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canal latéral à la Loire. Sa longueur totale sera de trois cent soixante-huit kilomètres.
Canaux des grandes Landes et des petites Landes. — Ces deux canaux ont l'un et l'autre pour but d'établir une communication entre le bassin de l'Adour et celui de la Garonne, en traversant le département des Landes.
• Canal de jonction de la Loire au Rhône par Saint - Etienne. — Dès l'année 1760, la construction du canal de Saint-Étienne avait été proposée; en 1826 , l'administration s'en était occupée de nouveau ; mais les études entreprises à cette époque furent interrompues par suite de la construction des trois chemins de fer de Saint- Étienne à Andresieux, de Saint-Étienne à Lyon et d'Andrésieux à Roanne.
En 1831, on s'occupa de prolonger le canal de Givors jusqu'à la Grand'- Croix, en remontant la vallée du Gier, et de le rattacher par un chemin de fer à la ville de Saint-Étienne. Mais l'insuffisance des chemins de fer pour le transport de la houille se faisant de plus en plus sentir, la jonction du canal de Givors avec celui de Roanne à Digoin a été représentée comme une opération indispensable pour faciliter ces transports , indépendamment des grands avantages qu'offrirait cette voie navigable, comme étant la plus courte pour faire arriver à Paris les provenances de la Méditerranée. Le canal de Saint-Étienne, partant de la Grand'Croix jusqu'où celui de Givors doit être amené, remonterait la vallée du Gier, traverserait cette rivière à Saint-Julien, éviterait, par un souterrain de quatre cent cinquante mètres , la traversée de Saint-Chamond, et arriverait ensuite an point de partage par la vallée du Langonnan.Ce canal franchirait ensuite le faîte du Sorbier, et descendrait à la Loire par la vallée de Furens. Sa longueur totale, à partir de la Grand'Croix, serait de treuie et un kilomètres.
Canal de Lons-le-Saulnier à la Saône.
Canal de Lourdes à Dax par la Lande de Pont-Long.
Canal de jonction de la Marne à l'Aisne. — Toutes les études relatives à ce canal sont terminées, mais les travaux ne sont pas encore commencés. Ce canal fait partie de la grande ligne de Marseille à Dunkerque.
Canal de Marseille au port de Bouc. — Ce canal serait la continuation du canal d'Arles à Bouc, qui irait alors jusqu'à Marseille. Cette ligne navigable se composerait de deux parties bien distinctes : la première, comprise entre Bouc et Martignac, aurait six kilomètres de longueur; la seconde, entre Martigues et Marseille, aurait trente -six kilomètres de développement.
Canaux de jonction de la Mayenne et de la Sarthe a VOrne. — Deux canaux à point de partage sont étudiés pour passer du bassin de la Loire dans celui de l'Orne : l'un par la vallée de la Mayenne, l'autre par celle de la Sarthe. Le canal de la Mayenne passerait par les villes de Laval et de Mayenne; celui de la Sarthe par les villes du Mans, d'Alençon et d'Argentan.
Canal de jonction de roust au Gouet , ou du canal de Manies au port de Saint-Brieuc. — Le canal aurait pour objet de faire communiquer le port de Saint-Brieuc avec le canal de Nantes à Brest.
Canal des Pyrénées.
Canal latéral au Rhône, entre Tarascon et Arles. — Ce canal serait la continuation du canal d'Arles à Bouc, qui communiquerait directement avec le canal de Beaucaire. Sa longueur serait de dix - neuf mille trois cent soixante et treize mètres.
Canal de jonction de la Saône a la Marne par la vallée de la I ingeanne et par Chaumonl. — Ce canal prendrait son point de départ à Vitry-le- Français, où se réuniraient ainsi trois canaux, savoir : le canal latéral à la Marne, celui de la Marne au Rhin, et celui de la Marne à la Saône. Ce dernier passerait au travers ou près de quarante villages , et des villes de Saint- Dizier, Joinvilleet Chaumont, puis à trois kilomètres de Langres; il passerait du bassin de la Marne dans celui
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de la Saône: i! descendrait ensuite en cdtovant la Vingeanne, et arriverait à la Sâdne entre îfeuilly et Pontaillier.
