VERS. CEU
par le même défilé , et vint s'établir aux lieux alors occupés par les Libuens, et où sont maintenant les villes de Brixia et de Verona. » Du temps de César, les Cénomans étaient bornés au nord par les Saiens ou Essaie ns; au sud, par les Andes ou /indegaves et les Turons; à l'ouest, par les (rriens, et au nord-ouest, par les Diablintes.
De nombreux monuments prouvent que la ville moderne du Mans occupe I emplacement de celle qui , dans la Notice des provinces, est nommée Cent m uni ni, du nom du peuple dont elle était la métropole. (Voyez le Maws.) Pour les Cénomans établis entre l'Adda et l'Adige , voyez Gaule cisalpine.
Cens. — Le mot census, dont nous avons formé cens, n'avait point en latin la signification que son dérivé a en français; il servait à désigner le recensement ou le dénombrement qui se faisait de tous les sujets et de toutes les terres passibles des charges publiques, dans le but d'établir le polyptyque ou cadastre. Cette opération se renouvelaitaussi souventqu'il était nécessaire , pour constater les mutations des propriétés , et servait à répartir, dans une juste proportion avec les fortunes, les deux premiers titres du canon, sa voir: l'impôt foncier, et la capitation. Avant de procéder à ce dénombrement, on commençait par mettre à parties terres domaniales ou fiscales affectées à l'entretien du prince et de la cour, et ces terres, déjà immenses, tendaient sans cesse à s'accroître par suite de déshérences, de confiscations, de délaissements, etc. On laissait encore en dehors les domaines donnés, francs de tontes impositions publiques, aux vétérans et transmissibles à leurs enfants , à charge de service militaire; les bénéfices concédés avec la même exemption aux soldats des frontières pour leur tenir lieu de solde, et aussi les dotations foncières , concédées à un grand nombre de hauts fonctionnaires et d'officiers de justice, de finance, etc., et dont les revenus formaient, avec une part dans les amendes, le traitement des titulaires pendant leur exercice. Cela fait.
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