‹ France Dictionnaire Encyclopédique (volume 3)Chapitre 41 sur 88 · CAT FRA · texte numérisé non relu

CAT FRA

taine portion dans la succession mobilière de ceux auxquels ils rendaient la liberté , et cette réserve fut appelée droit au meilleur cattel, puis tout simplement droit de cal tel. Les affranchissements ayant été personnels ou locaux, c'est-à-âire, accordés à un ou plusieurs serfs , ou concédés généralement à un village ou à une ville, il s'ensuivit que le cartel était ou personnel ou local.

Le cattel personnel était celui que devaient les héritiers d'un affranchi et les héritiers de ces héritiers , jusqu'à extinction des lignes. Le cattel local se percevait sur la succession de ceux qui étaient venus se fixer dans un lieu anciennement affranchi, bien qu'ils fussent, par leur origine, étrangers à ce lieu, et par la naissance affranchis de ce droit.

Cattho ( Angelo), né à Tarente , aumônier de Louis XI, avait d'abord résidé à la cour de Charles le Téméraire, où il s'était lié avec Comines; lorsqu'il s'aperçut que les affaires du duc de Bourgogne commençaient à aller mal, il demanda son congé, et vint en France. Louis XI l'accueillit avec bienveillance, le nomma son aumônier, et le fit archevêque de Vienne. Ce fut à la prière de Cattho que Comines écrivit ses mémoires , et il y est loué

f>ourson grand savoir etpoursonhabieté à prédire Cavenir. Il paraît en effet qu'il avait une grande réputation à cet égard , car, dans une biographie du temps, intitulée Sommaire de la vie de Cattho, on lit qu'il devina la mort de Charles le Téméraire. « A l'instant , dit l'auteur, que ledict duc fut tué, le roy Louys oyoit la messe en l'église Saint-Martin à Tours, distant de Sancy de dix grandes journées pour le moins , et à ladicte messe lui servoit d'aumosnier l'archevesque de Vienne, lequel, en baillant la paix audict seigneur, luy dyct ces paroles :

« Sire, Dieu vous donne la paix et le « repos; vous les avez si vous voulez, « quia consummatum est. Vostre en- « nemi , le duc de Bourgogne , est « mort; il vient d'être tué, et son armée « déconfite.» Laquelle heure cottée fust

trouvée estre celle en laquelle véritablement avoit été tué ledict duc. »

Cattho était, de l'aveu de plusieurs de ses contemporains, savant en médecine et en mathématiques et habile littérateur. Sa devise était : Ingenium superat vires. Il mourut à Vienne en

Cattieb (Ph.), savant helléniste du dix-septième siècle , dont les principaux ouvrages sont : Gazophylacium Grœcitm, Paris, 1652, in-4°, réimprimé plusieurs fois; Gazophylacium latinum, Paris, 1665, in-4°; Jardin des racines latines, Paris, 1667, in-4°.

Catugnat , chef des Allobroges , s'était jeté, l'an 62 après J. C, sur le midi de la province romaine, dont il ravageait ou soulevait les cantons. Au bruit de quelques succès remportés par le lieutenant Lentinus, il revint sur l'Isère , et lit tomber l'armée romaine dans une embuscade où elle faillit périr tout entière. Catugnat s'étant éloigné de nouveau , le consul rentra sur son territoire , le dévasta par le fer et par le feu, et les Allobroges furent pacifiés.

Catumand, roi des Ligures (*).

Dans une des nombreuses guerres de ce peuple contre Marseille, Catumand assiégeait cette ville, et il allait s'en rendre maître, lorsqu'il eut, dit-on, une vision : une femme, uue déesse, à l'aspect terrible, lui apparut dans son sommeil, et se déclara la protectrice des assiégés. Aussitôt Catumand, effrayé, lui accorda la paix. Au moment où il entrait dans la ville pour adorer les dieux, il reconnut, dans une statue de Minerve, la déesse qu'il avait vue. C'est elle, s'écria-t-il, c'est elle qui m'a eïfravé cette nuit! c'est elle qui m'a ordonné de lever le siège! Alors, détachant son collier d'or, il le passa au cou de la déesse, et, après avoir félicité les Marseillais, il s'empressa de conclure avec eux une alliance durable.