Le bief de partage serait alimenté par les eaux de la Marne et par celles de la Manche. La longueur totale de cette lisne navigable serait de deux cent ffnst-six mille trois cents métrés.
Canal a> jonction de la Saône à la Meuse, et canal de jonction de la Saône à la Marne par la vallée de l'Amance. — Divers projets ont été étudiés pour donner à ces deux ligne* un bief de partage commun, afin que le système des réservoirs et des rigoles alimentaires fût unique. Celui qui mérite surtout de fixer l'attention , con- «rsterait à remonter la Saône presque jusqu'à sa source; à descendre par la vallée du Vaire à la Meuse que Ton atteindrait à Donrem?. Le hief de partage serait alimenté par une dérivation de la Moselle , laquelle pourrait être rendue navigable comme le canal de POurcq, et porter le commerce jusqu'au cœur des Vosges.
Canal de la Sombre à tEtcavt par PÉcalUon.
Canaux de jonction de la Henné an Cher et du Cher à V Ailler. — La hsne qui doit joindre les ports de Ro« rhefort et de la Rochelle a la frontière de l'Est, pissera de la vallée de la Charente dans celle de la Vienne par le canal de Mansle à Chabanais, ensuite de la Vienne au Cher et du Cher à TAÎIier.
Canal de la Saône à la Moselle.
Canaye (Étienne de), oratorien, membre de l'Académie des inscriptions et belles- lettres, né a Paris en 1694, mort en 1782, était de la même famille que les suivants. Ami de Foneemagne et de d'Alembert, qui luj dédia Son Essai sur les gens de leU très, Pâbbé de Canaye a composé quelques mémoires qui se trouvent dans le recueil de l'Académie. Mais ton indifférence pour la gloire littéraire l'a empêché d'écrire d'autres ouvrages. « En littérature, disait-il,
• comme au théâtre, le plaisir est rare»
* ment pour les acteurs. »
Cas aye (Jacques de) , jurisconsulte
français du seizième siècle, a travaille à la réforme de la coutume de Paris.
Canaye (Jean de), jésuite, parentde Philippe, né à Paris en 1594, mort vers 1670, est plus connu par Ba prétendue Conversation avec le maréchal d'Hocquincourt, spirituelle production de Saint- Kv rem ont (voyez ce nom), que par les ouvrages que nous avons de lui.
Canayb (Philippe de, sieur de Fresne), fils de Jacques de Canaye, né à Paris en 1551 , fut d'abord avocat , puis conseiller d'État sous Henri III, président de la chambre mipartie de Castres, et ensuite ambassadeur en Angleterre, en Allemagne et à Venise sous Henri IV. Nommé médiateur dans le long différend entre les Vénitiens et le pape , il mourut à son retour en France, en 1710. Philippe de Canaye a écrit, sous le titre d'Êphémérides, la relation d'un séjour qu'il lit à Constant! nople. Ses Ambassades ont été imprimées à Paris en 1635-S6, 3 vol. in-fol.
Cancalb, petite ville de l'ancienne Bretagne, aujourd'hui du département d'Ille-et- Vilaine, à quinze kilomètres de Saint-Malo, et sur la côte d'une baie fort considérable, à laquelle elle donne son nom. Quinze mille Anglais, commandés par lord Marlborougn , débarquèrent, le 4 juin 1758, du port de Cancale, défendu seulement par la milice garde-côtes. De là, ils se portée rent a SaintServan, où ils brûlèrent tous les vaisseaux qui étaient dans la rade et sur les chantiers de construction, ainsi que les arsenaux, les bois de construction et les corderies de la marine marchande. Après avoir inutilement sommé Saint-Malo de se rendre , ils se rembarquèrent dans les journées des 11 et 12 juin. La population de Cancale est aujourd'hui de quatre mille huit cent quatre-vingts habitants.
Cancil. — C'est l'endroit du chœur d'une église qui est le plus proche du maître uu tel. Ce terme vient du mot latin cancelli, qui signifie barreaux, parce que ordinairement cet endroit est ferme de barreaux ou treillis qui
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L'UNIVERS
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laissent voir ce qui se passe dans le chœur, sans qu'on v puisse entrer. Cet endroit est réserve pour les prêtres, et ceux qui, par leurs fonctions, participent d'une manière spéciale a la célébration des mystères religieux.
