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d'établir un comptoir. Il accompagna Cabouob ( Bertrand -Ane.), né à
encore Delahaie à la prise de Malin- Dol en Bretagne, se livra à Tétude de
pour. L'Ile de Ceylan lui paraissait le l'astronomie. Étant venu à Paris, il se
meilleur chef - lieu pour nos établisse- lia avec Lalande, pour lequel il fit plu-
Hieuts de l'Inde , et depuis longtemps sieurs calculs que ce savant inséra
il engageait le gouvernement à porter dans les deux dernières éditions de son
ses efforts de ce côté. Astronomie. On a de lui plusieurs mé-
Cependant les nombreux ennemis moires dans la Connaissance des
qu'il s'était attirés le tirent rappeler en temps, pour 1781, 1789 et 1798. II a
France. Ce ne fut nu'après avoir passé laissé de petites tables pour calculer ,
le détroit de Gibraltar pour se rendre a un quart d'heure près, les phases de
à Marseille qu'il apprit sa disgrâce; la lune pendant soixante ans ; Lalande
jusque-là il avait cru que te Besoin les publia dans la Connaissance des
que l'on avait de ses conseils était la temps, pour 1801. Carouçe mourut à
seule cause de son rappel. Un de ses Pans en 1798. Il est parle de lui avec
amis l'ayant prévenu du mécontente- éloge dans la Bibliographie astrono-
ment qui existait contre lui à la cour, mique de Lalande.
il fit virer de bord pour aller à Lis- Cabpknedolo (combat de). — L'în-
bonne ; mais le vaisseau toucha contre fatigable activité de Bonaparte et de
une roche au moment où on allait ses lieutenants ne laissait aucun relâche
prendre terre , et Caron fut englouti aux Autrichiens après les journées
(1674) avec les immenses richesses d'Arcole et de la Favorite. Les Iinpé-
qu'il rapportait de l'Inde. Un de ses riaux étaient repoussés du Trentm ;
fils, qui était avec lui, parvint à se mais il n'était pas moins important de
sauver. Caron a laissé une Descrip- chasser également ce qui restait de
tion du Japon, écrite en hollandais, troupes autrichiennes sur la Brenta.
la Haye, 1636, in-4w. Instruit, le 26 janvier 1797, que 1rs
Le caractère impérieux de Caron et Impériaux avaient évacué Bassano, et
son avarice contribuèrent beaucoup à s'étaient portés pendant la nuit, par
sa chute ; mais ce qui empêcha Pexpé- les deux bords de cette rivière , à Car-
dition de faire d'aussi grandes choses penedolo et Crespo, Masséna se mit à
qu'on l'avait d'abord espéré, ce fut leur poursuite, et les atteignit tout
surtout le mauvais système qui prési- près ae Carpenedolo; m combat très-
dait à l'organisation de son personnel, vif s'engagea sur le pont. Les Impé-
Des attributions mal définies entretin- riaux , forcés par les baïonnettes fran-
rent la jalousie parmi les directeurs, eaises, se retirèrent, laissant deux cents
et les empêchèrent constamment d'agir morts sur le champ de bataille, et neuf
avec ensemble. cents prisonniers.
Gabon (J.-C.-F ), né en 1745, dans Cabpentteb (Antoine-Michel) , ou
le diocèse d'Amiens , vint à Paris , et Lbcabpkntteb , architecte , naquit à
fut, en 1785, nommé chirurgien en Rouen en 1709, étudia la sculpture,
chef de l'hôpital Cochin. Il s occupa puis l'architecture ; il vint à Paris en
avec ardeur des moyens de guérir te 1728, et son talent s'étant développé,
croup; et, en 1812, H déposa chez un il devint, en 1755, membre de l'Acadé-
notaire une somme de mille francs mie d'architecture, architecte de TA r-
pour être donnée en prix à l'auteur senal , des domaines et des fermes gé-
du meilleur mémoire sur cette mala* nérales du roi. On peut citer, parmi
die. H mourut à Paris le 19 août 18i4. les édifices élevés par cet architecte,
Il a laissé plusieurs ouvrages, entre les châteaux de Courteilfes, de la Ferté
autres: 1° Dissertation sur t effet mé- dans le Perche, de Ballinvilliers; les
canioue de Cair dans les poumons bâtiments de l'Arsenal, les intérieurs
pendant la respiration , Paris, 1798, de l'hdtel de Beuvron. Il fut chargé
in-8° ; 2° TraUé du croup aigu, 1 808, par le prince de Condé de continuer le
iû-8». Pa ais-Bourhon , devenu aujourd'hui,
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après bien des changements politiques et architectoniques , le palais de la chambre des députés. Carpentier est mort en 1772.
