CAT L'UN
suéviques , désignées sous le nom d'All-men ( tous hommes ou tout à fait hommes ), menacèrent de passer le Rhin. Les Francs prirent les armes, comme à l'ordinaire , pour fermer le passage aux nouveaux venus. En pareil cas, toutes les tribus s'unissaient sous le chef le plus brave. Clovis eut ainsi l'honneur de la victoire commune. Il embrassa, en cette occasion, le culte de la Gaule romaine. C'était celui de sa femme Clotilde, nièce du roi des Bourguignons
« Cette union de Clovis avec le clergé des Gaules semblait devoir être fatale aux Bourguignons. Il avait déjà essayé de profiter d'une guerre entre leurs rois Godegisile et Gondebaud.
Il avait pour prétexte contre celui-ci son arianisme et la mort du père de Clotilde que Gondebaud avait tué; nul doute qu'il ne fût appelé par les évéques. Gondebaud s'humilia. II amusa les évéques par la promesse de Se faire catholique. Il leur confia ses enfants à élever. Il accorda aux Romains une loi plus douce qu'aucun peuple barbare n'en avait encore accordé aux vaincus. Enfin, il se soumit à payer un tribut à Clovis.
* Alaric II , roi des Visigoths, partageant les mêmes craintes , voulut gagner Clovis, et le vit dans une île de la Loire. Celui-ci lui donna de bonnes paroles ; mais immédiatement après il convoque les Francs. « Il me dé- « plaît, dit-il, que ces ariens possèdent « la meilleure partie des Gaules; allons « sur eux avec l'aide de Dieu, et chas- « sons-les ; soumettons leur terre à no- « tre pouvoir ; nous ferons bien , car « elle est très-bonne. »
« Loin de rencontrer aucun obstacle » il sembla qu'il fût conduit par une main mystérieuse. Une biche lui indiqua un gué dans la Vienne. Une colonne de feu s'éleva pour le guider, la nuit, sur la cathédrale de Poitiers, il envoya consulter les sorts à Saint- Martin de Tours, et ils lui furent favorables. De son côté, il ne méconnut
}>as d'où lui venait le secours. Il déendit de piller autour de Poitiers.