Anciennement, le cancel était tout ce qui formait une église; les fidèles s'assemblaient autour pour assister aux offices et aux prières. Dans la suite, pour leur commodité particulière, ils firent construire des bâtiments afin d'être à l'abri des injures de Pair. On a donné à ces bâtiments le nom de neff à cause de la forme oblongue qu'ils ont presque tous. Lorsque le nombre des paroissiens s'accrut au point que la nef ne fut plus suffisante pour les contenir, on y fit des bas-côtés qu'on appelle collatéraux.
Le cancel, tous ses accessoires et toutes ses dépendances étaient, pour leur entretien, à la charge des décimateurs. Ces derniers étaient tenus de pourvoir à l'entretien du pavé, des voûtes, des vitres, du comble ou du dôme, de la couverture, du maîtreautel, des stalles, des bancs, et de tout ce qui est nécessaire pour l'office divin, ainsi que de ce qui forme la séparation entre le cancel et le sanctuaire proprement dit.
Canchb (la), en latin Cantia, Cuenta ou Quenta , rivière du département du Pas-de-Calais, à l'embouchure de laquelle était située l'ancienne ville de Quentovie , Qitentovlcus , Quentavicus, détruite par les Normands dans le courant du neuvième siècle.
Canclaux (Jean-Baptiste-Camille, comte de), né à Paris en 1740, était colonel d'un régiment de cavalerie à l'époque de la révolution. Choisi , en 1791, pour commander dans le Morbihan et le Finistère , il réussit , pendant quelque temps , à réprimer les factions. Il fut fait lieutenant général la même année, et nommé général en chef de l'armée de l'Ouest, en 1793.
Assailli, le 29 juin de cette année, dans la ville de Nantes, par cinquante mille Vendéens, Canclaux , qui n avait guère que quatre mille hommes de troupes
régulières réunies à la garde nationale de la ville , forera les insurgés à se retirer après plusieurs combats, où il se montra toujours au poste le plus dangereux ; et ce fut à ses bonnes dispositions et à sa fermeté gue la république dut la conservation de cette importante cité. Il poursuivit ensuite les Vendéens , remporta sur eux plusieurs avantages, et eut pendant cette expédition périlleuse un cheval blessé sous lui. A son retour, il reçut la nouvelle de sa destitution. Rendu à ses fonctions de général en chef de l'armée de l'Ouest, après le 9 thermidor, il parvint à y rétablir l'ordre et la discipline , et conclut ensuite avec Charette, le 17 février 1795 , un traité de paix qui fut bientôt rompu. En 1796, il fut nommé à l'ambassade de Naples, où il resta jusqu'en septembre 1797.
Après le 18 brumaire , le premier consul envoya le général Canclaux commander la quatorzième division militaire. En 1800, il fut nommé inspecteur général de cavalerie, fonctions où il déploya une prévoyance rare et un zèle infatigable. En 1804, Napoléon le nomma grand officier de la Légion d'honneur, comte d'empire, membre du sénat conservateur, et, en 1813, commissaire extraordinaire à Rennes.
Néanmoins, n'adhéra à la déchéance de l'empereur, en 1814. Nommé pair de France par Louis XVIII, il fut compris dans la liste des pairs par l'empereur, à son retour de l'île d'Elbe ; mais il ne siégea pas. Le roi le maintint également dans cette dignité , par son ordonnance du 10 août 1815. Le comte Canclaux est mort à Paris le 30 décembre 1817.
Candalb (Henri de Noearet d'Épernon , duc de), fils aîné du fameux duc d'Épernon, eut, en 1596, en survivance de son père, les gouvernements de l'Angoumois, de la Saintonge et de l'Aunis. En 1613 , il alla offrir ses services au grand-duc de Toscane, et se distingua dans une expédition contre les Turcs. Nommé , l'année suivante , premier gentilhomme de la chambre du roi Louis XIII, il embrassa le calvinisme, et, en 1615, fut élu par les
CAN FRj
pru instant s général des Cévennes. Mais il abandonna bientôt sa nouvelle religion, et, en 1621 , alla servir contre l'Espagne , sous le prince d'Orange, puis commanda les troupes de la république de Venise dans la Valteline, en 1624. En 1636, il revint en France, et fut successivement lieutenant général de l'armée de Guyenne, de l'armée de Picardie , et enfin de celle d'Italie. Il mourut , en 1639, à quarante-huit ans.
