sept centimes.
Canal d'Arles à Bouc— Ce canal a pour but d'offrir à la navigation une voie sûre, facile et indépendante du régime et des accidents du Rhône. Il doit aussi, en offrant aux eaux des marais un moyen facile d'écoulement, assainir le pays et agrandir le domaine de l'agriculture. Ce canal , ouvert sur la rive gauche du Rhône, présente un développement de quarante-sept mille trois cent trente-huit mètres, ou de douze lieues environ , entre le chenal
M du
re au port de Bouc et Té- vioçt millions neuf cent soixante-trois
ssion au Rhône, sous les mille cinq cent soixante et dix -sept
mars d'Arles. Le canal d Arles à Bouc francs.
a été entrepris en 1802 ; les travaux , Canal du Maoet. — Ce canal n'est
interrompus dès Tannée 1813, ont été qu'un embranchement vers la mer du
repris en 1822, et sont entièrement canal de Nantes à Brest. Il commence
termines aujourd nui. à Pontivy, et se termine à Hennebont.
Les premiers essais de navigation Son étendue est de cinquante- neuf
sur ce canal remontent à l'année 1829 ; miHe cinq cents mètres , ou de quinze
dès cette époque, la circulation a été lieues environ. Quelques travaux res-
établie entre Bouc et l'établissement tent encore à faire dans la traversée
industriel du plan d'Aren. La naviga- de Pontivv; mais leur non-exécution
tion sur toute la licne du canal , c'est-, n'apporte'pas d'obstacle à la naviga-
à dire, entre le Rhône et le port de tion qui a été ouverte en 1825. Les
Bouc , n'a été ouverte qu'en 1834. De- dépenses faites pour ce canal s'élèvent
puis ce moment jusqu'à la fin de 1839, à cinq millions trois cent soixante et
il est passé sur le canal huit mille lia- quinze mille neuf cent soixante-quatre
teaux environ. Les produits des droits francs vingt-sept centimes,
de navigation se sont élevés, en 1889, Canal de Baurbourg. — Ce canal
à soixante et dix-sept mille quatre cent établit une communication entre le port
quarante-huit francs quinze centimes, de Dunkerque et la rivière d'Aa , et
Le canal d'Arles à Bouc a coûté onze fait , ainsi que cette rfvière, partie de
millions cent quarante-sept mille trois la grande ligne de Paris à Dunkerque.
cent trente-trois francs. Canal de Bourgogne. — Ce canal
Canal de Beaucaire, fondé en 1773. est destiné à réunir le bassin de la
Il commence à sa prise d'eau dans le Seine avec celui du Rhdne. Le bief
Rh<5ne , près de Beaucaire, et se ter- culminant se compose de deux parties
mine à Aiguemortes, où il débouche en tranchée et d'un souterrain qui a
le canal de la Grande-Roubine. une longueur de trois mille trois cent
Le Grau d'Aiguemortes le fait corn- trente-trois mètres. L'une des embou-
muniquer à la Méditerranée. Ce canal, chures du canal est à la Roche-sur-
de cinquante mille trois cent trente- Yonne, l'autre àSaint-Jean-de-Losne,
quatre mètres de développement , fait sur la Saône ; son développement est de
partie de h ligne de jonction de la Ga- deux cent quarante-deux mille qua-
ronne au Rhône. rante-quatre mètres ou de soixante
Canal de Berri. — Le canal de lieues et demie. Le canal a été livré à
Berri se compose de trois branches, la navigation dès l'an 1832. La circu-
qui se réunissent en un même point, lation sur ce canal promet un grand
près de Rhimbé. La première branche développement. Il est passé, en 1837,
doit communiquer au canal latéral à la deux mille six cent sept bateaux au
Loire, en aval du bec d'Allier, par port de Dijon, mille six cent soixante-
Sancoins, en suivant la vallée de l'Au- dix-sept au bief de partage, et mille
bois ; la seconde branche se dirige vers cinq cent six au port de Tonnerre; et,
la Loire, immédiatement à l'amont de en 1839, trois mille cent soixante-
Tours , par Bourges et Vierzon , en qumze bateaux , mille huit cent qua-
suivant les vallées de l'Auron , de i'Yè- rante-six au bief de partage, et deux
vre et du Cher; enfin, la troisième mille cent quatre-vinct-dix-huit au
branche remonte jusqu'à Montluçon , port de Tonnerre. Les droits de navi-
par Saint-Amand, en suivant les 'val- gation se sont élevés, en 1839, à neuf
lées de la Marmande et du Cher. Le cent trente-quatre mille sept cent huit
développement total du canal est de francs quatre-vingt-huit centimes. Ce
trois cent vingt mille mètres environ, canal a été commencé en 1775 ; les
Le canal du Berri, commencé en 1808, travaux furent suspendus en 1793; re-
est entièrement achevé. Il a coûté pris en 1808, ils ont été contiuués,
avec diverses alternatives, jusqu'à Tannée 1820. Ce canal a coûté cinquante-quatre millions quatre cent trois mille trois cent quatorze francs.