Caturiges , ancien peuple de la Gaule, mentionné par César comme habitant, avec les Centrones et les

(•) Justin, liv. ma, c. 5.

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Caroceliy les défilés des Alpes cottiennes , où ils voulaient empêcher son armée de pénétrer (*). Leur position dans la vallée de la Durance se trouve déterminée par celle de Charges, leur capitale, que les itinéraires romains appellent Caturigx. On a trouvé, en effet, à Chorges, une inscription rapportée par Spon, où on lit: Civ. Cat.

Cette ville céda plus tard son rang à Eburodunum (Embrun), après l'avoir toutefois conservé, selon toutes les apparences, jusque dans les derniers temps de la puissance romaine. Pline nomme les Caturiges dans l'inscription du trophée des Alpes. Dans Ptolémee , ce peuple se trouve place dans les Alpes grecques; mais ce n'est évidemment qu'une erreur de copiste.

Catus , petite ville de l'ancien Quercy (département du Lot), à seize kilomètres de Cahors. Population , mille quatre cent trente-huit habitants.

C'était autrefois une des villes les plus importantes de la province. Pendant les guerres contre les Anglais, elle était entourée de remparts et de fossés dont on voit encore les restes , et s'étendait en partie dans la vallée, en partie sur le sommet de la montagne, où subsistent les ruines d'un aucien fort. Les Anglais, après l'avoir plusieurs fois attaquée sans succès , s'en emparèrent sous le règne de Charles VI , et affermirent par cette conquête leur domination dans la contrée. Les habitants de Cahors reprirent cette place sous le règne suivant, après une vigoureuse résistance.

Cauchabd, enseigne de vaisseau, commandait le vaisseau \ Achille au combat de Trafalgar, au moment où ce bâtiment, après avoir perdu ses officiers et plus de la moitié de son équipage, était en feu; il n'y avait plus d'autre voie de salut que de se jeter à la mer. Cauchard , au milieu du désordre, n'était occupé qu'à lancer à l'eau tout ce qu'il trouvait pour sauver ses compagnons d'armes; il résolut de ne sortir du bâtiment que le dernier; il tint parole, et périt victime de son dévouement.

Liv. i, ch. iq

Cauche (Fr.), voyageur, a publié, en 1651 , une des premières relations qui parurent sur 1 île de Madagascar, où il avait séjourné quelque temps. Son journal , réuni à quelques autres voyages, entre autres à celui de Boulou Baroau Brésil, à celui de Moreau dans le même pays, et à ceux de Lambert et d'Abère en Égypte , a paru sous ce titre : Relations véritables et curieuses de Vile de Madagascar et du Brésil ; savoir : Relation du voyage de François Cauche de Rouen en file de Madagascar, ites adjacentes et côtes dî Afrique en 1638, et autres pièces , Paris, 1651, in-4°.

Cauche était né à Rouen, d'une famille pauvre, et n'avait nas fait d'études; mais la simplicité ae son récit inspire de la confiance. Se trouvant à Dieppe à l'âge de vingt-deux ans, il s'embarqua, en qualité de soldat, sur un bâtiment commandé par Alonze Goubert, qui se proposait d'aller dans la mer Rouge, et de fonder un comptoir à l'île de France. Ayant trouvé cette île occupée par les Hollandais, l'expédition dut se replier sur Madagascar, où elle mouilla, et où Cauche resta avec un petit nombre de Français. Ses compagnons et lui parcoururent l'île dans plusieurs directions, et furent généralement bien accueillis par les indigènes. Lorsqu'une expédition fut envoyée de France pour fonder une colonie à Madagascar, Pronis, à qui en avait été confiée la conduite, voulut reunir à sa troupe Cauche et ses compagnons; mais celui-ci préféra revenir en France.

Toute cette partie de son voyage est avérée; ce qui l'est moins, tout en paraissant très-probable, c'est qu'après avoir passé les îles Comores, le bâtiment sur lequel Cauche était embarqué entra dans la mer Rouge, où notre voyageur et les autres gens de l'équipage se mirent à faire le métier de pirates. S'il. faut en croire Cauche luimême, ils prirent ainsi plusieurs vaisseaux arabes ou malabares, et revinrent en Europe, après avoir touché de nouveau à Madagascar.