Catvdalb ( L. Ch. Gaston de Nogaret de Foix, duc de), né à Metz, en 1627, était fils de Bernard de Nogaret, duc d'Epernon, et de Gabrielle-Angéiique, tille naturelle de Henri IV. Son pere lui céda, en 1562, la charge de colonel général de Pinfanterie f rança ise. La même année , il obtint le gouvernement d'Auvergne, et le commandement de l'armée de Guyenne, après le comte d'Hareourt. Il se distingua , en 1654 , sous le prince de Conti et le maréchal d'Hocqu incourt, à l'armée de Catalogne , qu'il commanda en chef après le départ du prince. Il mourut à Lyon en 1658. Saint-Évremont le représente comme le personnage le plus brillant de son siècle.
Cànd au , seigneurie de Béarn , érigée en marquisat en 1725.
" Candb , Condate , Couda te Turonum, Condatt nsis riais, petite ville de l'ancienne Touraine (département de Maine-et-Loire), à huit kilomètres de Saumur. C'est dans cette ville, qui possédait autrefois une collégiale, que mourut saint Martin de Tours.
Candb, ancienne baronnie de l'Anjou, à vingt-quatre kilomètres d'Angers, de laquelle relevaient six châtelienies et plus de quarante terres en haute justice.
Candeille (A. Julie), comédienne, née à Paris, en 1767, débuta, en 1782, a l'Opéra , dans le rôle d'Iphigénie en Auiide de Gluck, et fut immédiatement reçue ; mais bientôt elle quitta le théâtre et ne reparut qu'en 1785 à la Comédie-Française, où elle n'obtint que des succès médiocres. Aussi, en 1790, Monvel n'eut-il pas de peine à la déterminer à le suivre aux Variétés du Palais- Royal ; là elle se trouva
ÎCE. cax 83
avec Talma , Dugazon , etc. En 1 792 , elle fit représenter, sous le voile de l'anonyme, Catherine , ou la Belle Fermière , comédie en trois actes et en prose, qui eut une vogue prodigieuse, malgré les détracteurs cie mademoiselle Candeille. En 1794, ella épousa civilement un jeune médecin, avec lequel elle divorça en 1797. Elle fit représenter, en 1794 , le Commissionnaire, comédie en deux actes, et, l'année suivante , la Bayadére, comédie en cinq actes et en vers ; mais la première de ces pièces obtint seule quelque succès. Ce dernier échec la fit renoncer au théâtre; et , en 1798, elle épousa le chef d'une célèbre fabrique de voitures à Bruxelles , Jean Simons, dont elle se sépara en 1802. Elle fit encore représenter deux pièces de théâtre:
la dernière tomba à la première représentation. Madame Simons-Candeille, remariée en 1821 à H. Périé, est morte en 1834. Elle avait publié, depuis 1809, différents morceaux de musique, et plusieurs romans oubliés aujourd'hui, entre autres : Lydie, Pans, 1809, 2 vol. in-12; Geneviève, ou le Hameau, Paris, 1822, in-12. Elle avait, par une Réponse a un article de biographie, Paris, 1817, in-4°, vivement réclamé contre l'imputation d'avoir figuré les déesses de la Raison et de la Liberté dans les fêtes républicaines.
Candeille ( Pierre- Joseph ) , compositeur de musique, né a Estaire, dans la Flandre française, le 8 décembre 1744, vint à Pans, et fut engagé à l'Académie royale de musique, en 1767, pour chanter la basse-taille dans les chœurs et dans les coryphées. Il se retira, en 1784, pour s'occuper uniquement de la composition , et commença à se faire connaître en composant des motets exécutés au concert spirituel. Il fit ensuite la musique de plusieurs divertissements pour les fêtes du roi (1778). En 1785, il donna Pizarre, ou la Conquête du Pérou, opéra en cinq actes (paroles de Duplessij), qui n'eut que neuf représentations.
Cette pièce, bien que réduite en quatre actes , fut mise au répertoire, en 1 791 , mais elle n'a plus reparu sur la scène.
