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ont vaincu. Et non content de cette réprimande, il défendit expressément aux Francs de prendre l'habit gaulois.
Braine - sur -Vesle , petite ville, avec titre de comté, dans l'ancien Soissonnais, à dix kilomètres sud-est deSoissons, aujourd'hui chef-lieu de canton du département de l'Aisne.
« C'était, au sixième siècle, une de ces immenses fermes où les rois des Francs tenaient leur cour, et qu'ils préféraient aux plus belles villes de la Gaule. L'habitation royale n'avait rien de l'aspect militaire des châteaux du moyen âge, c'était un vaste bâtiment entouré de portiques d'architecture romaine, quelquefois construit en bois poli avec soin , et orné de sculptures qui ne manquaient pas d'élégance. Autour du principal corps de logis se trouvaient disposés par ordre les logements des officiers du palais, soit barbares, soit Romains d'origine, et ceux des chefs de bande qui , selon la coutume germanique , s'étaient mis avec leurs guerriers dans la truste du roi, c'est-à-dire, sous un engagement spécial de vasselage et de fidélité. D'autres maisons de inoindre apparence étaient occupées par un grand nombre de familles qui exerçaient, hommes et femmes, toutes sortes de métiers , depuis l'orfèvrerie et la fabrique des armes, jusqu'à l'état de tisserand et de corroveur, depuis la broderie en soie, et en or, jusqu'à la plus grossière préparation de la soie , de la laine et du lin.
■ Braine fut le séjour favori de Chlother, le dernier des fils de Chlodwig, même après que la mort de ses trois frères lui eut donné la royauté dans toute l'étendue de la Gaule.
C'était là qu'il faisait garder, au fond d'un appartement secret, les grands coffres à triple serrure qui contenaient ses richesses en or monnayé, en vases et bijoux précieux ; là aussi qu'il accomplissait les principaux actes de sa puissance royale. Il y convoquait en synode les évéques des villes gauloises, recevait les ambassadeurs des rois étrangers , et présidait les grandes assemblées de la nation franke,
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suivies de ces festins traditionnels parmi la race teu tonique, où des sangliers et des daims entiers étaient servis tout embrochés, et où des tonneaux défoncés occupaient les quatre coius de la salle (*). »
Pépin tint à Braine une diète en 754. Hugues le Grand y construisit, en 931 , un château fort, auquel le comte de Dreux ajouta , au commencement du treizième siècle, une citadelle, dont les ruines subsistent encore. Cette ville, dont la population est aujourd'hui de treize cent cinquante - deux habitants , possédait , avant la révolution , une abbaye de Prémontres, fondée en 1130, sous le nom de Saint-Yves.
Braine (Jean, comte de), trouvère du treizième siècle, était le rival en poésie d'Andefroy le Bâtard, que le romancero de M. Paulin Paris a mieux fait apprécier, et du sire de Coucy, dont les chansons ont été publiées en 1 830. De Braine était fils de Robert II , comte de Dreux. Il est probable qu'il est l'auteur de la vingt-septième chanson placée dans le recueil des poésies de Thibaut, comte de Champagne; cependant quelques doutes subsistent encore à cet égard. Il n'en est pas de même pour la chanson qui commence par ces vers :
1' tî'ainors . dolens et correcié
M'esliiel chanter, quand madame m'en prie.
Celle-là est évidemment son œuvre; malheureusement l'évêque de la Ravalière, à qui nous devons la connaissance de cette chanson, a négligé d'eu rapporter la fin.
Bralle (François-Jean), ancien ingénieur en chef dû corps royal des ponts et chaussées, né à Paris le 11 janvier 1750, s'est particulièrement distingué dans la mécanique et l'hydraulique.