Flacourt, qui succéda à Pronis dans

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le commandement de la colonie franchise de Madagascar, prétend que Gauche n'a pas bougé de Madagascar, et que ses excursions dans cette île, aussi bien que son voyage dans la mer Rout;e, ne sont que des fables. Cependant, si Candie avait voulu mentir, son imagination lui aurait fourni des aventures plus romanesques, et surtout plus honorables que les entreprises de piraterie dont il parle.

La vérité, c'est que Flacourt, homme de distinction, ne se sentait que du dédain pour Cauche, voyageur obscur et de basse extraction, qui toutefois, de son aveu même, parle assez raisonnablement de Carcanossi , ville madécasse où il avait résidé.

Qioi qu'il en soit, Cauche fait des habitants de Madagascar un portrait beaucoup plus flatteur que celui qu'eu a donné Flacoirt.

Cauchois- Lemaire (Louis -Augustin-François), né à Paris en 1789.

Cet écrivain politique, à qui les persécutions du pouvoir sous la restauration ont acquis de la célébrité , était propriétaire du journal le Nain jaune, que son opposition maligne fit supprimer en 1815. Les Fantaisies, qu'il avait données comme suite au Nain faune, furent également arrêtées presqu'a leur naissance. Le Journal des arts et de la politique, qu'il publia ensuite sous d'autres noms, fut encore interdit, parce que le numéro 24 contenait un éloge de Carnot. Réfugié eu Belgique, M. C uichois-Lemaire y rédigea ensuite le Nain jaune réfugié, auquel succéda le / rai libéral. Mais bientôt il fut, à la sollicitation du ministère français, livré aux gendarmes pour être conduit aux frontières. Cependant il parvint à s'échap|>er et à se cacher à la Haye, où il reçut une généreuse hospitalité. Du sein de sa retraite, il adressa aux états généraux une réclamation qui donna lieu à de vifs débats, et qui fut enfin rejitée. Découvert peu de temps après, il erra pendant un an dans les Pays-Bas , jusqu'à ce que l'ordonnance du S septembre lui permit de rentrer en France. En 1821, il publia, sous le titre d'Opuscules,

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une réunion d'articles, tous empreints d]une ironie mordante. Nouveau procès, nouvelle condamnation à une année de détention et à la saisie d'un cautionnement de vingt mille francs, fourni par ses amis pour obtenir sa mise en liberté provisoire. Ce fut aussi à cette époque qu'il publia ses Lettres sur les cent jours. Lorsqu'il eut été rendu à la liberté, il consacra presque tout son temps aux journaux libéraux, et particulièrement au Constitutionnel.

Depuis la révolution de juillet, M.Cauehois-Lemaire a repris son opposition, et fondé le journal le Bon Sens.

Mais depuis quelque temps il s'est retiré de l'arène politique.

Cauchoix (IV), colonel du l'r régiment de carabiniers, mis à la retraite avec le grade de général de brigade, par suite de graves blessures reçues devant Ulm en 1805. On cite de ce brave officier un trait touchant de bienfaisance : dans la campagne de 1800, une contribution de guerre ayant frappé les habitants de l'evêché d Eichstxdt, ces malheureux, hors d'état de l'acquitter, se virent enlever jusqu'aux vases sacrés de leur église. Cauchoix , touché de leur desespoir, et secondé par le chef d'escadron Faucher, lequai tier-maître Gy, le capitaine Corne et le maréchal des logis Berger, s'efforça d'obtenir du général en chef la remise de la contribution. Ayant échoué dans leur tentative , ces braves l'acquittèrent de leur propre argent. Le souvenir de cette belle action est consacré dans le pays par une messe solennelle que l'on y célèbre tous les aus pour l'éterniser.

