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ses , etc. C'est en ce sens que nous en parlerons ici.
Voici l'origine de cette espèce de revenu. Dans les temps de la primitive Relise, il était d'usage que les fidèles qui assistaient au sacrifice de la messe, v apportassent chacun une offrande "de pain et de vin. Une partie servait à la communion du prêtre et des assistants ; le reste se distribuait aux ministres de l'Église et aux pauvres , à l'exception d'une portion du pain, que le célébrant bénissait, et dont les fidèles , par dévotion , emportoient chacun un morceau pour le manger en famille. C'est de ce banquet mvstique, que I on nommait les Kulogïes, que nous viennent la présentation et la distribution du pain bénit , qui ont lien à la grand'messe les dimanches et les fêtes.
Quand la religion chrétienne fut adoptée dans la Gaule , on y célébra les Kulogies avec une sainteferveur.
Grégoire de Tours fait mention d'une femme pieuse , qui , tous les jours , offrait pour la messe un flacon de ce vin précieux de Gaza , si renommé sous nos premiers rois. On lit dans la Translation des reliques de saint flengoux , que des laboureurs de la Sologne firent vœu de donner tous les ans, en l'honneur de ce saint, une certaine quantité de blé pour servir au sacrifice de la messe.
Si la dévotion fut d'abord fort vive, il est à présumer qu'elle ne tarda pas à se relflcher sur le présent volontaire de p3in et de vin. L'Église , regardant sans doute comme un devoir ce qui n'avait été dans l'origine qu'un acte de piété, plusieurs conciles en France, notamment le second concile de MâYon, tenu dans l'année 585, firent de cette offrande une obligation canonique au moins les dimanches. Dès le huitième siècle, on commença , pour les messes privées, à substituer au pain et au vin un présent en argent ; et cette offrande nouvelle , beaucoup plus commode pour la main qui la faisait et pour celle q^ui la recevait, fut bientôt la seule en usage. Mais au Heu de la regarder comme la repré-
sentation de celle qu'on abolissait, on la regarda bientôt comme une rétribution, comme le prix d'une chose achetée et vendue ; et ee principe est si bien établi , que le prêtre qui manque de célébrer les messes qu'on lui a payées, se rend , Suivant les easuistes, coupable de vol.
Il était aussi d'usage de faire aux curés , à l'occasion des naissances et des mariages , à titre de rétribution ou de salaire , un présent de vin , appelé vin de baptême , ou vin de noces. Un peu plus tard, on y substitua aussi un don en argent ; et , à l'aide de pratiques dont nous parlerons plus bas , le casuel des curés , oui avait commencé par une offrande bénévole de peu de valeur, devint un droit positif d'assez haute importance, surtout dans les paroisses riches et populeuses.
Le casuel , abandonné à la discrétion des prêtres, n'a jamais été, à proprement parler , réglementé par le pouvoir. Il semblait permis à ceux oui le percevaient , de chercher à 1 augmenter par tous les moyens qui leur paraissaient convenables," et plusieurs d'entre eux ne s'en sont point fail faute. Faisant payer les messes privées , les baptêmes et les mariages, ils trouvèrent tout naturel de faire paver les enterrements. Ils créèrent des congrégations dont les membres devaient verser entre leurs mains une contribution mensuelle , suscitèrent une foule d'occasions de prières et de bénédictions , qu'ils ne donnaient qu'argent comptant, et finirent par ajouter d'onéreuses charges indirectes à l'impôt de la dîme , déjà si lourd dans les campagnes.
Une déclaration de 1644, s'occupant enfin du casuel des cures , porta qu'il ne devait point être compris dans les portions congrues (voyez ce mot).