Candeille fut plus heureux dans le choix
311* il fit de l'opéra de Castor et Pollux, ont les paroles étaient de Gentil Bernard. Il y adapta une musique nouvelle, et ne conserva que trois morceaux de Rameau, I1 air Tristes apprêts, lé choeur du second acte, et celui des démons au quatrième acte. Cet opéra, joué le 14 juin 1791, eut un grand succès et fut joué cent trente fois jusqu'en 1799 : il obtint encore vingt représentations depuis sa reprise, le 28 décembre 1814, jusqu'en 1817. Candeille a donné aussi un opéra de circonstance : la Mort de Beawrepaire , ou la Pairie reconnaissante, qui ne fut joué que trois fois «h 1793. Il a composé quatorze opéras qui n'ont pas été représentés. Candeille fut l'un des professeurs de l'école de chant jusqu'au 15 mai 1805. Il est mort, le 24 mai 1827, à Chantilly. « Dans tous ses ouvrages, dit M. Fétis, Candeille ne se montre pas un compositeur de génie; il n'y a pas de création véritable dans sa musique, mais on y trouve un sentiment juste de la scène, de la force dramatique, et de beaux effets de masses. Ces qualités suffisent pour lui assurer un rang honorable parmi les musiciens français du dix-huitième siècle. D'ailleurs, peu favorisé par la fortune dans ses tra* vaux, il n'a pu faire connaître que la plus petite partie de ses ouvrages, parce qu'il les a écrits sur des poèmes qui , après avoir été reçus, ont été refuses à une seconde lecture. »
Candbl (affaire de). Le gros bourg deCandel, entre Lauterbourg etVVeissembourg, tomba, le 24 nout 1793, au pouvoir des Autrichiens. A leur approche, les habitants s'étaient enfuis dans les bois; ils y furent poursuivis par les ennemis qui massacrèrent impitoyablement les femmes et les enfants* Six mille villageois des environs, soulevés par de telles horreurs, s'armèrent et parvinrent à chasser de Candel les Autrichiens, qui laissèrent beaucoup de morts et de blessés sur le terrain.
Candidb , prêtre de l'église romaine, fut, en 595, envoyé dans la Gaule par Grégoire le Grand, pour y administrer le patrimoine de Saint-
Pierre. Candide était chargé de remettre au roi Childebert des lettres du pape, avec de la limaille des chaînes de saint Pierre, qu'on recommandait au prince de porter à son cou, comme une précieuse relique. Candide employa les revenus du patrimoine de Saint- Pierre en œuvres de charité, et spécialement à instruire des Bretons idolâtres, qui devaient ensuite aller prêcher le christianisme en Angleterre.
Candie (siège de). Soixante mille Turcs assiégeaient Candie, en 1667, et seul de tous les princes chrétiens, Louis XIV avait donné son appui aux Vénitiens, qui auraient pu être sauvés si la générosité française eût trouvé des imitateurs. Le due de Navaille avait amené de Toulon un secours de sept miile hommes. Voulant signaler son entrée dans la ville par quelque action d'éclat* il fait décider une Sortie qu*il exécute avec ses troupes, et qui d'abord obtient le plus brillant succès. On détruit les travaux des assiégeants ; on encloue leurs canon6; ou force leurs lignes; les Turcs, surpris, vont se noyer dans la mer ou se réfugier dans les montagnes. Les Français se regardent déjà comme les libérateurs de la ville quand, malheureusement, leur ardeur excessive leur ôte la victoire, lin bastion ayant sauté par accident, ils croient aussitôt que tout est miné sous leurs pieds, prennent répouvante et fuient dans un désordre extrême-.
Les Turcs fondent aussitôt sur les chrétiens et en font un horrible carnage. Désespérant alors de sauver Candie, le duo de Navailie se rembarque avec huit miile Français, et Morosini 4 commandant des Vénitiens , abandonné de ses alliés, capitule en
Caudollb. Voyee Dbcandollb, Candorikr ou Caupouhibb (J.), maire de la Rochelle, qui chassa les Anglais delà citadelle, sens Charles V* Voici la relation de Froissait : « A ce « tempsavoiteti la villede la Rochelle, « un maieur durement aigu et soubtil « en toutes ses choses, et bon Fran- « cois de courage, si comme il le mon- « tra bien savoit le dit maieur, qui
CAÏf
• s'appelloit sire Jean Caudouner, que « cil Philippot qui étoit gardien du « ehâtel, n étoit mie soucieux, ni per-
■ cevant, sans nulle mauvaise malice.