Carpes ieb ( Jean) historiographe et généalogiste, naquit dans le dixseptième siècle, à Abscon, près de Douai. Il était religieux à l'abbaye Sainî-Aubert de Cambrai , lorsqu'il s'enfuit en Hollande avec une femme qu'il épousa peu de temps après. Il fut nommé historiographe de Leyde, et mourut dans cette ville en 1670. On lui doit : I* Histoire de Cambray et dtt Cambrésis, Leyde, 1664-1668, in-4°, 4 parties, ouvrage rare et recherché; 2° les Généalogies des familles nobles de Flandre, in-folio, ouvrage peu estimé; 3° une traduction des voyages du Hollandais Nieuhoff.
Cabpentieb (Louis), fusilier au 41* de ligne, né à ISoyalle (Aisne). Blessé mortellement à la bataille de Fleurus, il dit à ses camarades qui voulaient le porter à l'ambulance: Laissez-moi « du moins expirer an champ d'hon- « neur ; allez combattre , et soyez • vainqueurs assez tôt pour que j aie « le temps de l'apprendre. »
Cabpentieb (P.), religieux bénédictin de la congrégation de Saint- Mnur, naquit à Charleville le 2 février 1697. C'est à lui principalement que l'on e3t redevable de l'édition du Clos* sarium médise et infimx latinitatis, de du Cange,6vol. in-folio, publiée de 1733 à 1736. Il en rédigea la préface , en surveilla l'impression , et y fit les additions les plus importantes.
Les nombreuses recherches auxquelles il avait été obligé de se livrer lut fournirent l'idée d'un nouveau travail.
Ayant trouvé aux archives de la couronne des lettres de Louis le Débonnaire , en caractères tironiens, il étudia longtemps ce genre d'écriture , et publia les résultats auxquels il était parvenu dans l'ouvrage suivant : AU phabetum tyronianum. seu notas Trjronis expltcandi methodus , Paris, 1747, in-folio. Carpentier, nommé prieurdeDonchery, ne continua qu'avec plus d'ardeur ses études favorites, et, en 1766, il fit paraître . Glossarium
novum seu supplemèntwn ad attctiorem Glossarii Cangiani editionem > Paris , 4 vol. in-folio. Ce supplément est devenu beaucoup plus rare et plus cher que le Glossaire lui-même. Le quatrième volume renferme un glossaire du vieux français, et les dissertations de du Cange sur les monnaies du Bas-Empire; dissertations qui se trouvaient omises dans l'édition en six volumes (*). Cette dernière publication attira de grands désagréments à Carpentier, et plusieurs «le ses confrères lui reprochèrent vivement d'avoir mis son nom seul à un livre auquel ils avaient coopéré en assez grand nombre. Cette querelle s'envenima au point que Carpentier demanda et obtint sa sécularisation. Il mourut à Paris, ou mois de décembre 1767.
Cabpentieb (?ï.), nommé général de brigade en récompense de ses services dans la Vendée , battit Charette devant Machecoul, dans deux actions consécutives, où il déploya beaucoup de talents militaires. Mais, peu docile aux inspirations de Thureau , il encourut la disgrâce de ce général , et reçut ordre de cesser ses fonctions.