, Canal de Briare. — Ce canal est destiné à faire communiquer la Loire avec la Seine , par la rivière de Lomé. Il fut entrepris sous le règne de Henri IV et achevé sous Louis XIII.
Canal du Centre. — Ce canal fait communiquer la Saône à la Loire, de Chàlons à Oigoin.
Canal de Crapone. — Ce canal tiré de ia Durance, un peu au-dessous de Cadeuet, est destiné a arroser la plaine de la Crau jusqu'alors infertile. Son parcours est d'environ douze lieues.
11 a été exécuté en 1558.
Canal d'flleet-Rance. — Ce canal est destiné à ouvrir à travers la Bretagne une communication navigable entre la Manche et l'Océan , et à réunir les ports de Nantes, Brest et Saint- Malo; il passe du bassin de l'Ille dans pelui de la Rance, et traverse à Hédé Je seuil qui sépare les deux vallées. La longueur du canal , entre son embouchure dans la Vilaine, à Rennes, et l'écluse du Châtelier, au-dessous de Dinan. est de quatre-vingt-quatre mille sept cent quatre-vingt-dix sept mètres , ou de vingt et une lieues un quart environ. Le canal d'Ille-eti\ance a été commencé en 1804 ; les travaux repris, etabandonnés plusieurs fois, sont complètement terminés aujourd'hui. La circulation sur ce canal n a pris jusqu'ici qu'un faible développeinent. Cependant elle avait toujours suivi une progression ascendante tr^sprononcée jusqu'à la On de 1838. Le mouvement s'est ralenti depuis que l'on perçoit dqs droits de navigation.
Ce canal a coûté quatorze millions deux cent vingt-six mille sept cent quatre-vingt-dix-neuf francs.
Canal de flsle. — Dès l'an 1768, on s'occupa d'améliorer la navigation de H. s le, mais ce n'est que depuis 1822 que les travaux ont été poussés avec activité; ils sout aujourd'hui entièrement terminés , et depuis Périguenx jusqu'à Liboufne, le cours de l'isle présente un développement de cent qua-
rante-quatre mille neuf cent soixanteneuf mètres, ou de trente-six lieues un quart. Chaque année le mouvement delà navigation prend un accroissement considérable. Il y a eu en neuf années un accroissement dont l'importance est de un à soixante-quatorze environ. En 1839, l'accroissement était encore plus considérable. Les travaux exécutés pour l'amélioration de la navigation de l'isle ont coûté cinq millions trois cent dix-huit mille deux cent quatrevingt-douze francs.
Canal du Languedoc. — Ce canal , dont la première idée appartiendrait à Charlemagne ou à François Ier, est destiné à faire communiquer la mèr Méditerranée et l'Océan. Les premières études furent faites, en 1598, sous le règne de Henri IV. I ,a possibilité de son exécution fut reconnue ; et m Henri IV, et, plus tard, Richelieu, ne le lirent pas exécuter, c'est que les événements extérieurs ne le permirent pas. En 1660, F. Andréossy présenta a Riquet (vov. ces noms) un mémoire dans lequel il proposait d'entreprendre cet immortel ouvrage. En 1604, Riquet, convaincu de la possibilité d'ouvrir ce canal, adressa le projet d'Andréossy à Colbert ; Colbert le ht adopter à Louis XIV. De 1064 à 1065 on fit, pdr ordre du roi, les études nécessaires; et, en 1666, les travaux furent commencés.
En 1684, ils étaient terminés Les dé-
livres tournois
penses s'élevèrent a treize millions de res tournois.