On ne comptait point le casuel d'une cure de campagne , quand il s'agissait de décider si le gradué pourvu de cette cure était suffisamment doté ; en eela H y avait quelque justice, car ce casuel n'était jamais considérable; mais dans les villes, où il s'élevait souvent fort
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liant, il eu était autrement; on pouvait alors le grever d'une pension, comme un fonds certain sur lequel on avait droit de compter. Un desservant nommé pur un évëque à une cure en litige , ou dont le titulaire était en interdit, ne pouvait exiger que les honoraires
aui lui avaient été fixés, sans avoir roit de s'approprier dans le casuel des baptêmes , mariages , enterrements et offrandes, une portion plus forte que celle que l'usage ou le tarif attribuaient aux vicaires. Telle était la législation qui réglait le casuel, quand la révolution l'abolit.
Lorsque, sous le consulat, il fut question de rouvrir les églises et de réorganiser le corps ecclésiastique , Napoléon , au sein de son conseil d'fctat, s'éleva avec force contre le casuel des ministres du culte.
« En rendant les actes de la reli- « gion gratuits , disait- il , nous rele- « vons sa dignité , sa bienfaisance et « sa charité ; nous faisons beaucoup « pour le petit peuple , et rien de plus « simple que de remplacer le casuel « par une imposition légale. Tout le « monde naît, beaucoup se marient, • et tous meurent. Voila trois grands « objets d'agiotage religieux qui me « répugnent , que je voudrais faire « disparaître. Puisqu'ils s'appliquent « également à tous , pourquoi ne pas « les soumettre à une imposition spé- « ciale, ou bien encore les noyer dans la «masse des impositions générales? »
Cette idée était bonne, pourquoi n'a-t-elle pas été mise en application?
Nous l'ignorons. Si les choses eussent été réglées ainsi , on ne verrait pas le prêtre qui vient d'administrer un sacrement obligé de recevoir un salaire pour ses saintes fonctions ; on ne verrait pas les agents des fabriques exploiter la vanité des fidèles, et les forcer à des sacrifices qui souvent leur coûtent, en recueillant l'offrande des assistants dans un bassin découvert ; en obligeant des mariés à fixer la leur aux cierges qu'ils tiennent chacun à la main , les exposant ainsi , pendant toute la cérémonie, aux commentaires de chacun sur la magnifi-
cence ou la modicité de leur don ; on ne verrait pas enfin une multitude de pratiques, qui, si cela pouvait être, dégraderaient la religion comme elles nuisent à la considération de ses ministres. Espérons que le temps et la pudeur publique amèneront sur ce point une réforme que les personnes véritablement pieuses appellent de tous leurs vœux.
Catacombes de Paris. — Toutes les pierres qui ont servi à la construction des maisons du vieux Paris , ont été tirées d'abord des carrières souterraines ouvertes sur les bords de la Bièvre , dans l'emplacement qu'occupèrent plus tard le faubourg Saint - Marcel , les constructions du Mont-Parnasse , et les bâtiments aujourd'hui démolis des Chartreux. Dans des temps postérieurs, on demanda des matériaux au territoire de Gentilly, de Mont-Souris, et à celui que le faubourg Saint-Jacques occupe en ce moment. Faute de surveillance de la part de l'autorité , les exploitations eurent lieu sans règle fixe et sans es-
Krit de prévoyance , fort avant sous : sol de la campagne , et fort avant aussi sous les propriétés déjà bâties.
Il résulta de ce désordre, que de nombreux édifices et des quartiers entiers se trouvèreut assis sur des terrains minés en dessous , et pour ainsi dire suspendus sur des abîmes. Malgré cet état de choses , qui était connu de tout le monde, il fallut que des éboulements et des affaissements causassent de nombreux malheurs , pour que la sollicitude du gouvernement s'en occupât. Enfin, dans les derniers mois de 1776, après des enfoncements et des écroulements de maisons, l'autorité ordonna la visite de ces vastes et profondes excavations. Alors , dit M. Hericart de Thury , on reconnut avec épouvante « que les temples, les palais , et la plupart des voies publiques des quartiers méridionaux de Paris étaient prêts à s'abîmer dans des gouffres immenses ; que le péril était d'autant plus redoutable , qu'il se présentait sur tous les points. » En 1777 , on créa une compagnie d'iogé-
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nieiirs spécialement chargée de consolider les excavations par des étais et des voûtes. Les travaux de cette compagnie , qui , depuis leur ouverture, n'ont subi aucune interruption, et se continuent encore, n'ont point empêché que quelques affaissements n'aient eu lieu ; mais on espère qu'avec le temps ils deviendront très-rares, et cesseront tout à fait. Du reste, les précautions ont été prises avec intelligence : chaque galerie souterraine correspond à une rue, et les numéros des maisons sont répétés audessous , de sorte que si un écoulement se fait à la surface, on sait tout de suite, à l'intérieur, sur quel point il faut mettre les ouvriers.