Cabpentbas, Carpentoracte , ancienne capitale du comtat Venaissin , aujourd'hui chef-lieu de sous- préfecture du département de Vaucluse.
Cette ville est très-ancienne ; déjà , pendant l'époque romaine , elle était considérable. Pline, qui lui donne le nom de Carpentoracte Meminorum , lui assigne un rang distingué parmi les cités de la Gaule narbonnaise. Les Romains y élevèrent un grand nombre d'édifices; mais à l'époque de la grande invasion des barbares, elle fut successi veinent ravagée par les Goths, les Vandales et les Lombards. Les Sarrasins s'en emparèrent ensuite, et achevèrent de ruiner ce que leurs devanciers avaient épargné.
Le pape Clément V vint y fixer, en
(*) Dans la nouvelle édition du Lexique de du Cange, publiée par MM. Didot, M. Henschel a inséré à la suite des articles auxquels elles se rapportent toutes les additions conienues dans le supplément de dom Girpenlier.
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1313 , la résidente du saint-siége. Un tel honneur coûta cher à Carpentras.
Les cardinaux étaient depuis plus de trois mois en conclave, pour l'élection du successeur de ce pape, lorsque les habitants , fatigués d'attendre le résultat de leurs délibérations, mirent le feu à l'édiGce où le conclave était assemblé, et ce feu consuma une partie de la ville ; cependant les maisons brûlées furent promptement reconstruites , et cinquante ans après cet événement, le pape Innocent VI lit entourer la nouvelle ville des murs qui subsistent encore aujourd'hui.
Le baron des Adrets vint, en 1562, mettre le siège devant Carpentras , et campa auprès de l'aqueduc , dans un poste qu'il croyait à l'abri de l'artillerie de la ville. Ceux des habitants qui avaient été bannis pour leurs opinions religieuses, et qui se trouvaient dans son camp, lui avaient promis qu'il n'éprouverait aucune résistance.
Mais la ville était bien fortifiée , et l'on avait fait pour sa défense de grands préparatifs. La garnison se composait de sept compagnies de troupes réglées ; et d'ailleurs tous les habitants étaient disposés à se battre comme des soldats. Ils firent de nombreuses sorties , tuèrent beaucoup de monde aux ennemis , les forcèrent enfin à lever le siège, les poursuivirent, et leur enlevèrent une partie de leurs bagages.
Nous avons dit que Carpentras était autrefois la capitale du comtat Venaissin ; cette ville, par conséquent, appartenait au saint-siege, et ne faisait pas partie du territoire du royaume.
Elle était administrée, depuis le douzième siècle , par trois consuls , dont l'élection était réservée aux habitants.
Cette ville était la résidence du recteur, ou gouverneur du comtat pour le pape. La justice y était rendue par un juge de première instance, quon appelait juge mayeur et ordinaire ; par un juge des premières appellations du comtat Venaissin , et par la chambre apostolique de la province , qui connaissait privati veinent de toutes les causes fiscales et qui concernaient le patrimoine de Saint-Pierre.
Carpentras est aujourd'hui le cheflieu judiciaire du département; elle possède une société d'économie rurale et un collège communal. Sa population est de neuf mille huit cent dix-sept habitants. Ses principaux monuments sout la cathédrale, dont quelques parties remontent au dixième siècle; le palais de justice, qui occupe les bâtiments de l'ancien evéché, et dont l'une des cours renferme un bel arc de triomphe antique , autrefois enseveli dans une cuisine (voyez planche 86); et l'IIôtel-Dieu, dans la chapelle duquel on voit le mausolée du vertueux évêque d'Inguimbert.
Cette ville possède une des bibliothèques publiques les plus précieuses des départements : cette collection, formée dans le principe par le fameux Peiresc, et augmentée parles Thomassin-Mazangue , fut achetée en 1745 par M. d'Inguimbert, qui l'enrichit de tous les livres qu'il avait lui-même rapportés d'Italie , et en fit don à la ville. Elle se compose de vingt-deux mille volumes imprimés, et d'environ deux mille manuscrits , dont les plus
firécieux ont appartenu à Peiresc. Le ittérateur Arnaud et le savant Raspa il sont nés à Carpentras.