Cauchoix (Robert- A glaé), habile opticien, né en 1776, dans le département de Seine- et -Oise, est le premier oui ait employé avec succès le (lint-glass français dans les instruments d'optique. Tous les instruments de M. Cauchoix sont exécutés avec une rare perfection» et cet artiste joint à une grande habileté des connaissances théoriques fort étendues. Il a rendu à l'astronomie un service important par l'invention d'un pied propre à supporter et à mouvoir daus tous les sens

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les lunettes et les télescopes de toutes dimensions. C'est lui qui, jusqu'à présent, a fait les plus belles lunettes astronomiques, et l'une d'elles, ayant un objectif de cinq pouces de diamètre , a servi dernièrement à faire des découvertes fort importantes sur l'anneau de Saturne. M. Cauchoix, retiré des affaires depuis quelques années, a été l'année dernière nommé au bureau des longitudes, en remplacement de M. Lerebours.

Cauchon (Pierre) prit une part active dans la lutte des partis qui divisèrent la France au commencement du quinzième siècle. Après la mort du roi Charles VI , il s'était jeté dans la faction des Bourguignons , et , par suite , il s'était montré un des amis les plus chauds et les plus dévoués de la domination anglaise. Il était évéque de Beauvais, lorsque, en 1429, les habitants de la ville le chassèrent ignominieusement de son siège, parce qu'il s'était fait l'allié des ennemis de la France. Pierre Cauchon voua dès lors une haine implacable aux partisans du roi Charles VII, et bientôt il se rendit célèbre par l'acharnement qu'il mit à poursuivre Jeanne d'Arc , qui avait été prise par les Bourguignons.

Jeanne d'Arc était encore au pouvoir du comte de Luxembourg , lorsque Pierre Cauchon se porta comme son accusateur , et demanda le droit de la juger et de la condamner. Il s'adressa, a cet effet, au roi d'Angleterre, au duc de Bourgogne et à l'université de Paris. Il obtint enfin ce qu'il désirait si ardemment, et on lui confia le jugement de la Pucelle. Ce hideux procès , qui s'instruisit et s'acheva à Rouen , souillera la mémoire de Pierre Cauchon d'une honte éternelle. 11 mit tout en œuvre pour arriver à ses fins. Il employa le mensonge et la perfidie . il supposa des aveux, il falsifia les réponses, et cependant on put croire un instant que la victime qu'il poursuivait avec tant de haine allait lui échapper. Pierre Cauchon avait eu recours a un prêtre nommé l'Oiseleur; celuici , après avoir gagné la confiance de Jeanne, reçut sa confession, que deux

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hommes apostés recueillirent par écrit. Mais cet odieux sacrilège ne servit en rien les projets de Pierre Cauchon : la confession n'avait dévoilé aucun des crimes que l'on reprochait à Jeanne. Il prononça d'abord une sentence qui condamnait la jeune fille à une prison perpétuelle. Les Anglais et une vile populace repoussèrent ce jugement, et Pierre Cauchon fut oblige d'avoir recours à de nouvelles perfidies pour consommer l'acte infâme qui lui était demandé. Jeannk d'Arc, que l'ancien évéque de Beauvais déclara relapse, excommuniée , rejetée du sein de l Église , périt enfin sur un bûcher (voyez l'article Jeanne d'Arc). Après cette condamnation, Pierre Cauchon vécut encore douze ans et mourut en 1443. La haine que le peuple avait conçue contre lui , se manifesta alors d'une manière si violente, que ses restes furent déterrés et jetés à la voirie.

Cauchy (Augustin-Louis), né à Paris, fils du suivant, est un de nos mathématiciens les plus distingués. De bonne heure , il fit preuve pour les sciences d'une rare aptitude. A seize ans, il avait donné la solution d'un problème très-compliqué , solution qui fut insérée dans la Correspondance de l'école polytechnique. Plusieurs mémoires de M. Cauchy ont été imprimés dans les recueils scientifiques :

celui dont le sujet est la Théorie des ondes y et qu'il a présenté en 1815 au concours de l'Institut , a été couronné par la classe des sciences physiques et mathématiques. Nommé, en 1816, membre de l'Académie des sciences (section de mécanique), M. Cauchy n'a cessé, depuis cette époque , de communiquer à cette compagnie une foule de travaux d'un haut intérêt. Nous citerons, entre autres, ceux qui ont pour objets les Résidus, les Equations, et la Théorie de la lumière.

Cauchy (Louis-François), né à Rouen en 1755, a publié* des poésies latines , dont les plus remarquables sont une Ode au premier consul, in-8°, 1802; la Ugion a* honneur, ode, 1805; la Bataille iïAusterlUz, dithyrambe,

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1806; Nereus vaticinator, poème sur la naissance du roi de Rome, 1811.