C'est dans une partie de ces carrières que l'on a établi cet immense ossuaire, que l'on appelle les catacombes de Paris, et voici a quelle occasion : le cimetière des Innocents, qui , depuis dix siècles, recevait les morts de plus de vingt paroisses, était encombré d'ossements et de cadavres, qui portaient l'infection dans les quartiers environnants.
Des plaintes longtemps répétées , et plusieurs accidents successifs , attirèrent d'abord l'attention des savants , qui publièrent plusieurs mémoires sur ce sujet , et enfin du gouvernement , que la clameur générale força de s'en occuper. Le conseil d'État , par arrêt du 9 novembre 1785, décida, que le cimetière cesserait d'être consacré à son ancienne destination , et serait transformé en un marché public. L'archevêque de Paris y consentit en 1786, ordonna que fe terrain serait fouillé à la profondeur de cinq pieds, la terre passée à la claie , et les ossements transportés dans les galeries souterraines disposées pour les recevoir , c'est-à-dire, dans les carrières de la plaine de Mont-Souris , que l'on était parvenu à consolider. Plusieurs grands vicaires, accompagnés de docteurs en théologie, et du clergé dont les paroissiens reposaient dans le cimetière des Innocents, étant venus, le 7 avril 1786, consacrer avec toute la pompe sacerdotale le nouvel asile ouvert à la mort, on s'occupa
avec activité du soin de l'enrichir aux dépens de celui que l'on abandonnait.
Des inscriptions, qui attestent que la première translation se fit dans les mois de décembre 1785, janvier, février et mars 1786. nous apprennent cependant que l'on n'avait pas attendu la bénédiction des catacombes , pour v transporter les ossements du cimetière des Innocents. Depuis cette cérémonie, les transports furent fréquents. Les cimetières de Saint-Eustaehe et de Saint- Etienne des Grès avant été supprimes en 1787, on transféra dans l'ossuaire les débris humains qu'ils contenaient.
Dans la suite , pendant et après les orages de la révolution , on y déposa les corps des personnes tuées dans les troubles , et les ossements enfouis dans les cimetières des autres paroisses et des maisons religieuses. Divers travaux faits en 1808, 1809, 1811, et postérieurement , dans le marché des Innocents, mirent à découvert de nouveaux ossements, dont la plus grande partie fut encore transportée dans les catacombes ; le reste fut déposé dans les cimetières de l'Est et de Montmartre.
Les personnes munies de billets pouvaient autrefois visiter ces cavernes sépulcrales , qui étaient devenues, il y a environ vingt ans, l'objet d'une curiosité très-vive , et, en quelque sorte, le but d'une promenade à la mode. Aujourd'hui, l'accès en est tout à fait interdit au public. Nous croyons donc devoir en douuer ici une courte description.
On y pénétrait ordinairement par une porte située dans la cour du pvillon ouest de la barrière <1 Enfer.