Canal latéral à la Garor^ne. — Le canal latéral a la Garonne fait suite au canal du Languedoc, avec lequel il se raccorde à Toulouse ; à partir de cette ville, il longe la rive droite de la Garonne jusque vis-à-vis Agen, passe en ce point sur la rive gauche, et suit cette rive jusqu'à Castets, où ii débouche dans le fleuve. Le développement du canal , y compris l'embranchement vers Montaubau et les branches de descente au Tarn et à la Bayse , est de vmgtmvriametres environ. Il traverse les départements de la Haute-Garonne, Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne et celui de la Gironde. Ce canal a été commencé en 1898 ; eu 1839, les tra-
FRANCE
CAM
vain ont été dirigés arec activité, lues dépenses faites jusqu'à ia fin de décei uiire 1839 s'élevaient à trois millions huit cent cinquante et un mille neuf ccut quatre-vingt-six francs vingt-cinq centimes.
Canal latéral à ia Loire. — Le canal latéral à la Loire prend son origine vis-à-vis Dijgoin , et se raccorde, à cinq mille métrés de distance de cette tille , nver le canal du Centre. L'embranchement qui réunit ces deux lignes navigables, traverse la Loire sur un pont-aqueduc, et a neuf mille mètres de développement. A partir de son origine, le canal est tracé sur la rive gauche du fleuve. 11 traverse l'Allier au moyen d'un grand pont-aqueduc , reçoit, à peu de distance de ce passage, une branche du canal de Berri , traverse la Loire dans le lit même du fleuve , en amont de Briare, et va se joindre au canal de ce nom. Il parcourt les départements de l'Allier, de la Nièvre, du Cher et ou Loiret. Le développement total de cette voie navigable, en y comprenant le passage dans la Loire et l'embranchement du canal du Centre, est de cent quatrevingt-dix-huit mille mètres , ou de quarante-neuf lieues et demie. Le canal latéral à la Loire, commencé le 14 août 1822 et ouvert à la navigation en entier depuis 1838, a coûté vingt-neuf millions neuf cent quatre-vingt mille trois cent trente-sept francs quatrevinet-sept centimes.
Canal du Loing ou de Montargis.
— Destiné à établir une communication entre la Seine et les canaux de Briare et d'Orléans , la rivière du Loi ne étant presque impraticable. Il fut commencé, en 1720, sous le régent.
Canal de la Marne au Rhin. — Le canal de la Marne au Rhin doit ouvrir, au travers du territoire, une grande foie navigable de l'ouest à l'est de la France, du Havre et de Nantes à Strasbourg , en passant par Paris. Cette ligne fait suite à la navigation de la Marne, de Paris à Vitrv. En partant de Vitrv, le canal se dirige vers la vallée de l'Ornain, qu'il suit jusqu'à Naix, franchit par un souterrain le
faite qui sépare les eaux de l'Ornain de celles de la Meuse , touche les villes de TouJ, Nancy, Sarrehourg, Saverne, et arrive enfin à Strasbourg. La longueur du canal sera de vingt-neuf myriamètres quatre-vingt-quatre centimètres; il traversera les departiments de la Marne, de la Meuse, de la Meurt lie et du Bas- Rhin. Ce canal a été commencé en 1838; en 1839, les travaux ont pris beaucoup d'activité. Les dé-
C enses faites jusqu'au mois de déeemre 1839 s'élevaient à deux millions quatre cent soixante-cinq mille douze francs quinze centimes.
Canal de Saules à firent. — Le canal de Nantes à Brest , dont l'objet principal est d'assurer en temps de guerre l'approvisionnement du plus vaste et du plus important de nos arsenaux maritimes , se compose de trois canaux à point de partage. Il passe successivement du bassin de la Loire dans celui de la Vilaine , du bassin de la Vilaine dans celui du Blavet, et du bassin du Blavet dans celui de la rivière d'Aulne , laquelle débouche dans la rade de Brest. Il traverse les départements de la Loire Inférieure , du Morbihan, des Côtes-du-Nord et du Finistère; son étendue est de trois cent soixante-quatorze mille mètres environ, ou dequatre-vingt-treize lieues et demie.
Le canal de jonction de la Loire à la Vilaine, qui forme la première partie de la ligne de Nantes à Brest , est situé en entier , ainsi que ses réservoirs et ses rigoles d'alimentation , dans le département de la Seine-Inférieure. Son développement est de quatre-vingt dix sept mille mètres ou de vingt-quatre lieues un quart. Ce canal est complètement terminé depuis plusieurs années, et la navigation y a été ouverte pour la première fois le 28 décembre 1833.