Cahpi (combat de ). — La guerre s'était allumée en 1701 entre la France et l'Empereur, et Catinat, réduit à l'impuissance par les ordres de la cour de Versailles , par les résistances de ses lieutenants généraux, et par la trahison secrète du généralissime, le duc, de Savoie, attendait sur la rive droite de l'Adige le prince Eugèy^, qui suivait l'autre bord. Informé que le poste de Carpi n'est défendu que par sept régiments de dragons et trois cents hommes d'infanterie, le prince fait passer sur ce point la moitié de son armée. Accablé par le nombre, le détachement français fait retraite. Au bruit du canon , le maréchal de Catinat arrive ; les Français chargent plusieurs fois les ennemis malgré leur petit nombre. Le prince Eugène est blessé; mais ses troupes grossissant à chaque moment , les Français se replient sur le gros de l'année , et les
car FRANCE.
Impériaux sont maîtres du pays entre l'Adda et l'Adige.
Carra Jean-Louis) , député à la Convention nationale , né à Pont-de- Veyle en Bresse, en 1743. Ses parents, malgré leur peu de fortune, faisaient tous leurs efforts pour lui procurer une éducation honnête, lorsqu'un incident imprévu vint décider de son sort : il fut vaguement accusé d'un vol , et prit la fuite , moins , dit-on , pour se soustraire aux recherches de la justice, que pour échapper à la honte des soupçons qui planaient sur lui. Il se rendit d'abord en Allemagne, puis en Moldavie, où il entra au service de l'hospodar. Après la mort de ce souverain, Carra revint en France , et, par un singulier hasard, il trouva a se placer chez un prince de l'Église, le cardinal de Rohan. Le cardinal de Brienne , qui l'avait connu chez l'archevêque de Strasbourg, lui accorda sa protection, et lui procura un emploi a la bibliothèque du roi ; c'est , à ce qu'on assure , à ce dernier prélat qu'il dut l'idée de son Petit mot de réponse à la requête de M. de Colonne. Quoi qu'il en soit , Carra vit avec enthousiasme les premiers symptômes de la révolution , où il ne tarda pas à jouer un rôle. Nommé électeur du district des Filles-Saint-Thomas, il provoqua l'établissement de la commune, celui de la garde bourgeoise , et , de concert avec Mercier, l'auteur du Tableau de Paris, fit paraître un journal sous le titre <£ Annales patriotiques. A la tribune des jacobins, il fut un des plus énergiques orateurs, et contribua à rendre populaire l'idée d'une déclaration de guerre à Léopold. Il créa aussi un journal appelé Journal de VÉtat et au citoyen, dans lequel il développa les principes les plus démocratiques, et attaqua les intrigants ou les contre-révolutionnaires qui entravaient les efforts des réformateurs. Ce fut lui qui proposa d'armer le peuple de pi-
aues. Il fit partie du comité central es fédérés , et fut l'un des chefs de l'insurrection du 10 août, dont il avait tracé le plan. Nomme par deux départements à la Convention nationale,
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il opta pour le département de Saôneet-Loire , et siégea d'abord au côté gauche ; il dénonça les opérations du général Montesquiou, qui, chargé d'occuper la Savoie , ne terminait pas la campagne aussi promptement qu'il le désirait. Peu de temps après , il fut envoyé au camp de Châlons pour surveiller Dumouriez, et rendit compte à la Convention des succès de Kellermann.A son retour, en novembre, il fut élu secrétaire , et proposa un projet de propagande révolutionnaire.
Dans le procès de Louis XVI, il opina pour la mort , sans appel ni sursis.
