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rent d'autres noms. Plus tard, au
rzième siècle, le nom de Bombarservit à désigner les soldats d'artillerie chargés, dans l'attaque et dans la défense des places , de la manœuvre des mortiers et des bombes.
Depuis l'année 1671 , date de la fondation de ce corps , jusqu'en 1G83, il n'y; eut en France que deux compa-
f;nies de bombardiers , désignées par es noms de Jeurs capitaines, Vigny et Camelin ; elles étaient de cent vingt à deux cents hommes chacune, selon l'exigence des besoins. Mais l'utilité de cette arme s'étant bientôt fait sentir, on comprit la nécessité de lui donner une plus grande importance numérique. En conséquence, une ordonnance du mois de septembre 1684 prescrivit la formation d'un régiment de bombardiers, uniquement destiné au service du mortier, qui venait de recevoir de notables perfectionnements. Ce régiment fut compose de douze compagnies, et l'on pourvut à son organisation au moyen des deux compagnies qui existaient à cette époque, et de deux compagnies tirées de chacun des régiments des Fusiliers du roi , de Navarre, de Champagne , de Piémont et de la Marine. Ce corps, porté à quatorze compagnies, en 1686, avait alors un effectit de douze cent quatre hommes, y compris quatre-vingt-huit ofCciers.
Il fut réuni, en 1693 , à celui des fusiliers du roi, spécialement chargé , à son origine, de la garde et du service de l'artillerie en campagne et dans les places de guerre, et qui venait de prendre le titre de régiment Royal- Artillerie.
Le régiment Royal - Bombardiers jouit alors des mêmes privilèges que son aîné. (Voy. Artillebie, régiment Royal-Artillerie.) Le roi en était colonel; le grand maître de l'artillerie, lieutenant-colonel. Ce dernier prenait aussi le titre de capitaine général des bombardiers.
Le drapeau de ce régiment était en taffetas blanc , carré , et il portait au milieu un écusson aux armes de France ; les cravates étaient blanches
et rouges, semées de fleurs de lis d'or. La hampe, peinte en rouge, était surmontée d'une douille fleurdelisée.
L'uniforme était le même que celui du régiment Royal - Artillerie : habit bleu de roi ; doublure , parements , culotte et bas rouges; manches en bottes, poches en travers; boutons de cuivre doré ; chapeau bordé d'or faux ; cocarde noire.
Le régiment des bombardiers , qui avait rendu d'importants services à l'artillerie, fut déOnitivement incorporé dans cette arme par une ordonnance du 5 février 1720. A cette époque disparurent les désignations particulières établies pour les compagnies; ainsi, il n'yeut plus de compagnies de canonniers , de mineurs , de sapeurs, de forgerons et de charpentiers. Un mélange de toutes ces spécialités entra dans la composition des nouvelles compagnies , auxquelles on ajouta un nombre proportionné de bombardiers.
De 1776 à 1790, le corps royal d'artillerie comptait 28 compagnies de bombardiers, formant un total de 2,100 hommes, officiers compris.
Chaque compagnie était composée de 4 officiers , savoir : 1 capitaine , 1 lieutenant en 1er, un lieutenant en 2e, 1 lieutenant en 3e ; de 71 sousofûciers et soldats, dont 1 sergent-major, 4 sergents, 1 fourrier, 4 appointés, 4 artificiers, 4 bombardiers île première classe, 16 de deuxième, 32 apprentis et 1 tambour.
La dénomination des bombardiers fut abolie par le décret de l'Assemblée nationale , du 15 décembre 1791, qui réorganisa l'artillerie.
L'artillerie de marine avait eu aussi ses compagnies de bombardiers. Aux cent compagnies franches créées le 10 décembre 1690, onavait ajouté, peu de temps après, 3 compagnies degrenadiers, auxquelles on avait donné le nom de Bombardiers. La première était composée de 3 officiers et de 41 hommes ; les deux dernières, de 3 officiers aussi, et de 30 soldats seulement. Ces compagnies d'élite , supprimées en 1762, furent incorporées
dans l'armée de terre. Elles portaient l'habit rouge, à parements et à doublure bleus.
Bombe. — La bombe est une sphère creuse en fonte de fer. Elle est percée d'un trou, nommé œil , par lequel on introduit la charge de poudre , et qui est destiné à recevoir une fusée remplie d'une composition assez lente pour donner le temps à la bombe d'arriver à son but avant d'éclater.
Elle est garnie de deux anses . placées de chaque côté de l'œil , et dans lesquelles passe un anneau de fer forgé pour en faciliter la manœuvre lorsqu'on la place dans le mortier. L'intérieur de la bombe n'est pas parfaitement sphérique, elle a un culot à la
{>artie opposée à l'œil; ce culot, dont 'épaisseur est d'environ cinquanteneuf millimètres, tandis que les parois n'en ont que trente-six , est destiné à l'empêcher, dans sa chute, de tomber sur la fusée; il lui donne une grande force de résistance et augmente sa force de percussion.
Les bombes peuvent être tirées à ricochet comme les boulets ; elles s'enfoncent dans les masses de terre et y font explosion en lançant les débris et leurs éclats de toutes parts; elles mettent le feu aux maisons, enfoncent les voûtes et les bâtiments qui ne sont pas à l'épreuve, tourmentent sans cesse les défenseurs dans les terrepleins des ouvrages, et une de leurs principales propriétés est de donner des feux courbes au moyen desquels elles sont projetées dans des lieux où ne peuvent le plus souvent arriver les boulets.
En France, les bombes sont de huit et de dix pouces de diamètre (217 et 271 millimètres). La bombe de huit pouces pèse de vingt et un à vingtdeux kilogrammes, celle de dix pouces pèse de quarante - huit à cinquante - Kilogrammes. On s'est aussi servi de bombes de douze pouces , pesant de soixante et onze à soixante-quinze kilogrammes; mais les mortiers pour ce calibre ayant été supprimés, on n'en fait plus usage.
On employait autrefois des bombes