« Si le pria un jour au dtner de-lez
■ lui, et aucuns nourgeois de la ville.
• Cil Philippot, qui u'y pensoit que « tout bien, lui accorda et y vint.
« Aiwçois que on s'assit au dîner, sire « Jean* Caudouner, qui étoit tout pour- « vu de son fait, et qui informé en « avoit les compagnons, dit à Philip- « pot : J'ai reçu depuis hier, de par
■ notre cher seigneur, le roi d'An-
■ gleterre, des nouvelles qui bon vous « touchent. — Et quelles sont-elles?
« répondit Philippot. Dit le maire :
« Je les vous montrerai, et ferai lire « en votre présence, car c'est bien « raison. Adonc alla-t-il en un coffre « et prit une lettre toute ouverte, an- « deiinetnent faite et scellée du grand « scel du roi Édouard d'Angleterre, « qui de rien ne touchoit à son fait, « mais il Py fit toucher par grand sens, « et dit à Philippot : Veles-ci. Lors lui « montra, auquel il s'apaisa assez, car « moult bien le reconnut ; mais il ne
■ savoit lire, pourtant fut-il déçu. Sire « Jean Caudourier appela un clerc, que « il avoit tout pourvu et avisé de son
• dit, et lui dit : — Lisez-nous cette « lettre. — Le clerc la prit et lisit ce « que point n'étoit en la lettre : et « parloit, en lisant que le roi d'An- « gleterre commandoit au maieur la « Rochelle que il fesist faire leur mon-
■ tre de tous hommes d'armes demeu- « rant en la Rochelle; et l'en rescripsit « le nombre par le norteur de ces « lettres, car il le vouloit savoir; et € aussi de ceux du châtel. »
Philippot fut dupe de ce stratagème, et il fut convenu que le lendemain il amènerait les gens sur la place, devant le château, pour que le moieur pût les passer en revue. Mais Caudourier fit le soir même placer dans de vieilles maisons inhabitées, situées auprès du château, quatre cents hommes d'armes d'élite, et il leur commanda que « quand cils du cliâtel se-
• roieut hors issus, ils se mettroient « entre le châtel et eux et les enclor-
CAM 97
« roient. » Ce qui fut exécuté le lendemain, 8 septembre 1372. «Quand les « soudoyers virent ce, si connurent « bien que ils étoient trahis et déçus. « Si furent bien ébahis et à bonne « cause. Les Rochelois les firent là un
• et un désarmer sur la place, et les m menèrent en prison en la ville en « divers lieux ou plus n'étoient que o eux deux ensemble. Assez tôt après « ce, vint le maieur tout armé sur la « place et plus de mille hommes en sa « compagnie. Si se trait incontinent « devers le châtel , qui en l'heure lui << fut rendu. » Ensuite les Rochelois firent dire au duc de Berry de venir prendre possession de la ville au nom du roi dé France. Le prince y envoya Bertrand du Guesclin. « Lorschevau- « cha tant le dit connétable, qu'il vint
* en la ville de la Rochelle, où il fut « reçu à grande joie et si prit la foi et « l'hommage des hommes de la ville et « y séjourna trois jours. »
Candstadt (affaire de). Le 21 juillet 1796, Moreau ordonna au général Taponnierde s'emparer de Candstadt, petite ville du duché de Wurtemberg.
Cette attaque rapide et bien dirigée réussit parfaitement. Trois cents Autrichiens demeurèrent prisonniers de guerre. Culbutés de toutes parts, les Impériaux oublièrent de couper le pont sur le ISecker, et donnèrent ainsi une libre entrée aux Français.
Cangb (N.), commissionnaire à la
Çorte de la prison de Saint-Lazare, ouché en 1793 de la détresse de la famille d'un détenu, il se rend chez sa femme, lui remet cinquante francs, lui dit que son mari , dans les fers , a reçu, d'un ami, une somme plus forte, et qu'il la partage avec elle. De retour à la maison d'arrêt , il remet au prisonnier cinquante autres francs, qu'/l suppose avoir été prêtés à sa femme par une de ses voisines. Peu de jours après, le détenu est rendu à la liberté; il vole aussitôt dans les bras de sa famille; les deux époux s'interrogent réciproquement sur ce qui leur est arrivé; leurs explications rendent leur aventure plus confuse ; ils s'adressent à Cange, qui veut d'abord éluder leurs
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questions , mais qui, pressé vivement, est enfin obligé d'avouer sa générosité. Ce beau trait fut communique à la Convention, et Cange, admis aux honneurs de la séance, reçut l'accolade du président.
