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dites Comminges , du nom de leur inventeur : elles pesaient cinq cents livres, et étaient lancées par un mortier de dix-huit pouces de calibre; mais le service en était si difficile et si lent, et le tir si incertain , qu'on en a abandonné l'usage. En 1793 , les Français enveloppèrent la contrescarpe du pont de Cassel par un système de fougasses (voyez Fougasse) faites avec les comminges qu'ils trouvèrent dans Mayence.
Les écrivains militaires ne sont pas d'accord sur l'époque où l'on employa les bombes pour la première fois. Les uns disent que ce fut en 1588, contre la ville de Wechtendonk, en Gueldre; d'autres que c'est en 1435, à Naples, sous Charles VIII. Quelques historiens prétendent qu'on en a connu l'usage au siège de Mézières, en 1521.
Enfin Gay de Vernon et le général Cotty disent que la bombe fut employée pour la première fois par les Turcs au siège de Rhodes, en 1522.
Quoi qu'il en soit de toutes ces opinions différentes, il est certain aue le maréchal de la Force lit usage de ces
?rojectiles au siège de la Mothe , en 634, et tout porte à croire que ce fut la première fois qu'on s'en servit en France, bien que les bombes y fussent connues depuis longtemps. Ceux qui font remonter l'invention des bombes à 1588 seulement, nous paraissent être dans l'erreur, car, bien certainement , lorsque Gay de Vernon , dans son Cours d art militaire, et le général Cotty, dans son Dictionnaire d'artillerie , la portaient à 1522, ils ne fixaient pas arbitrairement cette date, et s'étaient assurés de l'exactitude de leur assertion. Nous pensons donc que c'est là l'époque véritable de l'invention des bombes.
Aubert de la Chenaye parle d'une bombe extraordinaire qui fut fondue en France, vers l'année 1688, et qui était destinée à une expédition qu'on avait projetée contre Alger. Elle contenait sept à huit milliers de poudre et avait la forme d'un œuf. On ne s'en servit pas, et elle resta pendant longtemps a l'arsenal de la marine de
Toulon. Nous ne savons si elle s'y trouve encore.
Bombelles (Henri-François comte de), né le 29 février 1681, entra, en 1696, dans le corps des gardes de la marine, et fit, en cette qualité, plusieurs campagnes. Mais , en 1701 , il quitta la marine pour passer dans le régiment de Vendôme. Il se distingua a la bataille de Friedlingen, au siège d'Augsbourg, et plus encore à Oudenarde et à la bataille de Malplaquet.
Nommé ensuite colonel du régiment de Boufflers, il fit, avec ce régiment, la campagne de Hongrie contre les Turcs, et se trouva au siège et à la bataille de Belgrade, en 1717. En 1727, il fut nommé gouverneur de Louis-Philippe d'Orléans (petit-fils du régent), brigadier des armées du roi, et ensuite maréchal de camp, et se distingua dans l'armée du maréchal de Coigny. Nommé ensuite commandant du fort de Bitche , il fut élevé , en 1744, au grade de lieutenant général, et mourut le 29 juillet 1766, regretté du peuple et des soldats. Les habitants Jie Bitche ont fuit élever à sa mémoire un monument qui se voit encore dans cette ville. On a du comte de Bombelles ; 1° Mémoires pour le service journalier de l'infanterie, publiés en 1 7 19 ; 2° Traité des évolutions militaires, 1754; ces ouvrages ont eu du succès à l'époque où ils ont paru, mais ils sont peu recherchés aujourd'hui.
Bombelles (Marc-Marie, marquis de), né le 8 octobre 1744, à Bitche (Moselle), était, avant la révolution, colonel des hussards de Bercheny.
Nommé, en 1775, chevalier-commandeur de Saint-Lazare, il fut envoyé, quelque temps après, à Lisbonne, et ensuite à Venise en qualité d'ambassadeur. Il venait d'être élevé au grade de maréchal de camp, lorsqu'il émigra en 1789; il fit partie de l'armée de Condé depuis 1791 jusqu'au licenciement de ce corps , et embrassa à cette époque l'état ecclésiastique. De retour en France après la seconde restauration, il fut nommé, le 15 mars 1816, premier aumônier de la duchesse