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ces lieux déserts, avait même érigé le Mont-Cenis en commune et affranchi tes habitants de tout impôt.
— Le comité de salut public avait ordonné, au mois de février 1794, que l'armée des Alpes s'emparât du mont Cenis , où les Piémontais s'étaient retranchés pour défendre les avenues de leur pays, et dont l'occupation devait compléter et assurer la conquête de la Savoie. Mais les rigueurs de la saison s'étaient opposées a l'exécution de ces ordres. Plusieurs tentatives trop précipitées avaient échoué, et le général Sarret avait péri dans une première entreprise. Le général Alexandre Dumas en essaya donc une nouvelle, lorsque le retour du printemps eut rendu les communications praticables. Par des dispositions habilement conçues et courageusement exécutées, les postes ennemis, avantd'êtreattaquésde front, avaient été dépassés par des colonnes dirigées de droite et de gauche sur leurs flancs ; les retranchements éle\és sur les divers points de la montagne furent ainsi assaillis et emportés avec la plus grande impétuosité. Dans le môme temps, une division de trois mille hommes, sortie de Briançon, s'étant portée dans la vallée de Bardonuache et de Sezanne, s'était emparée d'Oulx, de Fenestrelles, et s'était avancée sous le canon d'Exilés. Tandis que le mont Cenis était enlevé au centre , une autre colonne de l'armée des Alpes, passant le col d'Argentine en avant de Barcelonnette, envahissait la vallée de la Stura. Ainsi les deux armées des Alpes et d'Italie pouvaient se réunir sous Turin. Mais une trop longue inaction suivit malheureusement de si brillants débuts.
Cenomanni, peuples gaulois qui habitaient les envirous du diocèse du Mans. Ils firent partie de la grande expédition de Bellovèse, qui, après avoir vaincu les Étrusques près du Tésin , se fixèrent dans un canton qu'on nommait la terre des Insubres. « Bientôt, dit Tite-Uve, suivant les traces de ces premiers Gaulois, une autre troupe de Cénomans, sous la conduite d'Elitovius, passa les Alpes