Après avoir descendu quatre-vingtdix marches, on se trouvait dans une galerie de dix-neuf mètres quatorze centimètres d'élévation. De là on arrivait dans une autre galerie creusée sous la route d'Orléans ; on faisait différents détours , dans lesquels on était guidé par une large ligne noire tracée sur la voûte, et qui tenait lieu du fil d'Ariane. On rencontrait dans le trajet plusieurs constructions faites pour empêcher la contrebande , les grands ouvrages commandés en 1777
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pour la consolidation de l'aqueduc d'Arcueil, et un labyrinthe de galeries longues, ténébreuses, dans lesquelles plusieurs imprudents s'étant, dit-on, engagé sans guide , se sont perdus et sont morts de faim. Un nouvel escalier que Ton descendait , conduisait dans une salle, où Ton voyait un plan en relief (Je la forteresse de Port- Mahon , exécuté par un ouvrier , ancien soldat qui avait assisté à la prise d«' cette ville, sous le maréchal de Richelieu, en 175G , et qui , sans autre guide que ses souvenirs, avait employé pendant cinq ans les heures de ses repas à l'exécution de cette œuvre de patience. Dans une autre salle , on voyait un amas de rochers , qui , en tombant , s'étaient arrangés d'une manière tellement pittoresque, qu'on les jugea dignes de servir de modèle aux décorations de l'opéra des /lardes. On passait ensuite près d'un pilier taille dans la masse calcaire , et d'un autre en pierres sèches, puis on arrivait au vestibule des catacombes. Kn entrant, on rencontrait un cabinet minéralogique contenant une collection complète des échantillons des bancs de terre et de pierres qui constituent le sol des carrières ; et plus loin, dans un ancien carrefour, entre quatre murs de soutènement , un cabinet de pathologie où sont réunis et classés méthodiquement uue foule d'ossements remarquables par quelques singularités , ou par les altérations que les maladies leur ont fait subir. Une crypte , établie dans une \ i*te salle dont l'entrée est décorée de pilastres d'ordre de Pestum, offrait ensuite un piédestal construit en ossements, dont les moulures se composent de tibias de la plus grande dimension ; au-dessus est uue tête de mort. Là reposent les corps exhumés du cimetière de Saint-Laurent, supprimé en 1804. Ce que Ton appelait l'autel des Obélisques est un massif composé d'ossements , avec des formes imitées de l'antique, accompagné de colonnes quadrangulaires reposant sur des piédestaux et surmontées de létes de mort. On a donné à d'autres
travaux de consolidation la forme d'un monument sépulcral , que l'on a appelé sarcophage du Lacrymatoire ou tombeau de Gilbert , à cause de quatre vers de ce pot'te qui s'y trouvent inscrits. Un monument composé d'un piédestal, surmonté d'une lampe antique , se trouve non loin d'un pilier que l'on appelle du Mémento. Des eaux eparses , recueillies dans un bassin, ont formé la fontaine de la Saviaritaine , dans laquelle on a jeté en 1813 quatre dorades chinoises, oui y vécurent longtemps sans se reproduire.
Toutes ces salles offrent à leur entrée, ou dans leur intérieur, des inscriptions graves et religieuses qui portaient l'âme au recueillement. Au-dessous du sol , sont inhumés les restes des victimes de diverses scènes sanglantes qui eurent lieu a Paris pendant la révolution. Ces sépultures ne portent d'autres inscriptions que la date de l'événement qui les a rendues nécessaires, telles que : 10 août 1792. — 2 e t 3 septembre 1792. Du second étage des catacombes , on descendait dans un troisième , nommé basses catacombes, par un escalier sous lequel on a construit un aqueduc qui conduit les eaux d'une source voisine dans le puits de la tombe Isoire. Un pilier de forte dimension y a été élevé pour soutenir la votlte, qui , fendue et lézardée en plusieurs endroits, faisait craindre un éboulement. Quatre strophes tirées des Nuits clémentines , composées sur la mort du pape Ganganelli , sont inscrites sur ce pilier, qui avait reçu, en conséquence, le nom de pîlier des Xuits clémentines.
On sortait des catacombes, après avoir remonté aux galeries supérieures , en parcourant un vestibule et un long corridor , au bout duquel se trouve un escalier de dix-sept mètres cinquante-trois centimètres , construit en 1781 , et aboutissant au chemin qui conduit de Mont-Souris au petit Montrouge.
Catalauni, peuplade de la seconde Belgique, dont Calataunttm (Châlon*sur-Marne) était la capitale. Ils avaient pour voisins au nord les l(cmi} au sud
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les Lingones , à l'est les Leuci et les Feroduni, et à l'ouest les Tricasses et les Suessiones. Les Catalauni sont mentionnés pour la première fois comme peuple distinct des Remî, dans Eumène et dans Ammien Marcellin , ensuite dans Eutrope et dans la Notice des Gaules.