On lui doit aussi quelques poésies françaises. Nommé, sous le consulat, archiviste du sénat , il conserva ensuite ces fonctions auprès de la chambre des pairs , avec le titre de garde des registres et de rédacteur des procès-verbaux des séances.

Caudataire, c'est-à-dire, portequeue, nom donné à celui qui porte la queue de la robe du pape, d'un cardinal, d'un primat, d'un archevêque, d'un évêque ou de tout autre prélat. Ces fonctions furent d'abord remplies par des ecclésiastiques. Plus tard , en France, les prélats eurent, dans les cérémonies, un laïque qui leur portait la robe, avec l'épee au côté. Avant la révolution , on voyait souvent de pauvres gentilshommes, et surtout des chevaliers de Saint-Louis, devenir caudataires des nobles princes de l'Église. François de Clermont -Tonnerre, évéque et comte de Noyon , pair de France, avant voulu que ce fut un chanoine de la cathédrale qui lui servît de caudataire dans les processions, le chapitre de Noyon s'éleva contre cette prétention, qui lit la matière d'un procès au parlement. Un des avocats les plus renommés du temps, Fourcroi , qui plaida pour le chapitre , parla avec chaleur contre la queue de M. de Noyon , et dit que cette queue était une comète dont la maligne influence allait se faire sentir à toute l'Eglise gallicane, si l'on n'y apportait un prompt remède; aussi" la prétention de M. de Noyon ne fit - elle pas fortune.

En 1705, dans une assemblée du clergé qui se tint à Paris, à l'époque de la procession du Saint-Sacrement, on agita , pendant plusieurs séances , si les prélats se feraient porter la

3ueue; les evéques de Montpellier, 'Angers, de Chartres et de Senez, soutinrent 1'afTirmative pour la dignité du caractère épiscopal; d'autres, au contraire, déclinèrent cet honneur au nom de la modestie dont le clergé devait donner l'exemple. Le résultat des délibérations n'est pas parvenu jusqu'à

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nous. Les rois, les princes et les princesses avaient aussi leurs caudataires.

C'était un valet de chambre qui remplissait cet office auprès des gens de robe. Le mot caudataire vient du latin cauda , queue (voyez Queue).

Caudebec , CàUdum-Beccumy Ca- Udobeccum, ancienne capitale du pays de Caux , en Normandie , à vingtquatre kilomètres de Rouen, aujourd'hui comprise dans l'arrondissement d'Yvetot, département de la Seine- Inférieure.

L'origine de cette ville paraît remonter au delà du neuvième siècle.

Elle était autrefois très-forte, et entourée de murailles flanquées de tours , dont les restes, encore considérables, témoignent de son ancienne importance. Après la prise de Rouen par les Anglais, en 1419, Caudebec fut investie par Talbot , qui ne s'en rendit maître qu'après un long siège. Les Anglais l'évacuèrent en 1450. Elle se déclara pour les catholiques en 1562 ; mais elle tomba la même année au pouvoir des protestants. Le duc de Parme l'assiégea en 1592, et y reçut une blessure dont il mourut quelques mois après. Mayenne prenant alors le commandement, pressa vivement la place, qui se rendit. Les deux ducs vinrent s'y loger. Mais se voyant enfermé dans le pays de Caux par l'armée du Béarnais , le duc de Parme proGta de la négligence de Henri pour faire embarquer ses troupes pendant la nuit au port de Caudebec , et l'armée de la ligue fut sauvée. Avant la révolution , cette ville était chef-lieu d'une élection , avec bailliage, présidial , amirauté et vicomté. Elle est bâtie en amphithéâtre au pied d'une montagne boisée , sur la rive droite de la Seine. L'église paroissiale est un édifice remarquable du quinzième siècle, que l'artiste a orné à I extérieur de toute l'élégance et de toute la délicatesse de l'architecture gothique. La population est aujourd'hui de deux mille huit cent trente-deux habitants.

Caulaincourt , ancienne seigneurie de Picardie (aujourd'hui du département de l'Aisne), à huit kilomètres

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