CAL FILA
Lorraine, il lui fallut prendre par la
Saroie.
Arrivé à Genève, il crut obéir à une injonction du ciel , en cédant m instances du ministre Guillaume farel, qui réclamait sa coopération à u culture de cette portion de la vigne du Seigneur, et bientôt il fut luimême proclamé ministre et professeur de théologie. Il avait alors vingtsept ans. L'année suivante, il fit jurer tu peuple une abjuration définitive du papisme. Les mœurs lui parurent alors appeler une réforme tout aussi urgente que celle de la croyance et du rite ; mais cette partie de sa tâche présentait de graves difficultés. Le riprisme du réformateur souleva une trente opposition à laquelle prirent prt tes premiers mêmes de la cité.
Le jour de Pâques 1538, non contents lie résister à un tfte du synode de Lauxanne, qui ordonnait l'emploi des urmes dans la célébration de la cène, ainsi que le rétablissement des fonts baptismaux et des fêtes que Calvin avait fait disparaître, les uns du temple et les autres du calendrier, les mi ualret déclarèrent qu'en raison du .•caudale des moeurs , ils ne pouvaient administrer la communion. Cet acte d autorité détermina leur chute ; on ne leur laissa mie trois jours pour wrtir de la république. Ce fut en vain ?ue le conseil de Berne et le synode «Zurich i intervinrent pour demander tan* réinstallation ; le vote des citoyens confirma l'arrêt des magistrats.
A Strasbourg, où se retira Calvin , la reforme luthérienne comptait déjà dix ansd'aiitence; il y accepta une chaire de théologie au cha'pitre de Saint-Tho- JUSi et fonda bientôt après une église française pour les réfugiés, dont le nombre était déjà considérable. Pendant JH séjour dans cette ville, en 1540, I publia le Traité de la sainte cène, dans lequel il s'efforçait d'établir une tyinion intermédiaire entre celle de Luther, qui, prenant dans le sens lit- J*nl les paroles du Christ, admettait ^présence réelle, et celle du ministre j* Zurich, Zwingli , qui ne voyait dans * texte qu'une figure, dans les espèces qii un symbole. Plus tard do reste,