‹ France Dictionnaire Encyclopédique (volume 3)Chapitre 70 sur 88 · NABI · texte numérisé non relu

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Charbonnier (Louis), lieutenant général, né à Clamecy en 1754. entra au service, comme sfmple soldat, en 1780. Il fit sous Dumouriez les campagnes de Belgique , et commanda en chef, en 1793, 1 armée des Ardennes.

La fortune , qui lui avait été favorable à Bossut et à Aussoy, sembla l'abandonner sur les bords de la Sambre ; mais il répara ses échecs sous les murs de Charleroy. Néanmoins Charbonnier, qui n'avait guère d'autre mérite qu'un ardent patriotisme et une valeur à toute épreuve , resta depuis dans une espèce de disgrâce. Il obtint seulement quelques commandements de places, entre autres celui de Macs* trient, où il se trouvait encore en 1814. Mis à la retraite à la restauration, il se retira à Givet, où il mourut quelques années avant la révolution de juillet.

Chabbonniebs. La corporation des charbonniers jouissait autrefois de privilèges assez remarquables , qui dataient peut-être de l'aventure si connue de François I" égaré à la chasse. A une époque où la monarchie ne donnait pas souvent la main au prolétaire, les charbonniers parta-

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geaient avec les dames de la halle l'avantage d'être admis à la cour, pour v présenter leurs félicitations et leurs harangues , lors des mariages ou des naissances des princes de la famille royale. Bien que la restauration ait essayé dans deux ou trois circonstances de ressusciter cet antique usage , il n'a jamais repris faveur , et fi a disparu sans doute pour toujours, depuis les événements de juillet 1830.

Avec les représentations gratuites des théâtres , a encore disparu un autre privilège des charbonniers, celui d'y occuper avec les poissardes les deux grandes loges de l'a va ut- scène dites au roi et de la reine.

Parmi les charbonniers , les uns étaient maîtres créés en titre d'office, et ainsi officiers de ville ; les autres servaient sous eux comme valets, et étaient appelés plumets ou garçons de la pelle.

Charcot (Hippolyte) , né à Virieux- Ie-Grand , dép. de l'Ain, en 1792, entra en 1812 comme volontaire dans le 96e régiment d'infanterie de ligne. Dès 1814, Charcot était sous-lieutenant, et il faisait partie, en 1815, de la garnison de Metz. Le conseil de défense de cette place forma alors unecompagnie d'éclaireurs composée des hommes de la

garnison les plus renommés pour leur ravoure et pour leur sang-froid. Le commandement de cette élite de braves fut donné au capitaine Métivier, auquel on adjoignit le lieutenant Hacmil et le sous-lieutenant Charcot.

Parmi les traits d'une audacieuse intrépidité par lesquels se signala cette compagnie, nous citerons le suivant :

le 7 juillet, à neuf heures du soir, le capitaine Métivier reçut l'ordre de sortir de la place , et de pousser une reconnaissance jusqu'au village de Gravelotte , où cinquante dragons russes s'étaient établis depuis quelques jours.

Le capitaine Métivier partit avec quarante-cinq hommes, parmi lesquels se trouvaient Hacmil et Charcot. La marche fut rapide ; mais, arrivée près du village, la petite troupe apprit que quatre-vingts cavaliers, détachés d'une

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