Par ordonnance royale d.i 19 décembre 1838, la navigation de ce canal a été assujettie a des droits de péage , circonstance qui a dû nécessairement donner lieu h une diminution sur le passage des bateaux à l'écluse de Nantes.
Commencé en 1806, il a coûté quarante-cinq millions six cent quarante-six mille six cent soixante-sept francs.
Canal du Nivernais. — Le canal du Nivernais commence à Auxerre , remonte la vallée de l'Yonne jusqu'à Laciiaise , s'élève , par la vallée de la Cc'anceHe, jusqu'au plateau des Breuilles; traverse en cet endroit le seuil qui sépare les deux bassins, et descend ensuite vers la Loire, en suivant le ruisseau de Baye jusqu'à Mingot, près de Châlillon , et la vallée de l'Aron jusqu'à Decize. Il présente un développement total de cent soixanteseize mille cent quatre-vingt-un mètres ou de quarante-quatre lieues. Ce canal est terminé sur toute son étendue. Il a été commencé en 1784. Suspendus en 1791, les travaux furent repris en 1807 ; puis, de nouveau suspendus en 1813 , ils furent repris en 182!. Le canal du Nivernais a coûté trente millions trois cent dix -sept mille huit cent soixante et onze francs.
Canal de l'Oise.— Des I an 1825, on s'occupa d'améliorer la navigation de l'Oise, par l'ouverture d'un canal de vingt-huit mille six cent dix mètres de longueur, depuis l'écluse de Manicamp jusqu'à 1'emree en rivière, entre Longueil et Janviile, à quatre mille mètres au-dessus ou confluent de l'Oise et de l'Aisne. Le canal latéral à l'Oise a été commence en 1826, et ouvert au commerce en 1828. Le produit des droits de navigation sur toute la ligne s'est élevé à trois cent soixante-
?|uinze mille deux cent cinquante-deux r. soixante-dix cent. Ce canal a coûté cinq millions six cent mille sept cent soixante-seize francs.
Outre le canal latéral à l'Oise, le canal de l'Oise comprend encore le canal de l'Oise proprement dit, qui réunit la Somme et l'Oise , et par le canal de Saint-Quentin, qui en est la continuation, la Somme et l'Escaut, c'est-à-dire, la Seine et l'Escaut.
Canal d'Orléans. — Ce canal , destiné à joindre la Loire el la Seine , en se réunissant à celui de Briare , fut commencé en 1682 et fini vers 1692.
Son parcours est d'environ soixantedouze kilomètres.
Canal du Rhône au Rhin. — Les premières études pour la construction de ce canal furent faites vers le milieu du siècle dernier, et Ton commença en 1784 l'exécution de la partie comprise entre Dôle et la Saône. Cette partie , connue sous le nom de. canal du Doubs à la Saône, fut ouverte avant 1790. Les travaux, repris de-
{>uis 1800, ont été terminés après la oi du 27 juin 1833. Ce canal, qui est destiné à réunir le bassin du Rhône avec celui du Rhin, prend son origine sur la Saône , un peu en amont de Saint-Jean-de-Losne ; franchit à Valdieu , près de Bel fort, le faîte qui sépare les deux bassins , ei vient aboutir dans l lil . en amont et près de Strasbourg. Un embranchement est dirigé de Mulhausen sur Huningue et fiàle.
Cette grande ligne ae navigation traverse cinq départements : la Coteci' Or . le Jura, le Doubs, le Haut et le Bas-Rhin. Son développement total est de trois cent quarante-huit mille neuf cents mètres , ou quatre-vingtsept lieues un quart environ , y compris la branche d Huningue, qui a vingt-nuit mille ouatre-vingt-six mètres de longueur. Le canal du Rhône au Rhin est livre au commerce sur toute son étendue. Il a produit en 1839 huit cent quarante- huit mille cent trente francs vingt-deux cent, de navigation. Il n'avait produit en 1838 que huit cent trente et un mille quatre cent treize fr. vingt-deux cent. ; augmentation : seize mille sept cent dixsept ir. La construction de ce canal a coûté vingt-huit millions cent quatrevingt-onze mille huit cent trois fr.
Canal de Saint-Quentin. — Ce canal est destiné à faire communiquer le canal de l'Oise à T Escaut.
