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Melle) ; qu'à Angoulême et à Langres on en frappa jusqu'au treizième siècle au nom de Louis (lodoicvs egolis-
SIMB *. LINCOHIS VRBS LVDOVICVS
cha FRANCE. en a
bbx), bien qu'aucun prince du nom de Charles ou de Louis n'ait été maître de ces villes. A cette époque , Charles le Simple se trouvait, à l'égard de ses sujets , dans la même position que les grands barons ; il fut comme eux obligé, pour donner du crédit à ses monnaies, d'adopter les types anciens ; de sorte que ses espèces se confondent d'un côté avec celles de Charlemagne,etde l'autre avec les deniers ui lurent frappés pendant le moyen geà l'imitation de ces dernières. Au reste, en traitant des monnaies des villes, nous essayerons de déterminer celles qui lui appartiennent réellement.
Charles IV, dit le Bel. comte de la Marche , troisième fils de Philippe le Bel, né en 1294 , succéda à son frère Philippe le Long , le 3 janvier 1322. Son règne ne fut que la continuation des règnes précédents. Mêmes besoins et mêmes expédients pour y subvenir. Pour remplir son trésor épuisé, il confisqua les biens des Lombards et les exila de France, altéra les monnaies, et dépouilla, sous divers prétextes , un grand nombre des plus riches seigneurs. A l'extérieur, il fut heureux contre les Flamands, qui s'étaient révoltés contre leur comte , dévoué aux intérêts de la France; il aida sa sœur Isabelle dans sa lutte contre son mari , Édouard II , roi d'Angleterre, gui fut vaincu et expira dans les plus affreuses tortures ; mais il échoua dans sa tentative pour se faire proclamer empereur , quoique le pape l'eût recommandé puissamment aux électeurs. Du reste , la fatalité qui semblait attachée à la race de Philippe le Bel, tomba sur lui comme sur ses frères aînés. Il mourut sans laisser de postérité maie, et avec lui s'éteignit la ligne des Capétiens directs.
Il tomba malade à Vincennes le jour de Noël de l'année 1327, et souffrit longtemps decruelles douleurs. «Quand il aperçut, dit Froissard , que mourir lui convenoit , il devisa que s'il avenoit que la reine s'accouchât d'un fils, il vouloit que messire Philippe de Valois, son cousin germain , en fut mainbourg (tuteur) , et régent du royaume ,
jusques à donc que son fils seroit en âge d'être roi ; et s'il avenoit que ce fut une fille , que les douze pairs et hauts barons de France eussent conseil et avis entre eux d'en ordonner, et donnassent le royaume à celui qui avoir le de voit. Sur ce, le roi Charles alla mourir environ la Chandeleur. Ni demeura mie grandement après ce,
2ue la reine Jeanne accoucha d'une Ile. De quoi le plus du royaume en furent durement troublés et* courroucés (*). »
Chaules le Bel (monnaies de). — Ce prince fit frapper des monnaies d'or , des monnaies d'argent , et des monnaies de billon. Les premières sont connues sous les noms de moutons et de royaux. Les moutons ou aignels étaient d'or fin et valaient vingt-cinq sous ; on en taillait cinquante-neuf au marc. Ils représentaient au droit l'agneau pascal, avec la légende a g m s dei , et le nom du roi en abrégé , kls rex , se lisait audessous des pieds du mouton ; au revers on voyait une croix fleuronnée , encadrée et cantonnée de fleurs de lis, avec la légende ordinaire : xpcc vincit, xpcc régnât, etc. On cessa en 1325 de fabriquer des moutons, et ces ièces furent remplacées par de doutes royaux et de petits royaux, que le peuple nommait lonas vestus. Le double royal était d'or fin comme l'agnel et valait vingt-cinq sous; on en taillait cinquante-huit au marc. Le petit royal valait moitié moins. Le type de ces pièces représentait le roi sous une arcade gothique , vétu d'un long habit , la couronne en tête et le sceptre en main ; la légende était :
kol rex francor. Le revers, où on lisait la légende ordinaire des pièces d'or , présentait aussi une croix fleuronnée et enfermée dans quatre cercles concentriques cantonnés de quatre couronnes.
Les monnaies d'argent frappées sous Charles le Bel sont des gros tournois , des demi - gros , et des oboles tierces. Toutes ces pièces, dont
• (•) Chronique de Froissard , ch. 49.
l'empreinte est la même , sont semblables à celles des règnes précédents, c'est-à-dire, qu'elles ont pour type au droit un chûtel , avec deux légendes concentriques : benedictv, etc., et le nom royal, karolvs bkx ; et au revers la rangée de douze fleurs de lis , avec la légende : tvbonvs civis ou
TVBONVS ABGENTEVS, OU eilOn TV- BONVS fbancobvm , autour d'une croix. Ces deux dernières légendes ne se rencontrent cependant jamais sur les pièces des règnes précédents.
Cnarles le Bel fit enfin frapper des deniers parfois, simples et doubles, des doubles tournois, des deniers tournois , et des oboles tournois. Les doubles parisis portaient dans le champ