Entre autres travaux remarquables, on lui doit les machines hydrauliques de l'établissement des voitures publiques (faubourg Saint-Denis) ; celles de l'hôpital de la Salpétrière ; celle que des chameaux font mouvoir au Jardin des
(*) Aug. Thierry, Récits t/es temps méix>~ v'uigicns, l. I, p. 3i5 et suiv.
plantes; rétablissement des pompes sur bateau des bains Vigier, et la distribution des eaux du canal de l'Ourcq à la fontaine des Innocents, qui , jus- ' qu'alors, était restée à sec. C'est d'après ses dessins, et sous sa direction , qu'ont été faites la plupart des nouvelles fontaines dans Paris. Il a aussi trouvé le moyen de préserver la ville de Nemours d'une grande partie des inondations qui l'affligeaient , au moindre débordement de la rivière de Loin.
Le Couvoir artificiel, au moyen duuel on peut faire éclore des milliers 'œufs' en toute saison, est une de ses plus ingénieuses découvertes. Enfin , ce fut lui qui rédigea le premier projet du Conservatoire des arts et métiers.
Bbancabd. Avant l'invention de ces voitures moelleuses et rapides qui transportent si commodément un homme opulent d'un lieu dans un autre; avant même celle de ces coches
f >esants en usage du temps de Henri IV, es nobles, c|ui n'avaient que peu de chemin à faire, et ne voulaient pas, comme nos premiers rois, s'étendre sur une botte*de paille dans un char à bœufs, se faisaient porter sur un brancard , ou , si l'on veut , une civière ; et ce singulier privilège leur appartenait exclusivement. En 1446, Perrette Bureau , femme de Jean Legras, s'étant vu contester son titre de gentilfemme, demanda et obtint de le prouver par enquête. Il résulta de cette information que , lors de son mariage , Perrette Bureau avait été portée à l'église sur un brancard , avec un fagot d'epines et de genièvre, ainsi que , dès les temps les plus reculés , on était en usage dele faire pour les gentilshommes et les femmes d'extraction noble, à l'exclusion des roturiers, qui n'étaient portés ni le jour de leurs noces, ni le lendemain , sur un brancard , avec le fagot susdit d'épines et de genièvre. Ce fait ayant été démontré, la défenderesse fut déclarée noble, et maintenue dans les privilèges qu'on lui contestait.
Brancas, baronnie en Provence, à trente-deux kilomètres nord d'Aix,
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érigée en duché, sous le nom de Vil* lars, en 1627.
Bbancas (famille de). — Cette famille est originaire de Naples, où elle s'appelait Brancaccio, et où elle subsiste encore. Basile de Bramas fut le premier de son nom qui s'établit en France î sous le règne de Charles VII. Il avait vivement soutenu les intérêts de la maison d'Anjou; et, lorsque cette malheureuse maison fut obligée de quitter l'Italie, il la suivit en Provence , où ses services furent récompensés par le don de plusieurs fiefs considérables , tels que la baronnie d'Oyse, le marquisat de Villarset le comté de Lauraguais.
Les Brancas français se divisèrent en deux branches vers le milieu du seizième siècle. L'aînée prenait alternativement les noms de Forcalquier- Brancas et de Céreste, avec le titre de duc et de grand d'Espagne; à la cadette appartenaient les noms de Lauraguais et de Vil lars.
Les membres les plus distingués de cette famille furent :
André, connu sous le nom d'amiral de Villars, qui se jeta dans le parti de la ligue et des Espagnols, et songea, suivant le président Hénault, à se faire de la Normandie une seigneurie indépendante. 41 se maintint dans Rouen, longtemps après l'abjuration de Henri IV, et ne se soumit, comme tous les grands chefs catholiques, qu'en faisant ses conditions. Sully, qui mit tout ea œuvre pour reconquérir au parti de Henri IV un officier aussi brave que l'amiral , regardait ce succès comme un de ses plus glorieux services. « L'a- « mirai de Villars, dit-il dans ses Mé- « moires , étoit la droiture et la bra- «voure même; mais ses premiers « mouvemens étoient d'une violence «extrême. » André fut pris au siège de Doullens par les Espagnols, qui le massacrèrent de sang-froid pour se venger de sa défection.
George de Brancas, son frère puîné, qui lui survécut, obtint, en 1626,1e brevet d'érection du marquisat de Villars en duché-pairie. Il ne faut pas confondre ce duché avec le duché de
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