Mais il abandonna bientôt la Montagne pour s'unir aux girondins , et devint justement suspect, pour ses liaisons avec Roland , qui l'avait établi gardien de la bibliothèque nationale, et pour ses relations avec le prince de Brunswick et avec Dumouriez. Dénoncé successivement par Ma rat, Robespierre et Bent abolie, il fut rappelé de Blois , où il était en mission , et compris au nombre des quarante-six députés accusés par Amar. Condamné à mort, le 31 octobre 1793, il fut exécuté le lendemain. Carra a rendu de nombreux services à la liberté: la postérité doit lui en tenir compte ; mais il fut coupable de s'être jeté dans le parti des hommes dÉtat de ia Gironde (voyez Girondins). Cette faute doit être attribuée bien plus à son caractère irascible et changeant qu'à la corruption et à la perfidie. Carra a publié divers ouvrages, dont les principaux sont : Système de la raison, ou te Prophète philosophe , Londres , 1775; Histoire de la Moldavie et de la Valachie , avec une dissertation sur fêtât actuel de ces deux provinces , 1776; Histoire de l'ancienne Grèce , de ses colonies et de ses conquêtes, traduite de l'anglais, 1787. Un petit mot de réponse à M. de Colonne f 1787 ; Mémoires historiques et authentiques sur la Bastille , 1790; plusieurs pamphlets littéraires et politiques.
Carra-Saint-Cyr (Jean-François, comte de) était officier au commencement de la révolution. Après avoir
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servi comme général de brigade sous Moreau et Pichegru, il accompagna Aubert du Bayetà Constantinople, où celui-ci avait été nommé ambassadeur du Directoire. De retour en France , il rentra sous les drapeaux, et reprit, en 1795 , la ville de Deux-Ponts sur l'armée de Clairfayt. Il se signala à Ettinghen, à Marengo, s'empara de Fribourg , et contribua à la victoire de Hohenlindèn. En 1805 , il commanda l'armée d'occupation dans le royaume de Naples , fit au prince Charles de nombreux prisonniers , et fut nommé, après la bataille d'Eylau, grand officier de la Légion d'honneur.
En 1813, après la fatale campagne de Moscou , il prit le commandement de la 32e division militaire, et fut chargé en 1814 du commandement supérieur des places de Bouchain, de Condé et de Valenciennes , qu'il conserva jusqu'après l'abdication de l'empereur.
.Sous la restauration , il fut fait chevalier de Saint- Louis, nommé ensuite gouverneur de la Guvane française, mis à la retraite par l'ordonnance de 1824, et se retira à Véiy, près de Soissons.
Cabbabas , sorte d'omnibus en osier , qui exploitait les environs de Paris, mais surtout les routes de Versailles et de Saint-Germain , dans ce bon vieux temps où l'on mettait plus de six heures à faire quatre petites lieues. Pour définir le carrabas en un mot, il suffira de dire que ce plébéien équipage était encore bien au-dessous des ignobles coucous, qui eux-mêmes disparaissent aujourd'hui, vaincus par les célérifères, les accélérées, et surtout par les chemins de fer.
Cabbé (G. L. J.), né à Rennes vers 1778 , doyen de la faculté de droit dans cette ville, où il est mort en 1832, a publié : 1° Introduction à F étude au droit français , avec des tableaux synoptiques, Rennes; 2° Traité et questions de procédure civile, ibid., 1818 à 1819, 2 vol. in-4°; 3° Introduction à Vètude des tois relatives aux domaines congêables , ibid., 1822, in-12 ; 4° Traité du gouvernement des paroisses, ibid., 1821,
in-8° ; 5° Les lois de la procédure civile, ibid. , 1824, 3 vol. in-4° ; 6° Les lois de r organisation et de la compétence des juridictions civiles, Paris, 1825-1826.
Cabbé ( Jean-Baptiste) , cavalier au 18* régiment, né à Martin (Pas-de- Calais). Après avoir chargé devant Vérone sur deux bâtai lions autrichiens, le 6 germinal an vn , il se plaça avec quelques cavaliers à l'entrée d*un défilé , arrêta les ennemis , et tomba percé de plusieurs coups de feu.