Canigou , nom de l'un des sommets les plus élevés des Pyrénées (deux mille sept cent quatre* vinçt-cinq mètres) , et d'une abbaye de bénédictins , autrefois bâtie sur lé revers septentrional de la montagne. Ce monastère, aujourd'hui en ruine, fut fondé en 1001, en expiation d'un meurtre, par Guiffred, comte de Cerdagne , qui s'y retira avec sa femme, prit l'habit religieux après son veuvage , et le garda jusqu'à sa mort.
Canisy, bourg de l'ancienne Normandie (département de la Manche), à seize kilomètres de Coutances. La seigneurie de Canisy fut érigée en mar-
Ïuisat, en 1619, en faveur de René, de arbonel, dont la famille, l'une des plus anciennes de la Normandie, possédait ce fief depuis le commencement du treizième siècle.
Cannes, Castrum de Cannis , petite ville maritime de l'ancienne Provence, aujourd'hui du département du Var, à seize kilomètres de Grasse. Cette ville occupe, suivant quelques auteurs, l'emplacement de l'ancienne Oxybia, détruite par les Sarrasins, qui emmenèrent les habitants en esclavage. C'est sur la plage voisine de Cannes que Napoléon débarqua à son retour de l'île d'Elbe, le 1 M mars 1815. Cette ville compte aujourd'hui trois mille neuf cent quatre-vingt-quatorze habitants.
Canon. Sous les empereurs romains, on appelait de ce nom, dans la Gaule comme dans les provinces de l'empire , le rôle général des revenus, directs et réguliers, de l'État, et aussi, par opposition aux demandes imprévues, nommées charges sordides, l'ensemble des contributions ordinaires , dont chaque branche se nommait titre. Ces titres, que l'on distinguait du produit des domaines et de celui di s amendes, confiscations et présents, étaient au nombre de trois : 1° l'impôt foncier qui s'établissait au moyen
du cens , et consistait dans le payement èn argent ou en nature, d'une portion des denrées que recueillait chaque propriétaire , et qu'il était obligé de verser entre les mains des collecteurs des revenus publics; 2° la capitation ou impôt personnel , qui s'acquittait en arpent et quelquefois en denrées; 3° la milice, c'est-à-dire, l'obligation imposée aux propriétaires de fournir à l'Etat des défenseurs armés et équipés, ou de payer une somme pour en tenir lieu , quand les besoins du service n'exigeaient point leur présence sous le drapeau. Le canon était, quant à ce qui concernait l'impôt foncier, établi pour un laps de quinze années, qui s'appelait une indiction, et variait suivant les besoins du moment et ceux qu'il était possible de prévoir pour l'avenir. Quand on était surpris par une circonstance fortuite et pressante qffl rendait insuffisantes les ressources ordinaires de ce titre, on recourait aux superindictions et aux charges sordides. (Voy. ces mots.) Le canon des deux autres impositions , la capitation et la milice, se dressait sur les lieux mêmes, sous l'approbation du gouverneur de la province en premier ressort, et sauf la ratification de l'empereur. Quand le canon général était ainsi établi, chaque gouverneur envoyait aux cités un extrait du rôle qui les concernait; celles-ci répartissaient cette portion sur les contribuables, dans la proportion de leurs facultés, et les décurions faisaient les recouvrements ; mais , lorsque les milices devaient être fournies en nature, c'était le comte militaire qui les faisait marcher. Quoique le prince ptlt disposer souverainement de tout ce qui provenait des différents titres, la gestion de ces contributions n'était pas confiée aux officiers chargés de* la garde des revenus consacres aux dé-
f>enses de la maison impériale, sous a présidence du comte ae l'épargne ; elles étaient versées dans des magasins particuliers et des caisses spéciales, sous l'administration du comte des largesses et la surintendance du préfet du prétoire. La nature des contributions
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