Canal de la Somme, — Le canal de la Somme a été commencé, en 1770, entre Saint-Simon et Haro; les travaux, abandonnés peu de temps après, ont été repris vers 1784, et continués jusqu'en 1790; repris de nouveau en 1807, ils n'ont été termines que depuis 1827. Aujourd'hui ce canal est
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FRANCE
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ouvert, dans toute son étendue , à la navigation. Le canal de la Somme a pour but d'établir, par la vallée de la Somme, une communication de Paris avec la mer; îi s'embranche, près de Saint-Simon, sur le canal Crozat, et rient déboucher sous les murs de Saint-Valéry. Les points principaux que traverse cette ligne navigable sont: Harn , Péronne, Amiens et Abbeville.
Son développement est de cent cinquante-cinq mille six cents mètres environ, ou à peu près trente-neuf lieues; sa pente totale est de soixante-deux mètres dix-neuf centimètres; elle est rachetée par vingt-quatre écluses , y compris celle qui a été construite à Abbeville sur une dérivation , et qui est destinée à faciliter la navigation dans le canal de transit, en réservant, pour le stationnement des bateaux, l'ancien lit de la rivière. Ce canal a coûté neuf millions trois cent quatrevingt-neuf mille cent treize francs cinquante-neuf centimes. Les droits de navigation et de pèche ont rapporté en 1839 trois cent quarante-six mille neuf cent dix-sept francs.
S IV. Canalisation des principales
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Bas-Rhin.
Lot • et Garonnt, Gers.
Landes.
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Hatte-Loire, Loire, Saôneel-I-nire. Niè»re. Cher, indre-et -Loire , Maine et- I.oirr, I^iire Inférieure.
Haute-Saône, Cdle-d'Or , Saône- el • Loire , Ai», Rhône.
Ain , Rhône. Isère, Drôme, Ardèchc, Gard, Vaucluic, Bouche* du-Rhône.
Haute-Garonne , Tarn-et- Garonne, Lot et-( Gironde Lot, Lot-et-Garonne.
Ardcnnes.
Hante-Marne, Marne.
§ V. Canaux en projets.
Canal latéral à l'Adour et à C Arro$. — Ce canal partirait de Plaisance,
T. iv. 6e Livraison. < Dict. ency
sur l'Arros, et déboucherait dans la Midouse au Hourquet. On aurait voulu qu'il pût servir à la fois à la navigation et à l'irrigation; mais il ne paraît pas que la quantité d'eau débitée par f'Adour et l'Arros réunis puisse suffire pendant l'été à des irrigations même fort peu étendues.
Canal de jonction de V Aisne à VOise par la vallée de la Lette. — La ligne de navigation de Marseille à Dunkerque étant arrivée dans l'Aisne, à Berry-au-Bac, par le canal de la Marne à l'Aisne, peut de là se diriger sur le canal de Saint-Quentin par un canal à point de partage qui franchirait le faite compris entre l'Aisne et l'Oise.
Le point de partage serait situé à l'ouest de Corbeny, et le canal suivrait la vallée de la Lette, qui se jette dans l'Oise près de Manicamp.
Canaux de jonction de la basse Dordogne à la basse Loire.— Quatre lignes différentes ont été étudiées pour réunir la basse Dordogne à la basse Loire. Celle qui parait la plus convenable établirait une communication directe entre le port de Rochefort et celui de Bordeaux. A partir d'Angouléme, elle continuerait à descendre la ▼allée de la Charente jusqu'au confluent de la Seugne ; elle remonterait ensuite la vallée de cette rivière, et passerait du bassin de la Charente dans celui de la Gironde. Enfin elle se terminerait à Blaye. Le développement de cette ligne serait de trentesept mille quatre cent soixante-quatorze mètres. Ce canal, en se joignant à la Vienne, qui sera canalisée, réunira la Gironde à la basse Loire, et, par suite, la Mayenne et la Sarthe , canalisées également , et réunies à l'Orne, formeront une grande ligne de communication entre Bordeaux et Caen.
Canal de jonction de la haute Dordogne avec la Loire supérieure.
— Ce canal a pour but d'établir une communication directe entre Bordeaux et Strasbourg. Il franchira le faite qui sépare le bassin de la Dordogne de celui de l'Allier; ensuite il traversera l'Allier, et ira s'embrancher sur le