Cabbé (J. B. Louis) naquit en 1749 à Varennes, duché de Bar. Élève distingué de l'école du génie de Mézières, il possédait des connaissances profondes en physique , en chimie et en mécanique. Successivement avocat, juge de paix, inspecteur des forêts, il mourut à Varennes en 1835. Carré mérite surtout une place dans nos colonnes comme auteur de la Panoplie, ou Réunion de tout ce qui a trait à la guerre , depuis roriaine de la nation française jusquà nos jours, Châlons-sur-Marne, 1795, in 4 , avec atlas. L'auteur nous apprend luimême que cet ouvrage, fruit de longues recherches , était achevé dès 1783 , mais qu'il avait gardé son manuscrit, parce que la censure avait exigé qu'il retranchât ses réflexions sur l'oppression et l'avilissement du peuple. A l'époque des querelles des parlements , Carré avait publié, sous le voile de l'anonyme , un pamphlet très-mordant contre la nouvelle magistrature, et intitulé : Triyaudin le renard, ou le Procès des bêtes.
Cabbé (Louis), géomètre français, fils d'un laboureur du village de Brie , naquit en 1663, fut secrétaire et élève de Malebranche, entra en 1697 à l'Académie des sciences, et mourut en 1711. Le plus important de ses ouvrages est sa Méthode pour la mesure des surfaces, etc., 1710, in-4*.
Cabbé (Pierre-Laurent), professeur de belles-lettres, né à Paris, en 1758. A quatorze ans , il remporta le premier prix de discours français, et fut vainqueur dans un brillant concours pour l'agrégation. Grâce à Delille,
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dont il était élève , il fut nommé professeur de rhétorique à Toulouse, où l'Académie des jeux floraux couronna trois de ses productions. Carré composa un grand nombre d'hymnes pour Jes fêtes républicaines, et le plus remarquable est celui qu'il lit pour la féte de la Vieillesse. Il fonda en Tan vi la société littéraire, connue à Toulouse sous le nom de Lycée. Après le 18 brumaire, il fut nommé main teneur des jeux floraux , et M. de Fontanes l'appela à la chaire de littérature de la faculté des lettres. Il mourut à Paris en 1825. Outre un grand nombre d'odes et d'hymnes publiés en 1826, in-fi", on lui doit plusieurs poèmes, entre autres : Le Bouclier d'Hercule, traduit du grec d'Hésiode.
Carbi (Remi), bénédictin, prieur de Beceleuf, ex-sacristain de la Celle, né à Saint-Fal, le 20 février 1700, a laissé : 1° les Psaumes dans fordre historique, nouvellement traduits sur f hébreu, 1772, in8°; 2° le Maitre des novices dans f art de chanter, 1744, in-4°. On trouve dans ce livre un éloge du vin. L'auteur, après l'avoir conseillé pour toutes les maladies , ajoute : « Le vin fait presque autant « que tous les autres remèdes ensem- « ble. » 3° ta Clef des psaumes. 1 753, in 12 ; 4* Recueil curieux et édifiant sur les cloches, 1767, in-8\
Cabbr (N.), voyageur, fut d'abord chargé de visiter fa côte de Barbarie et divers ports de l'Océan. Les mémoires adressés par lui à Cotbert fixèrent l'attention de ce ministre qui projetait de grands établissements dans les Indes orientales. Bientôt Carré fut désigné pour faire partie de l'expédition dont Coron était le chef. La flotte partit le 10 juillet 1606. Après avoir touché à Madagascar et à l'île Bourbon, Caron se persuada que Surate serait un chef-Heu préférable pour les établissements de la compagnie, et mit à la voile pour cette ville. Carré, dans la relation de son voyage, donne une description de Surate et des pays environnants. En 1668, lorsque les Turcs prirent Bassora sur les Arabes, il s'y trouvait pour les affaires de la com-
pagnie, et fut obligé de se réfugier avec son navire à l'île deKarreck, dans le golfe Persique.
