‹ France Dictionnaire Encyclopédique (volume 3)Chapitre 22 sur 88 · CAR L'UT · texte numérisé non relu

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ornements de la magistrature, où il entra dès l'âge de vingt ans. Justement regardé comme l'un de nos plus profonds criminnlistes, il a publié : 1° un Traité de l'instruction criminelle, 3 vol. in-4°, Paris; 3° Examen des lois relatives à la liberté de la presse, in-8°, Paris, 1820 et 1821; 3° Cornmentaire sur le code pénal.

Charles-Marie Cabhot-Faulins, lieutenant générai, né en 1755, était capitaine du génie lorsque la révolution éclata. Établi dans le département du Pas-de-Calais, il en fut nommé administrateur en 1790, puis, en 1791 , député à l'Assemblée législative, où il fut membre du comité militaire pendant tout le temps de la session. Il rendit de grands services à la célèbre bataille de Watiçnies. Nommé ensuite membre du comité des fortifications, il présenta et lit adopter des projets importants d'amélioration dans la défense des places. Ayant plus tard partagé la proscription de son frère, il fut obligé de quitter Paris, et ne rentra dans son grade que pour s'en démettre encore, par suite de son opposition contre le premier consul. Il resta plusieurs années sans traitement ni pension , et ne reprit son emploi qu'après la première abaicatio n . Envoyé, en 1 8 1 6, à la chambre des représentants par le département de Saône-et- Loire, il devint l'un des secrétaires de cette assemblée, et fut chargé, avec ses collègues du bureau, d'aller porter à Bonaparte l'acte d'acceptation de sa seconde abdication. Il fut ensuite char* Ré, par intérim, du portefeuille de l'intérieur jusqu'à la rentrée du roi 4 Paris, le 8 juillet 1815. Quelque temps après, il fut mis à la retraite. Il reçut, en 1817, le brevet de lieutenant général, et continua de vivre au sein de sa famille. 11 mourut à Autun, en

I Claude- Marguerite Carnot , né en 1754, se livra a l'étude de la jurisprudence, et occupa, dans le département de la Côte-d'Or, divers emplois civils et judiciaires. Il est mort le 15 mars 1808, procureur général près la cour de justice criminelle du département

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de Saône-et-Loire.L'empereurexprima de vifs regrets sur sa perte.

Cabnutes, peuple çauîois dont le territoire correspondait à celui des anciens diocèses de Chartres, d'Orléans et de Blois. On voit figurer ce

f>euple dans la première époque de 'histoire des Gaules. Non-seulement César, mais Strabon, Pline et Ptolémée, en font mention. Ce dernier auteur leur donne pour villes principales Autricum (Chartres) et Genabum (Orléans). Autricum prit, comme beaucoup d'autres villes gauloises , vers la fin de la puissance romaine, le nom du peuple qui l'habitait, et s'appela Carnutes ou Carnates{*).

Car* y (N.), commissaire général des poudres et salpêtres, né au milieu du siècle dernier, était issu d'une des meilleures familles du Dauphiné. 11 entra, jeune encore, dans I administration des poudres et salpêtres, et s'y fit bientôt remarquer. Il devint le collaborateur et Tarai de Mongc, de Vauquelin, de Berthollet, de Guyton- Morveau et de Lavoisier. Quand la France eut à lutter contre l'Europe entière, et que la poudre manquait à nos soldats , Carny trouva des procédés plus expéditifs pour en fabriquer.

Nommé alors commissaire pour le raffinage du salpêtre et la fabrication de la poudre dans toute l'étendue de la France, il monta la poudrière de Grenelle : vingt-quatre milliers de poudre sortirent tous les jours de ses ateliers, et furent conduits en poste à l'armée.

Carny ne sollicita jamais rien pour luimême, malgré les nombreux services qu'il rendit à sa patrie, en créant successivement un grand nombre d'établissements utiles. Il mourut à Nancy en 1830.

Carolinb ( Marie- Annonclade Bonaparte), sœur de Napoléon et femme de Joachim Murât, roi de Naples, naquit à Ajaccio en 1782. Elle vint en France, en 1793, avec sa famille, qui avait été enveloppée dans les proscriptions dont Paoli frappa le parti pa-

(*) Voyez Walckenaer, Géographiê an* tienne des Gaules, t. I, p. 400.

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triote. Napoléon, devenu premier consul, la maria au général Murât, qui dut à l'influence de Caroline autant

Î|u'à sa bravoure militaire la haute ortune dont il abusa si tristement plus tard. Successivement grande-ducbesse de Berg et reine de JNaples, la princesse Caroline se concilia rattachement des peuples. File prit toujours une part active à l'administration du royaume de IS'aples, et gouverna, en qualité de régente, pendant l'absence de Murât. Elle s'entoura d'hommes instruits, protégea les lettres, fonda an grand nombre d'institutions utiles qui durent encore, et s'efforça d'élever la nation napolitaine au rang des peuples de premier ordre. Ce fut elle qui restaura le musée des antiques de IS'aples , qui organisa les fouilles de Pompéia sur un meilleur système, et qui eu fit exhumer les monuments les plus précieux. On lui doit aussi l'établissement d'une maison d'éducation de trois cents demoiselles, établissement qu'elle soutint de ses propres deniers.

En 1815, lorsque la cause de l'empereur son frère et du roi son mari fut complètement perdue , Caroline , au moment de quitter Naples, prit des mesures énergiques pour prévenir les troubles. Avant de mettre à la voile, elle stipula avec le commodore Campbell, qui commandait la flotte anglaise, que les propriétés des Napolitains seraient respectées. Elle se retira alors eu Autriche, et se fixa à Baimbourg, près de Vienne, où elle vécut dans la retraite sous le nom de comtesse Lipona (anagramme de Napoli). Plus tard, elle vint en France demander une indemnité qui compensât la perte qu'elle avait essuyée par suite de la restitution faite à la famille d'Orléans du domaine de Neuilly, que Murât avait acheté de ses deniers. Cette indemnité n'aurait dû concerner que la liste civile; le ministère trouva plus convenable de l'imputer sur le budget.

In projet de loi fut présenté à ce sujet par le gouvernement à la chambre des députés en 1838. Après une discussion animée, où la conduite de Murât envers la France reçut le blâme qu'elle

mérite , la majorité se décida cependant à voter une loi ainsi conçue : « Il est accordé à madame la comtesse de Lipona une pension annuelle et viagère de cent mille francs. Cette pension sera incessible et insaisissable, et inscrite sur le grand-livre de la dette publique, avec jouissance du l*r janvier 1838. » Cette mesure fut accueillie défavorablement par le public. Caroline Bonaparte mourut peu de temps après.

Carolingiens. Voyez Caklovi.n-

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