Catalogne (relations de la France avec la). — Le roi d'Aquitaine, Louis, qui plus tard succéda à Charlemagne , sous le nom de Louis le Débonnaire , voulant, dès l'année 798, former au delà des Pyrénées uu établissement qui pût servir de point de départ pour des conquêtes ultérieures sur les musulmans , fit relever les murs et les fortifications de plusieurs anciennes villes de la Tarraconaise orientale, détruites par les Arabes un siècle auparavant. Il y plaça des garnisons, et y appela des jpopulationschrélîennes, qui, à la condition de défendre ces villes contre les Arabes, furent organisées en petites corporations municipales et investies de divers privilèges. Ces villes formèrent, avec le district nui leur fut attribué, une seigneurie dépendante de la Marcbe d'Espagne , et que Louis donna à un Franc nommé Bore! , et qualifié du titre de comte dans les ebroniques. Cette seigneurie devint le noyau primitif du vaste et puissant comté de Catalogne. Elle fut, au delà des Pyrénées , la première terre chrétienne reconquise par les Franco-Aquitains sur les musulmans.
Mais Barcelone resta quelque temps encore au pouvoir des Sarrasins (voy.
Barcelone et comtes de Barcelone).
La destinée de la Catalogne fut d'abord* intimement liée à celle de la Provence ; et dans les guerres des Albigeois, lès Catalans vinrent plus d'une fois au secours des Provençaux .Pendant longtemps , la Catalogne reconnut, au moins nominalement, la suzeraineté des rois (Je France. Ce ne fut qu'en 118Ô Qu'Alphonse II, comte de Barcelone et roi d*Aragon, fit déclarer par le concile de Tarragone , que les actes qui se dataient en Catalogne de l'année du règne des rois de France , ne se dateraient plus que de l'ère chré-
tienne. Les rois de France protestèrent contre ce décret ; mais plus tard, les rois d'Aragon ayant acquis des droits sur plusieurs villes du Midi , comme Carcassonne , Albi , Nîmes , etc., et Philippe le Hanîi avant épousé Isabelle d'Aragon , Jacques Ier, père de cette princesse , lui donna en dot la seigneurie de Carcassonne et de Béziers, et renonça à toutes ses prétentions sur Je reste du Languedoc.
De son côté , Philippe en fit autant à l'égard du comté de Barcelone et de la Catalogne, et depuis, l'histoire de cette
Iirovince se confond dans l'histoire de 'Aragon.
Cependant, vers le milieu du dix-septième siècle, une insurrection terrible éclata en Catalogne contre le gouvernement tyrannique de l'Espagne. Barcelone donna le signal en massacrant son vice-roi. Les autres villes suivirent rapidement l'exemple de la capitale , et toutes les garnisons espagnoles furent ou exterminées ou chassées. Richelieu , qui peut-être avait fomenté cette révolte , sut bientôt la tourner à son profit. Lorsque le roi d'Espagne, Philippe IV, se fut disposé à faire marcher une année pour les soumettre, les Catalans envoyèrent en France D.
Francisco de Vilaplana , cavalier de Perpignan, pour contracter alliance avec le cabinet français. Leur première pensée avait été de former une république, et le cardinal avait autorisé Duplessis-Besançon , qui servait alors dans l'armée dé Languedoc , à s'entendre avec les députés des états de Catalogne pour l'établissement d'une république dont Barcelone etU été la capitale , et qui se fût placée sous la protection du roi de France.
Enfin, le 16 décembre 1641, Louis XIII signa avec la principauté de Catalogne , et les comtés de Roussi lion et deCerdagne, un traité par lequel il s'engageait à fournir aux insurges des officiers pour commander leurs troupes, six mille hommes de pied et deux mille chevaux. Espenan, gouverneur de Leucate, fut chargé de conduire à Barcelone les premiers secours français : ils consistaient en trois mille