De retour a Surate , il fut envoyé en France par Caron qu'il n'aimait pas et qui voulait se débarrasser de sa surveillance. Carré s'embarqua, en 1671, pour Bender- A bassi ; de là il se rendit à Bagdad , et traversa le désert. Durant ce trajet il eut beancoup à souffrir. Enfin il arriva à Alep, se rendit à Tripoli de Syrie, parcourut le Liban, s'embarqua à Seïde, et arriva à Marseille. Peu de temps après, il fut renvoyé aux Indes par la route de terre.
Il a publié une relation avec ce titre : Voyage des Indes orientales, mêlé de plusieurs histoires curieuses > Paris, 1099, 2 vol. m- 12. Le premier volume, qui contient le récit de son premier voyage, est beaucoup plus intéressant que le second, qui parle peu de sa dernière tournée et n'est guère rempli que d'histoires galantes, lîétait à Visapou r en 1673.
Carreau.— On appelait ainsi, avant l'adoption des armes a feu, une sorte de flèche dont le fer carré se trouve figuré dans les jeux de cartes, pour signifier avec les piques, selon l'explication qu'en donnent communément ceux qui veulent voir dans des morceaux de Carton peints des leçons de politique et de morale , les armes dont un roi prudent doit toujours tenir ses arsenaux amplemeut fournis.
On nommait encore Cabre au, un coussin carré de velours que les femmes de qualité se faisaient porter à r église, pour se mettre commodément à genoux pendant l'office. Les femmes des nobles d'épée avaient des carreaux garnis de galons d'or et d'argent; celles des hommes de robe en avaient seulement avec des broderies en soie. Aujourd'hui , personne ne fait porter des carreaux à l'église, parce que ce n'est plus une distinction. Quand les évéques et les hauts dignitaires ecclésiastiques officient, ils ont des carreaux pour s'agenouiller. Dans les mariages de personnes riches . on en donne aux époux , à qui on en fait payer l'usage.
On appelait aussi Cabbeau le pavé
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des rues ; de là les expressions proverbiales, jeter sur le carreau^ rester sur le carreau. On dit encore le carreau de la Halle, pour le pavëde la Halle.
Carrel (Nicolas-Armand). Ce nom réveille le souvenir d'un publiciste célèbre qui possédait plusieurs des qualités emi n en tes de l'homme d'État. Homme d'action et de pensée, ayant quelque chose de chevaleresque qu'il tenait de sa nature, et qui n'avait fait que se développer dans les camps où il avait passé les premières années de sa jeunesse; imbu des plus nobles sentiments de patriotisme et partisan d'une sage démocratie ; âpre a la résistance , impétueux à l'attaque; toujours au premier rang dans les moments de danger, mais généreux après la victoire, et ne voulant voir que des Français dans les vaincus , Armand Carrel s'était concilié l'estime de tous les partis. Son talent d'écrivain , sa bravoure militaire, et une grande fermeté de caractère , unie à beaucoup de grandeur d'âme, en avaient fait un homme politique de premier ordre et l'avaient désigné pour chef au parti démocratique. Il entrait à peine dans l'âge mûr, lorsque le cours de sa vie fut brusquement interrompu par une déplorable catastrophe. Qui peut prévoir ce qu'il serait devenu, s'il n eût pas succombé, dans sa trente-sixième année , victime de cette générosité qui lui faisait sans cesse prodiguer ses jours! Toutefois, les actes et les écrits qui ont si bien rempli sa trop courte existence suffiront pour lui assurer une place exceptionnelle. Sa réputation est au nombre de celles qui vont toujours en grandissant, parce qu'il a sincèrement aimé la patrie, parce qu'il a mis à son service des lumières peu communes , et , ce qui n'est pas moins rare , un dévouement à toute épreuve.
Armand Carrel naquit à Rouen, le 8 mai 1800, de parents honorablement connus dans le commerce. Après avoir terminé ses études au collège de sa ville natale, il décida , non sans peine, son père à permettre qu'il satisfit son goût pour la profession des armes.
Partisan du régime de la restauration.